Un ob­jec­tif d'au moins un agent par pa­trouille

Le Courrier Sud - - ACTUALITÉS -

SÉ­CU­RI­TÉ.

Avec les nom­breux ac­ci­dents de la route cau­sés par l’al­cool et la drogue, les po­li­ciers ont aug­men­té leur vi­gi­lance au cours des der­nières an­nées. De­puis 2012, les as­pi­rants-po­li­ciers de l’ENPQ sont for­més sys­té­ma­ti­que­ment à l’épreuve de co­or­di­na­tion de mou­ve­ment (ECM).

Ceux-ci servent à dé­ter­mi­ner si un in­di­vi­du est in­toxi­qué lors de son ar­res­ta­tion par l’ac­qui­si­tion de «mo­tifs rai­son­nables de croire» qu’il est sous l’ef­fet de l’al­cool, d’une drogue ou d’une com­bi­nai­son des deux.

Le tout se fait par l’ob­ser­va­tion d’un in­di­vi­du après l’avoir sou­mis à trois épreuves de base. C’est-à-dire de suivre des yeux un ob­jet de gauche à droite, mar­cher et se re­tour­ner et se te­nir de­bout sur un pied.

« En lui don­nant des di­rec­tives, le po­li­cier est en me­sure de voir si son at­ten­tion est par­ta­gée. Parce que quel­qu’un qui est in­toxi­qué n’est pas ca­pable de se concen­trer et de res­pec­ter les consignes qui lui sont don­nées», ajoute De­nis Hu­bert.

Ac­tuel­le­ment, on comp­te­rait 73 mo­ni­teurs qui ont le man­dat de for­mer les pa­trouilleurs dans cha­cun des corps po­li­ciers du Qué­bec. La FPMQ sou­ligne d’ailleurs qu’il y a en­core beau­coup de tra­vail à faire à ce cha­pitre, étant don­né que plu­sieurs po­li­ciers ne sont pas for­més en dé­tec­tion de drogues.

Ceux-ci peuvent ain­si pas­ser à cô­té de cer­tains signes s’ils ne sont pas fla­grants. Sur­tout que toutes les drogues n’en­traînent pas le même type de symp­tômes phy­siques. Par exemple, les consom­ma­teurs de drogues sti­mu­lantes au­ront da­van­tage de tics ner­veux et au­ront des ré­flexes exa­gé­rés. Tan­dis que les signes de consom­ma­tion de can­na­bis se­raient dif­fi­ciles à dé­tec­ter étant don­né qu’ils s’ame­nuisent ra­pi­de­ment.

« Pour bien faire notre tra­vail et as­su­rer la sé­cu­ri­té sur les routes, il fau­drait mi­ni­ma­le­ment qu’un agent par pa­trouille soit for­mé pour dé­tec­ter la conduite avec fa­cul­tés af­fai­blies par le can­na­bis et in­ter­ve­nir. On est très loin du compte », es­time Robin Cô­té.

Il y a aus­si dans l’ac­qui­si­tion d’équi­pe­ment dans le­quel la FPMQ constate un re­tard. « Il doit y avoir des an­nonces ra­pi­de­ment pour des sub­ven­tions pour l’ac­qui­si­tion d’équi­pe­ment dans les corps de po­lice mu­ni­ci­paux, sou­ligne le pré­sident. Au­tre­ment, c’est simple, nous ne se­rons pas prêts au 1er juillet 2018 ».

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