Une Ni­co­lé­taine de­vient chro­ni­queuse «gour­mande»

Le Courrier Sud - - ACTUALITÉS - JOANIE MAILHOT joanie.mailhot@tc.tc

De­puis ven­dre­di der­nier (16 sep­tembre), Éloïse Boies col­la­bore à la toute pre­mière sai­son de l’émis­sion Les gour­mands, dif­fu­sée sur les ondes de Ra­dio-Ca­na­da les ven­dre­dis à 21h.

La Ni­co­lé­taine fait par­tie de l’équipe de chro­ni­queurs de cette émis­sion, ani­mée par Fran­cis Red­dy et Ri­car­do Lar­ri­vée, qu’on qua­li­fie de «vé­ri­table ma­ga­zine cultu­rel... gour­mand».

La fré­quence de ses ch­ro­niques n’est pas dé­fi­nie et elle n’a pas de ga­ran­tie quant au nombre d’épi­sodes. Au mo­ment d’écrire ces lignes, Éloïse Boies avait com­plé­té trois tour­nages. «J’y vais vrai­ment se­lon la de­mande de la pro­duc­tion.»

L’une des par­ti­cu­la­ri­tés des «to­pos 2.0», comme ceux d’Éloïse, c’est que le col­la­bo­ra­teur est com­plè­te­ment au­to­nome au mo­ment du tour­nage. «On dit «2.0», mais ce n’est pas tant par rap­port au web. C’est sur­tout parce qu’on se filme nous-mêmes. On se rend seul sur le lieu de tour­nage, on se filme et on parle di­rec­te­ment à la ca­mé­ra», pré­cise-t-elle.

La col­la­bo­ra­trice n’a pas dé­voi­lé quels su­jets elle al­lait abor­der dans les pro­chaines se­maines. Par contre, dans l’émis­sion du 16 sep­tembre, on a pu voir Éloïse nous faire dé­cou­vrir une ma­nu­fac­ture de bon­bons.

Étant une per­sonne qui a beau­coup d’idées, la jeune femme se ré­jouit que l’équipe de pro­duc­tion dé­montre beau­coup d’ou­ver­ture face à ses sug­ges­tions. «Ils prennent le temps de m’écou­ter et je peux leur vendre mes idées. En­suite, c’est un co­mi­té qui se réunit pour prendre les dé­ci­sions. Le mot d’ordre de la pro­duc­tion est que la pas­sion trans­pa­raisse à l’écran. Je pense que c’est ce qui ex­plique une telle ou­ver­ture de leur part», note Éloïse Boies.

COM­MU­NI­CA­TION ET RES­TAU­RA­TION

Le man­dat de Les gour­mands est de cou­vrir l’ac­tua­li­té en lien avec la bouffe, pour per­mettre au pu­blic de consta­ter que «le coeur gas­tro­no­mique bat très fort ici», peut-on lire sur le site web de l’émis­sion. Les ani­ma­teurs et les col­la­bo­ra­teurs s’in­té­res­se­ront à ce qui se passe au Ca­na­da, au Qué­bec…et peut-être même à l’in­ter­na­tio­nal.

Éloïse Boies a un ba­gage dans le monde des com­mu­ni­ca­tions, de l’art et des mé­dias , et elle connaît bien le do­maine de la res­tau­ra­tion. En ef­fet, sa mère (Ma­rie-France Lu­pien) avait ou­vert et opé­ré le Ca­fé Alé­gria à Ni­co­let, au­tour de 1995. Au­jourd’hui, la même bâ­tisse abrite Le Thym­bré.

«J’ai dé­jà tra­vaillé dans des res­tau­rants et la bouffe, c’est un élé­ment que j’aime et que je connais bien. J’adore la nour­ri­ture et j’aime cui­si­ner. Je crois que dans l’au­di­tion, ils ont vu que je sa­vais de quoi je par­lais!»

En plus de son in­té­rêt et de ses connais­sances en lien avec la cui­sine et la nour­ri­ture, l’ex­pé­rience d’Éloïse dans le do­maine des com­mu­ni­ca­tions n’est cer­tai­ne­ment pas étran­gère au fait qu’elle ait été re­te­nue par la pro­duc­tion.

«À ce qu’on m’a dit, ce n’est pas tant pour mon CV qu’on m’a choi­sie, que pour ma per­son­na­li­té qui est res­sor­tie, dont ma spon­ta­néi­té», sou­tien­telle. D’ailleurs, elle se dit très tou­chée de faire par­tie de l’équipe, «com­po­sée de gens for­mi­dables et pas­sion­nés».

PRO­CES­SUS D’AU­DI­TION

Pour ob­te­nir son rôle de chro­ni­queuse pour Les gour­mands, Éloïse Boies a pas­sé à tra­vers un pro­ces­sus d’au­di­tion. «Au dé­but, ils ne vou­laient pas me voir en au­di­tion. Mais j’avais vrai­ment en­vie de ten­ter ma chance. Je sen­tais que ce pro­jet-là était pour moi. Je croyais en mes chances, alors j’ai ten­té le tout pour le tout. J’ai tour­né un to­po d’en­vi­ron une mi­nute par mes propres moyens et on l’a ache­mi­né di­rec­te­ment à la pro­duc­tion. Suite à ça, ils ont vou­lu me ren­con­trer. D’avoir dé­cro­ché ce contrat, c’est vrai­ment une belle vic­toire», sou­ligne-t-elle.

Il faut sa­voir que les au­di­tions pour trou­ver des chro­ni­queurs, par exemple, ne sont gé­né­ra­le­ment pas «ou­vertes», c’est-à-dire que les agences ne re­çoivent pas d’in­for­ma­tion à l’ef­fet que telle pro­duc­tion re­cherche tel type de can­di­dat pour réa­li­ser tel man­dat.

Or, l’équipe de Les gour­mands a fonc­tion­né au­tre­ment, ce qui a per­mis à Éloïse de plon­ger. «Quand j’ai vu ça, je me suis dit que c’était une oc­ca­sion en or. Ra­pi­de­ment, je voyais que mon pro­fil pou­vait bien cor­res­pondre à ce qu’ils re­cher­chaient, alors je ne vou­lais pas man­quer cette chance-là!»

Éloïse es­time que cette ex­pé­rience lui per­met­tra de faire ses classes, en plus d’ajou­ter une im­por­tante corde à son arc. «Étant don­né que je dois me fil­mer moi-même, ça m’oblige à ap­prendre et me per­fec­tion­ner avec la ca­mé­ra. Ça me donne la chance d’être en­core plus po­ly­va­lente», main­tient la Ni­co­lé­taine.

La pre­mière sai­son de «Les gour­mands» se­ra dif­fu­sée jus­qu’en dé­cembre.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Éloïse Boies est ici en­tou­rée des deux ani­ma-teurs de l’émis­sion «Les gour­mands», soit Fran­cis Red­dy et Ri­car­do Lar­ri­vée.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.