Un pro­jet qui ne fait pas l’una­ni­mi­té

Le Courrier Sud - - ACTUALITÉS - JOANIE MAIL­HOT joanie.mail­hot@tc.tc

Le pro­jet de mi­cro­bras­se­rie à Sainte-An­gèle-de-La­val a du sable dans l’en­gre­nage. Suite aux in­quié­tudes ex­pri­mées par des ci­toyens du sec­teur, les pro­mo­teurs doivent ef­fec­ti­ve­ment re­por­ter leur pro­jet, du moins de quelques jours.

Une de­mande de dé­ro­ga­tion mi­neure pour la mi­cro­bras­se­rie fi­gu­rait à l’ordre du jour de la séance du conseil mu­ni­ci­pal de la Ville de Bé­can­cour, la se­maine der­nière. Nor­ma­le­ment, ce genre de de­mande est ac­cep­té ra­pi­de­ment et sans ani­croche par les élus.

Par contre, cette fois-ci, des ré­si­dents du sec­teur étaient pré­sents à la séance et ont ma­ni­fes­té cer­taines in­quié­tudes face au pro­jet. «Nous sommes plu­sieurs à avoir des choses à dire concer­nant cette dé­ro­ga­tion. Pour nous, il s’agit d’une dé­ro­ga­tion ma­jeure et c’est ce qu’on va tendre à prou­ver», a lan­cé Jean-Pierre Leduc, de Sainte-An­gèle-de-La­val, au nom de ses conci­toyens pré­sents. Ils es­timent ne pas avoir été consul­tés et sou­haitent re­mé­dier à la si­tua­tion avant qu’il ne soit trop tard.

Ain­si, la Ville de Bé­can­cour a choi­si de re­por­ter l’adop­tion de la dé­ro­ga­tion à une séance ul­té­rieure, ce qui a in­évi­ta­ble­ment des consé­quences sur l’échéan­cier du pro­jet. «On était prêt à dé­mo­lir de­main ma­tin, mais on est obli­gé d’at­tendre. C’est un pe­tit peu plate et ça nous nuit beau­coup», a fait sa­voir Steve Gar­ceau, l’un des pro­mo­teurs.

«La jour­née qu’on a le go, ça part tout de suite, pour­suit-il. Parce que là, le temps presse, car on veut mon­ter la struc­ture et fer­mer toute la toi­ture avant les gels. C’est très dé­ce­vant puisque tout était prêt, la ma­chine était prête.»

La dé­ro­ga­tion mi­neure concerne une ques­tion de dis­tance et de di­men­sion. Tou­te­fois, ce n’est pas ces élé­ments qui semblent cau­ser pro­blème pour les ré­si­dents. Les gens s’in­quiètent plu­tôt du res­pect de leur in­ti­mi­té et leur quié­tude, entre autres.

Pour­tant, Steve Gar­ceau et ses par­te­naires as­surent qu’ils ont bien en­ten­du leurs pré­oc­cu­pa­tions et qu’ils ont adap­té le pro­jet en consé­quence. «On a in­vi­té la po­pu­la­tion à nous faire connaître leurs pro­blé­ma­tiques pour es­sayer d’ar­ran­ger ça et on les a écou­tés. Pour toutes nos ter­rasses, on a pré­vu mettre des murs coupe-son du cô­té des voi­sins, clame M. Gar­ceau. Du même cô­té, cer­tains craignent la pré­sence des es­ca­liers, alors que c’est une sor­tie de se­cours; il n’y a au­cun dan­ger là. On veut vrai­ment mettre l’ac­cent vers le fleuve et le cô­té gauche…et non le cô­té droit pour ne pas dé­ran­ger les gens.»

«Je constate qu’une ren­contre, ça n’a pas été as­sez, qu’il au­rait sû­re­ment fal­lu se re­voir une autre fois», re­con­naît le pro­mo­teur.

UN PRO­JET D’EN­VER­GURE

L’es­pace ac­tuel­le­ment oc­cu­pé par le res­tau­rant­bar de la Ma­ri­na de Sainte-An­gèle-de-La­val chan­ge­ra com­plè­te­ment de vo­ca­tion. En plus d’une

(Pho­to TC Me­dia - Joanie Mail­hot)

Les plans de la fu­ture mi­cro­bras­se­rie, à Sainte-An­gèle-de-La­val.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.