Plu­sieurs mil­lions épar­gnés clament les en­vi­ron­ne­men­ta­listes

Le Courrier Sud - - ACTUALITÉS -

ÉCO­NO­MIE.

Le Re­grou­pe­ment des or­ga­nismes en­vi­ron­ne­men­taux en éner­gie (ROEÉ) es­time que ses in­ter­ven­tions ont per­mis de sau­ver des mil­lions de dol­lars en «dé­penses in­utiles», à Bé­can­cour.

Les en­vi­ron­ne­men­ta­listes font va­loir qu’Hy­dro-Qué­bec au­rait be­soin de 945 MW de moins que ce qu’elle avait pré­vu alors qu’elle ten­tait de faire ap­prou­ver ses en­tentes avec TransCa­na­da Ener­gy et Gaz Mé­tro pour faire fonc­tion­ner la cen­trale ther­mique en pé­riodes de pointe.

Se­lon l’ana­lyse du ROEÉ, Hy­dro-Qué­bec pré­voyait, en 2015, né­ces­si­ter 38 575 MW, pour l’an­née 2016-2017, alors qu’en 2016, elle pré­voit fi­na­le­ment n’avoir be­soin que de 37 630 MW. La cen­trale ther­mique de TransCa­na­da à Bé­can­cour de­vait être mise à contri­bu­tion et pro­duire 325 MW du­rant l’hi­ver 2016-2017 et 570 MW les an­nées sui­vantes.

Le ROEÉ constate que cette dé­pense au­rait été in­utile, à tout le moins cet hi­ver et peu­têtre aus­si les an­nées sui­vantes, puisque le bi­lan en puis­sance de l’en­tre­prise est suf­fi­sant pour ré­pondre à la de­mande.

«Cette ré­vi­sion dans la pré­vi­sion des be­soins en puis­sance est in­quié­tante puis­qu’en­core cet été, de­vant le Bu­reau d’au­diences pu­bliques sur l’en­vi­ron­ne­ment (BAPE), les re­pré­sen­tants d’Hy­dro-Qué­bec cla­maient haut et fort qu’ils avaient ab­so­lu­ment be­soin de la puis­sance dé­cou­lant du nou­veau contrat pro­po­sé par l’en­tre­prise pour pas­ser l’hi­ver pro­chain», a fait va­loir le ROEÉ, par voie de com­mu­ni­qué.

«Quelques se­maines plus tard, nous ap­pre­nons qu’il n’en est rien, conti­nue le Re­grou­pe­ment. Heu­reu­se­ment, en rai­son de la contes­ta­tion par le ROEÉ de l’au­to­ri­sa­tion du nou­veau contrat d’Hy­dro-Qué­bec avec TransCa­na­da, les clients d’Hy­dro-Qué­bec dans ses ac­ti­vi­tés de dis­tri­bu­tion épar­gne­ront plu­sieurs di­zaines de mil­lions de dol­lars ad­di­tion­nels en frais fixes pour gar­der la cen­trale fer­mée en pé­riodes de pointe.»

Rap­pe­lons que de­puis 2008, les clients d’Hy­dro-Qué­bec ont payé des cen­taines de mil­lions de dol­lars en pé­na­li­tés à TransCa­na­da pour la non-li­vrai­son d’éner­gie de base su­per­flue et conti­nue­ront de payer en­core jus­qu’en 2026 au­tour de 135 M$ an­nuel­le­ment pour gar­der fer­mée la cen­trale ther­mique de Bé­can­cour en éner­gie de base.

D’AUTRES AL­TER­NA­TIVES

«Hy­dro- Qué­bec dis­pose de plu­sieurs al­ter­na­tives à cette cen­trale pol­luante, dont des me­sures de ges­tion de la de­mande, les ap­pels au pu­blic par grand froid, les 500 MW dis­po­nibles en ver­tu d’un échange avec l’On­ta­rio et la nou­velle tech­no­lo­gie de sto­ckage d’élec­tri­ci­té à grande échelle», croit les en­vi­ron­ne­men­ta­listes.

Se­lon le Re­grou­pe­ment, les Qué­bé­cois de­vraient se pré­oc­cu­per da­van­tage des consé­quences de la pla­ni­fi­ca­tion d’Hy­droQué­bec sur les ta­rifs d’élec­tri­ci­té. «Non seule­ment les ra­tés à ce cha­pitre peuvent leur coû­ter très cher mais, en plus, risquent d’en­traî­ner des im­pacts né­ga­tifs pour l’en­vi­ron­ne­ment», fait-on va­loir. (S.L.)

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