Im­mo­bi­lier : pé­nu­rie de pro­prié­tés à louer

Le Carillon - - Actualites - ELISE MERLIN elise.merlin@eap.on.ca

De­puis plu­sieurs an­nées, le nombre de baux conclus a aug­men­té dans la ré­gion de Haw­kes­bu­ry, qui com­prend, entre autres, les sec­teurs

d’Al­fred, Vank­leek Hill, Chute-à-Blon­deau et Plan­ta­ge­net.

Le mon­tant des loyers re­part à la hausse grâce aux condos.

Le ges­tion­naire im­mo­bi­lier Ray­mond Dal­laire de Ges­tion R & P Dal­laire, qui fait ce mé­tier de­puis 30 ans à Haw­kes­bu­ry, a ex­pli­qu qu’il y a ac­tuel­le­ment plus de de­man­deurs pour des lo­ge­ments que de pro­prié­tés à louer. « Ac­tuel­le­ment, j’ai plus de per­sonnes qui veulent louer que de pro­prié­tés à louer. Il y a plus de de­mandes que d’offres , a dé­cla­ré M. Dal­laire. En consé­quence, il y au­rait une vaste pé­nu­rie de biens concer­nant l’offre lo­ca­tive.

Com­ment ex­pli­quer?

De plus en plus de per­sonnes se tournent vers la lo­ca­tion, par­fois par faute d’au­to­no­mie ou pour des rai­sons fi­nan­cières. Par exemple, on ob­serve une aug­men­ta­tion de lo­ca­taires chez les per­sonnes âgées, qui pré­fèrent vendre leur mai­son pour al­ler ha­bi­ter dans un condo, un en­droit plus pe­tit. « Ac­tuel­le­ment j’ai beau­coup de de­mandes de per­sonnes âgées. Ils vont re­cher­cher des condos avec deux ou trois chambres à cou­cher. Les per­sonnes d’un cer­tain âge veulent vendre leur pro­prié­té pour al­ler en condo, donc des lo­ge­ments plus pe­tits, mais avec au moins deux chambres », a ajou­té M. Dal­laire.

Moins de dé­mé­na­ge­ments La clien­tèle pour le mar­ché de lo­ca­tion est consti­tuée de fa­milles et de jeunes pro­fes­sion­nels. « J’ai une clien­tèle qui s’est dé­ve­lop­pée à tra­vers les an­nées. Il y a cinq ans, j’avais un genre de clien­tèle qui dé­mé­na­geait tous les ans, c’était une ha­bi­tude pour eux. Mais on ne voit plus ça, car les per­sonnes se rendent compte qu’un dé­mé­na­ge­ment, ça coûte cher », a in­di­qué M. Dal­laire.

Les biens les plus re­cher­chés pour la lo­ca­tion vont aus­si bien du condo, en pas­sant par la mai­son uni­fa­mi­liale et se­mi-dé­ta­chée, qu’aux lo­ge­ments de style ap­par­te­ment, qui sont en­core en de­mande, mais qui ont di­mi­nué avec les an­nées. M. Dal­laire re­marque aus­si que les pro­prié­taires qui ne trouvent pas pre­neur pour les pro­prié­tés à vendre vont se tour­ner vers la lo­ca­tion.

« Les pro­prié­taires qui es­saient de vendre leur pro­prié­té et qui n’y par­viennent pas au bout d’un cer­tain temps vont dé­ci­der de mettre leur bien en lo­ca­tion. C’est le cas pour plu­sieurs condos que j’ai en­re­gis­trés », a-t-il confié.

Des prix qui fluc­tuent

Pour un luxueux condo se­mi-dé­ta­ché neuf, en très bon état, le prix à la lo­ca­tion va­rie­ra au­tour de 1100 $. Un lo­ge­ment plus an­cien, en bon état, dans un édi­fice de 30 ou 40 ans, peut at­teindre des prix entre 700 et 750 $ par mois. Le prix va­rie aus­si en fonc­tion de la taille du lo­ge­ment.

Au troi­sième étage d’un im­meuble, un condo de la rue Clé­ment à Haw­kes­bu­ry, en très bon état, com­pre­nant deux chambres, un foyer, un grand sé­jour et un bal­con, s’est loué 1100 $ par mois. Un beau et grand ap­par­te­ment de la rue Nel­son Ouest, avec trois chambres, est à louer pour 900 $ par mois. M. Dal­laire a ex­pli­qué que les prix va­rient en fonc­tion des dif­fé­rents cri­tères.

« Quand je prends un nou­veau man­dat, avec mon ex­pé­rience, j’éva­lue la va­leur du lo­ge­ment. On est à Haw­kes­bu­ry. On est li­mi­té dans le mon­tant qu’on peut de­man­der aux gens », a-t-il confié. Haw­kes­bu­ry reste un sec­teur très re­cher­ché pour la lo­ca­tion grâce aux dif­fé­rents ser­vices qu’offre la ville, tels que les com­merces, les ser­vices gou­ver­ne­men­taux et les ser­vices mé­di­caux. « Les pe­tites mu­ni­ci­pa­li­tés, c’est plus dif­fi­cile pour louer les biens, car ils ont de moins en moins de banques et de ma­ga­sins d’ali­men­ta­tion. Ça prend donc une au­to pour se dé­pla­cer », a fait re­mar­quer M. Dal­laire

Plu­sieurs exi­gences

Rares sont les pro­prié­taires qui mettent des prix in­abor­dables pour la lo­ca­tion de leur pro­prié­té. On note que le pro­prié­taire connaît la va­leur de son lo­ge­ment. Mais les ga­ran­ties pour être payé à temps chaque mois sont de plus en plus exi­geantes.

« Mon tra­vail est de faire une sé­lec­tion de lo­ca­taires, vé­ri­fier que les dires sont vrais et vé­ri­fier leurs ex­pé­riences du pas­sé en lo­ca­tion. On doit s’as­su­rer que le pro­prié­taire re­çoit le loyer tous les mois, a ré­vé­lé M. Dal­laire. Le pro­prié­taire doit don­ner un bon pro­duit pour avoir un bon lo­ca­taire. Je re­fuse des fois des pro­duits moins bons, car le lo­ca­taire ne se­ra pas bien. J’évite de me re­trou­ver dans une si­tua­tion ou le lo­ca­taire ne se­ra pas content. On a des exi­gences. »

Les condos de la rue Clé­ment à Haw­kes­bu­ry sont très pri­sés par les lo­ca­taires.

Ray­mond Dal­laire est ges­tion­naire im­mo­bi­lier de­puis 30 ans. Ils couvrent aus­si bien le Qué­bec que l’On­ta­rio pour la lo­ca­tion—

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