Émile Blan­chette-Houle re­joint les Forces ar­mées ca­na­diennes

Le Courrier Sud - - ACTUALITÉS - JOANIE MAIL­HOT joanie.mail­hot@tc.tc

Le Ni­co­lé­tain Émile Blan­chette-Houle, fi­nis­sant de l’école se­con­daire Jean-Ni­co­let (ESJN), a quit­té sa ville le 24 juin pour se rendre au Col­lège mi­li­taire royal du Ca­na­da, à Saint-Jean-sur-Ri­che­lieu, où il étu­die­ra dans le Pro­gramme de la fa­cul­té des sciences et gé­nie aé­ro­spa­tial.

Tout comme les 26 autres étu­diants re­te­nus, le jeune homme de 17 ans au­ra ses études sub­ven­tion­nées par les Forces ar­mées ca­na­diennes par l’en­tre­mise du Pro­gramme de for­ma­tion des of­fi­ciers de la Force ré­gu­lière.

En plus de cette sub­ven­tion, les élè­ve­sof­fi­ciers re­çoivent, du­rant leurs études, un sa­laire dé­bu­tant à près de 20 000 $ par an­née, ce qui équi­vaut à une bourse d’études to­tale de 110 000 $.

Émile Blan­chette-Houle a fait par­tie des ca­dets de l’air pen­dant 5 ans et le do­maine des aé­ro­nefs (avions, hélicoptères) l’a tou­jours pas­sion­né. Sui­vant sa gra­dua­tion, il de­vien­dra un Of­fi­cier du gé­nie aé­ro­spa­tial qua­li­fié des Forces ar­mées ca­na­diennes et au­ra un em­ploi as­su­ré au sein de l’or­ga­ni­sa­tion dans une po­si­tion de lea­der­ship. «À la fin de mes études, lorsque je tra­vaille­rai, je se­rai en charge d’un groupe et je m’as­su­re­rai de l’en­tre­tien des avions. La por­tion « ges­tion d’équipe » m’at­tire vrai­ment beau­coup », fait-il va­loir.

Pour­tant, l’étu­diant n’avait pas en­vi­sa­gé que son par­cours sco­laire pren­drait une telle tour­nure. « Je n’avais ja­mais en­vi­sa­gé al­ler au Col­lège mi­li­taire, mais au dé­but de mon se­con­daire 5, je suis al­lé le vi­si­ter et j’ai vrai­ment ai­mé ça. J’ai dé­ci­dé que c’était à cet en­droit que je vou­lais pour­suivre mes études. » Il ne nie pas non plus que le Col­lège mi­li­taire offre de nom­breux avan­tages quand on le com­pare au ré­gu­lier.

Après deux an­nées d’études au Col­lège mi­li­taire royal du Ca­na­da, Émile se ren­dra du cô­té de l’Uni­ver­si­té de King­ston pour trois ans. « En­suite, je conti­nue­rai d’ap­prendre mon mé­tier. Je sou­haite de tou­jours conti­nuer d’ap­prendre », sou­tient le prin­ci­pal in­té­res­sé. À la fin de son par­cours, le Ni­co­lé­tain tra­vaille­ra sur une base mi­li­taire quelque part au Ca­na­da. Nor­ma­le­ment, son mé­tier se­ra stable et Émile ne se­rait donc pas ap­pe­lé à dé­mé­na­ger ré­gu­liè­re­ment.

Cet été, Émile Blan­chette-Houle re­ce­vra une for­ma­tion mi­li­taire, ap­pe­lée la pé­riode de qua­li­fi­ca­tion mi­li­taire de base pour les of­fi­ciers. Les élèves-of­fi­ciers y ap­prennent no­tam­ment le port d’arme et des no­tions de sur­vie en fo­rêt. En plus de per­fec­tion­ner ses connais­sances dans les deux langues of­fi­cielles, il au­ra aus­si l’oc­ca­sion de dé­ve­lop­per ses ap­ti­tudes phy­siques en par­ti­ci­pant au vaste pro­gramme spor­tif in­té­gré aux études.

MUL­TI­TUDE DE POS­TU­LANTS

Le che­min pour être ac­cep­té au Col­lège de Saint-Jean-sur-Ri­che­lieu com­porte plu­sieurs étapes. En ef­fet, les in­té­res­sés doivent d’abord sou­mettre leur can­di­da­ture afin de s’ins­crire dans le sys­tème. Ils ont été quelque 6 000 jeunes à dé­po­ser un dos­sier.

Par la suite, les can­di­dats doivent ef­fec­tuer un test mé­di­cal ain­si qu’un test d’ap­ti­tudes. Ce der­nier in­clut trois prin­ci­paux vo­lets : ma­thé­ma­tiques, fran­çais et sens spa­tial. Pour pas­ser à l’étape sui­vante, les ré­sul­tats à ces tests doivent être très bons. Ef­fec­ti­ve­ment, bon nombre de jeunes sont re­tran­chés après ces exa­mens.

Ce­pen­dant, quand tout va bien pour les tests, les can­di­dats se rendent à une en­tre­vue avec un Of­fi­cier du re­cru­te­ment. On les ques­tionne alors sur leurs com­pé­tences, leurs mo­ti­va­tions, etc.

Au fi­nal, le Col­lège sé­lec­tionne une tren­taine de per­sonnes par an­née. Émile Blan­chette-Houle a, pour sa part, été choi­si par­mi une mul­ti­tude de pos­tu­lants en rai­son de son po­ten­tiel de lea­der­ship et ses réa­li­sa­tions.

Quand le Ni­co­lé­tain a re­çu la confir­ma­tion de son ac­cep­ta­tion, par cour­riel, il était très content. Il se ré­jouis­sait de pou­voir pour­suivre ses études là où il le sou­hai­tait.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

De­puis le 24 juin, le Ni­co­lé­tain Émile Blan­chette-Houle (ESJN) re­çoit une for­ma­tion mi­li­taire.

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