Ce­lui qui conduit, c’est ce­lui qui ne boit pas

Le Carillon - - News - ÉLISE MER­LIN elise.mer­lin@eap.on.ca

Entre 2015 et 2016, la Po­lice pro­vin­ciale de l’On­ta­rio (PPO), dé­ta­che­ment de Haw­kes­bu­ry, a no­té une lé­gère aug­men­ta­tion des in­ci­dents liés à la conduite avec fa­cul­tés af­fai­blies par l’al­cool ou les drogues. Pour­tant, la po­lice ne cesse de pré­ve­nir le pu­blic.

En ef­fet, en 2015, 52 in­ci­dents rou­tiers met­tant en cause l’al­cool ou les drogues ont été col­li­gés par la PPO de Haw­kes­bu­ry. En 2016, ce chiffre a grim­pé à 59 in­ci­dents. Ja­son Ché­nier, constable à la PPO de Haw­kes­bu­ry, note que les hommes sont les plus souvent concer­nés par ces in­ci­dents. « On re­marque un nombre plus important d’hommes qui conduisent sous l’ef­fet de l’al­cool ou des drogues, ou des deux, dans les ac­cu­sa­tions por­tées lors d’un in­ci­dent », a no­té M. Ché­nier.

Quelques scé­na­rios ty­piques

En avril der­nier, les agents de la PPO ont re­çu une plainte au sujet d’un homme as­sis sur le siège du conduc­teur de sa voi­ture, qui sem­blait ivre et prêt à prendre le vo­lant. L’homme ori­gi­naire de Vank­leek Hill avait plus de 0,80 mil­li­gramme d’al­cool dans son sang. Le jeune homme de 35 ans a donc été ar­rê­té et in­cul­pé en ver­tu du Code cri­mi­nel du Ca­na­da. Son vé­hi­cule a été sai­si pen­dant sept jours et son per­mis a été sus­pen­du pour de 90 jours. Il a com­pa­ru de­vant le tri­bu­nal en mai der­nier à L’Ori­gnal. M Ché­nier de la PPO re­con­nait que le taux d’al­cool au­to­ri­sé en On­ta­rio, soit 0,80 mil­li­gramme, est par­fois dé­pas­sé très lar­ge­ment. « Des taux d’al­coo­lé­mie deux à trois fois su­pé­rieurs à la li­mite au­to­ri­sée ne sont pas in­con­nus dans la ré­gion.

Puis, le 19 avril der­nier, un homme de 25 ans a été ar­rê­té à L’Ori­gnal vers 1 h du ma­tin, après qu’il eût per­du la mai­trise de son vé­hi­cule. Heu­reu­se­ment pour lui, il n’a su­bi au­cune bles­sure. Le pas­sa­ger qui l’ac­com­pa­gnait a été lé­gè­re­ment bles­sé.

Du­rant l’en­quête, le po­li­cier a dé­cou­vertá que M. Dupont con­dui­sait á ce mo­ment-lá avec un taux d'al­coo­le­mie su­pé­rieur á 0, 85 mg. dan le dang. Ce der­nier d'est donc vu re­ti­rer son per­mis De conduire sur-le-champ, et ce, pour 90 jours. Il a com­pa­ru à L’Ori­gnal le 24 mai der­nier.

Des moyens de contrôle ren­for­cés

Se­lon la PPO, l’al­cool est l’un des fac­teurs les plus connus concer­nant les ac­ci­dents de la route. « Plus ré­cem­ment, l’uti­li­sa­tion du cel­lu­laire et le tex­tage sont les causes prin­ci­pales des ac­ci­dents, a ex­pli­qué M. Ché­nier. Nais ce­ci n'est pas un acte cri­mi­nel alors que conduire sous l’ef­fet de l’al­cool en est un en On­ta­rio. C’est donc la pre­mière cause d’ac­ci­dent qui re­lève du (code) cri­mi­nel.

La li­mite au­to­ri­sée est la même pour tout le monde : 0,80 mg. Les agents de la PPO en­cou­ragent les gens à ne pas consom­mer d’al­cool, ni de drogue, pas du tout. « Nous avons ren­for­cé les contrôles et si quel­qu’un a l’in­ten­tion de boire ou de prendre des drogues, c’est mieux de faire des ar­ran­ge­ments avant », a re­com­man­dé M. Ché­nier.

« Soit ils peuvent prendre un taxi, soit res­ter chez quel­qu’un ou en­core choi­sir un ami qui ne consomme rien, pour ne pas prendre la chance de se faire ar­rê­ter. » De­puis 2016, les sanc­tions cri­mi­nelles sont do­ré­na­vant les mêmes pour l’al­cool et la drogue, au ni­veau pro­vin­cial.

Les moyens de contrôle de la po­lice sont donc ren­for­cés, mais res­tent les mêmes. « On fait souf­fler les per­sonnes dans un éthy­lo­test, ce qui nous donne un aper­çu du taux d’al­cool chez la per­sonne. Si c’est po­si­tif, c›est-à-dire au-des­sus de la li­mite, on l’em­mène au poste de po­lice, a in­di­qué M. Ché­nier. Par­fois on ne fait pas souf­fler les per­sonnes tout de suite, car c’est évident qu’ils ont consom­mé. À voir leur fa­çon de conduire, ça saute aux yeux et on pro­cède à l’ar­res­ta­tion im­mé­diate. »

Un deuxième test est ef­fec­tué au sein du poste de po­lice avec un éthy­lo­mètre, une ma­chine qui per­met de dé­tec­ter le taux d’al­coo­lé­mie exact. Une prise de sang est ef­fec­tuée en cas d’ac­ci­dent ou si la per­sonne n’est pas apte à souf­fler dans un éthy­lo­mètre.

Les consé­quences d’une ar­res­ta­tion concer­nant l’al­cool peuvent être va­riées et graves, pas­sant d’une amende à la sus­pen­sion du per­mis de conduire, voire la pri­son. « Nous fai­sons beau­coup de pa­trouilles de contrôle les fins de se­maine et dans le temps des Fêtes a pré­ci­sé M. Ché­nier. Il y a aus­si des gens qui nous ap­pellent pour nous si­gna­ler des per­sonnes qui ont consom­mé de l’al­cool et qui prennent le vo­lant », a-t-il conclu.

—pho­to Élise Mer­lin

Le constable Ja­son Che­nier de la PPO de Haw­kes­bu­ry le ré­pète sans cesse... il faut boire de ma­nière res­pon­sable et si on a trop bu, il faut lais­ser le vo­lant à quel­qu'un d'autre. Mal­gré ce mes­sage, la PPO conti­nue d'ar­rê­ter des gens qui conduisent avec des fa­cul­tés af­fai­blies. En fait, la ten­dance était à la hausse dans la ré­gion l'an der­nier.

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