Li­ber­té de ma­noeuvre res­treinte et ni­veau de frus­tra­tion éle­vé

Le Courrier Sud - - ACTUALITÉS - SÉ­BAS­TIEN LA­CROIX sebastien.la­croix@tc.tc

Les ni­veaux de flui­di­té des trois dif­fé­rentes sec­tions de l’au­to­route 55 entre le bou­le­vard des Aca­diens et l’au­to­route 20 éva­luées la cote «D» et «E» par le mi­nis­tère des Trans­ports.

C’est ce que l’on peut ap­prendre dans l’État de si­tua­tion du mi­nis­tère des Trans­ports (MTQ), qui a été ren­du pu­blic, la se­maine der­nière, à quelques aux in­ter­ve­nants éco­no­miques et po­li­tiques du Centre-du-Qué­bec im­pli­qués dans le dos­sier de dou­ble­ment de l’A-55.

Pour la sec­tion la plus acha­lan­dée, avec 16 100 vé­hi­cules par jour entre Saint-Grégoire et SaintCé­les­tin, le MTQ es­time que la flui­di­té est «Dif­fi­cile» (E). C’est-à-dire que l’écou­le­ment est in­stable et près de la ca­pa­ci­té maxi­male, que la pré­sence des autres vé­hi­cules est dé­ran­geante, que la vi­tesse de dé­pla­ce­ment est faible, que la li­ber­té de ma­noeuvre est res­treinte et que le ni­veau de frus­tra­tion des usa­gers est éle­vé.

Avec en­vi­ron 10 600 vé­hi­cules par jour de la route 226 à Saint-Léo­nard-d’As­ton, et 8 800 du 9e rang à l’au­to­route 20, le MTQ es­time que la flui­di­té est «Ac­cep­table» (D). Ce­ci si­gni­fie tout de même un ni­veau de confort et d’ai­sance mé­diocre et une li­ber­té de ma­noeuvre res­treinte. On note aus­si un écou­le­ment à haute den­si­té, mais tou­jours stable, une pré­sence si­gni­fi­ca­ti­ve­ment per­cep­tible des autres vé­hi­cules et une vi­tesse de dé­pla­ce­ment res­treinte.

Ces notes tiennent compte des dé­bits de cir­cu­la­tion de pointe de l’après-mi­di. Dans les heures les moins acha­lan­dées,les ni­veaux de flui­di­té s’amé­liorent sont plu­tôt consi­dé­rés comme étant «bons» (C) et «ac­cep­tables» (D).

Le MTQ ad­met qu’au nord de la route 226, l’aug­men­ta­tion ré­cente de la cir­cu­la­tion per­met d’en­vi­sa­ger un dou­ble­ment et une sé­pa­ra­tion phy­sique. Au sud, le mi­nis­tère es­time tou­te­fois que la géo­mé­trie ac­tuelle ré­pond aux exi­gences de cir­cu­la­tion.

Le mi­nis­tère re­con­naît l’im­pact du dou­ble­ment de l’au­to­route 55 sur le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, et croit que cet as­pect doit être pris en compte dans l’éva­lua­tion du pro­jet.

DÉ­JÀ AU-DES­SUS DES NORMES

Dans un rap­port d’op­por­tu­ni­té réa­li­sé en 2011, ren­du pu­blic la se­maine der­nière, le MTQ in­dique qu’avec un dé­bit de 10 000 vé­hi­cules et plus par jour, la route de­vrait être à chaus­sées sé­pa­rées pour une route na­tio­nale en mi­lieu ru­ral.

Même avec un dé­bit jour­na­lier de 8 000 vé­hi­cules, une route à 4 voies di­vi­sées de­vrait s’ap­pli­quer se­lon les normes pour une au­to­route ru­rale.

Les in­ter­sec­tions avec les che­mins Prince, Fo­rest et Thi­bo­deau étaient ju­gées non­con­formes, en 2011, en rai­son des voies de vi­rage trop courtes et des ac­co­te­ments trop étroits. Le MTQ es­time tout de même qu’elles ne sont pas pro­blé­ma­tiques étant don­né que les taux d’ac­ci­dents net­te­ment in­fé­rieurs à la moyenne.

(Pho­to TC Me­dia - Sé­bas­tien La­croix)

Le MTQ re­con­naît le rôle stra­té­gique de l’A-55 sur le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique.

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