Ar­rêt tem­po­raire chez Oriens Tech­no­lo­gies

Le Courrier Sud - - ACTUALITÉS - JOANIE MAILHOT joanie.mailhot@tc.tc

L’en­tre­prise OriensTech­no­lo­gies a sus­pen­du ses opé­ra­tions il y a près d’un mois et de­mi, puis­qu’elle est ac­tuel­le­ment en pé­riode de re­nou­vel­le­ment de ses per­mis en­vi­ron­ne­men­taux.

Contrai­re­ment aux ru­meurs, Oriens Tech­no­lo­gies, éta­blie à Bé­can­cour et opé­ra­tion­nelle de­puis plus d’un an, n’est pas fer­mée dé­fi­ni­ti­ve­ment. Il s’agit plu­tôt d’un ar­rêt de pro­duc­tion, le temps que les dé­marches pour les per­mis se règlent, car pour pou­voir opé­rer, l’en­tre­prise doit ab­so­lu­ment avoir ses per­mis lé­gaux.. Dans ce contexte, la cin­quan­taine d’em­ployés a été mise à pied de ma­nière tem­po­raire, en at­ten­dant le re­nou­vel­le­ment.

«L’en­tre­prise est en dé­marche lé­gale pour ob­te­nir à nou­veau ses per­mis, en sou­hai­tant que ce­la se règle le plus ra­pi­de­ment pos­sible. À ma connais­sance, les pro­prié­taires n’ont pas l’in­ten­tion de fer­mer l’en­tre­prise», a in­di­qué Mau­rice Ri­chard, le pré­sident-di­rec­teur gé­né­ral de la So­cié­té du parc in­dus­triel et por­tuaire de Bé­can­cour (SPIPB).

Il ajoute qu’étant don­né que l’en­tre­prise est en lien avec de nou­velles tech­no­lo­gies, ce­la sus­cite des ques­tion­ne­ments, «car on parle de droits nou­veaux».

Au mo­ment de sa mise en opé­ra­tion, Oriens Tech­no­lo­gies avait ob­te­nu un per­mis d’es­sai, avec des dé­lais et des condi­tions à res­pec­ter. «Ce per­mis est ve­nu à échéance der­niè­re­ment et comme les choses évo­luent ra­pi­de­ment de nos jours, il est fort pos­sible qu’on de­mande main­te­nant plus de pré­ci­sions ou de dé­tails qu’au dé­part. Je pense que les di­ri­geants d’Oriens ont fait leurs preuves et qu’ils veulent le dé­mon­trer», croit M. Ri­chard.

Se­lon lui, l’ob­ten­tion de ce per­mis est ques­tion­née de­puis le tout dé­but. «C’est pos­si­ble­ment ce qui ex­plique les dé­lais. Dans le cas d’une en­tre­prise à ca­rac­tère en­vi­ron­ne­men­tal comme celle-ci, les né­go­cia­tions pour les per­mis se font entre les pro­mo­teurs et le mi­nis­tère de l’En­vi­ron­ne­ment.»

Évi­dem­ment, le pré­sident-di­rec­teur gé­né­ral de la SPIPB es­père que les né­go­cia­tions ne traînent pas trop en lon­gueur, car ce­la pour­rait avoir des ef­fets né­ga­tifs pour l’en­tre­prise. «Le dan­ger, si les né­go­cia­tions se pro­longent trop long­temps, c’est que des clients ac­tuels risquent de se tour­ner vers d’autres four­nis­seurs, alors que des clients po­ten­tiels vou­dront peut-être trou­ver des so­lu­tions plus cer­taines, évoque-t-il. Par ailleurs, si trop de temps s’écoule, peut-être les em­ployés fi­ni­ront-ils par dé­cro­cher un autre em­ploi…»

Par ailleurs, Mau­rice Ri­chard men­tionne que la si­tua­tion ac­tuelle ne représente pas un cas ha­bi­tuel, mais bien un cas d’ex­cep­tion. «La grande ma­jo­ri­té des en­tre­prises dans le parc in­dus­triel doivent pos­sé­der ou re­nou­ve­ler des per­mis. Gé­né­ra­le­ment, tout se passe très bien et cette for­ma­li­té n’af­fecte pas les opé­ra­tions cou­rantes», as­sure-t-il.

UNETECHNOLOGIE IN­NO­VANTE

Créée en 2010, Oriens Tech­no­lo­gies est une en­tre­prise en dé­mar­rage qui se spé­cia­lise dans la pro­duc­tion d’un ad­di­tif ci­men­taire, ADCIMMC, fa­bri­qué à par­tir de ré­si­dus in­dus­triels. L’en­tre­prise pro­pose ain­si à ses clients une so­lu­tion en­vi­ron­ne­men­tale in­no­va­trice et sé­cu­ri­taire pour la trans­for­ma­tion de leurs ré­si­dus. De plus, ADCIMMC consti­tue une ini­tia­tive de dé­ve­lop­pe­ment du­rable pour l’in­dus­trie des pro­duits ci­men­taires uti­li­sés dans la fa­bri­ca­tion d’ou­vrages en bé­ton et de pro­duits de ma­çon­ne­rie.

«Les ré­si­dus in­dus­triels qu’ils ré­cu­pèrent des brasques sont nor­ma­le­ment en­voyées aux États-Unis. Oriens leur donne une va­leur ajou­tée. C’est une en­tre­prise dans le do­maine du re­cy­clage qui est fan­tas­tique et in­té­res­sante à plu­sieurs ni­veaux, es­time M. Ri­chard. Alors que les alu­mi­ne­ries sont obli­gées d’en­fouir ces ma­té­riaux aux États-Unis, l’en­tre­prise a dé­ve­lop­pé une nou­velle tech­no­lo­gie qué­bé­coise in­no­vante pour don­ner une va­leur ajou­tée aux brasques, ce qui contri­bue à di­mi­nuer l’em­prunte en­vi­ron­ne­men­tale des alu­mi­ne­ries.»

Rap­pe­lons qu’en jan­vier 2014, Oriens Tech­no­lo­gies a bé­né­fi­cié d’un prêt de 1 275 000$ du Fonds de di­ver­si­fi­ca­tion éco­no­mique, pour l’im­plan­ta­tion de son usine de trans­for­ma­tion de ré­si­dus in­dus­triels. Un mois plus tard, l’en­tre­prise a re­çu une contri­bu­tion rem­bour­sable de 625 000$ de Dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique Ca­na­da, en vue de l’ins­tal­la­tion d’équi­pe­ments pour la pré­pa­ra­tion du pro­cé­dé. En­fin, en sep­tembre 2015, avait re­çu une deuxième somme grâce au Fonds de 200M$, de 350 700$.

(Pho­to TC Me­dia - Joanie Mailhot)

L’en­tre­prise Oriens Tech­no­lo­gies est éta­blie à Bé­can­cour et opé­ra­tion­nelle de­puis plus d’un an.

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