Une forte ma­jo­ri­té pour Jean-Guy Dubois

Le Courrier Sud - - ACTUALITÉS - SÉ­BAS­TIEN LA­CROIX se­bas­tien.la­croix@tc.tc

Le sus­pens at­ten­du à la mai­rie de Bé­can­cour n’au­ra fi­na­le­ment ja­mais eu lieu, alors que le maire Jean-Guy Dubois a été élu par une forte ma­jo­ri­té.

Dès le dé­but de la soi­rée élec­to­rale, il pos­sé­dait une avance de plus de 300 voix à peine les boîtes du vote par an­ti­ci­pa­tion. Une ten­dance qui s’est main­te­nue tout au long de la soi­rée pour qu’il soit fi­na­le­ment dé­cla­ré élu par les mé­dias avec 75 % des voix et une ma­jo­ri­té de 2743.

Après avoir fé­li­ci­té son ad­ver­saire Mar­tine Pe­pin pour sa cam­pagne, le maire s’est adres­sé aux mé­dias à qui il n’a pas ca­ché sa sa­tis­fac­tion d’ob­te­nir un ap­pui man­dat aus­si fort de l’élec­to­rat. «Je suis très re­con­nais­sant de ce que je vois ce soir. C’est clair et très lé­gi­time comme man­dat, ad­met-il. Les ci­toyens de Bé­can­cour vont en avoir pour leur ar­gent, je peux vous le ga­ran­tir. »

Il est éga­le­ment re­ve­nu sur sa cam­pagne élec­to­rale, où il a pré­fé­ré «lais­ser braire», avant de re­mettre les pen­dules à l’heure lors du dé­bat ra­dio­pho­nique. « On est en dé­mo­cra­tie. On bâ­tit sur ce que l’on veut of­frir, ce que l’on veut don­ner et non pas sur ce que l’autre au­rait dû ou n’a pas pu faire ou ce qu’on pense qu’il au­rait peut-être pu faire. Ce que les ci­toyens ont dit : ce que t’as fait de­puis quatre ans, c’est cor­rect. T’as fait un tra­vail in­té­res­sant avec le conseil mu­ni­ci­pal en place et on est prêt à te don­ner la chance de conti­nuer. »

Si plu­sieurs mé­dias an­non­çaient une course ser­rée – qui ne se se­ra fi­na­le­ment pas avé­rée- Jean-Guy Dubois af­firme qu’il sen­tait un bon ap­pui sur le ter­rain. «Une élec­tion, c’est une élec­tion. Je n’ai ja­mais pa­voi­sé. Mon ob­jec­tif, c’était 65%. C’est un mi­ni­mum pour moi pour avoir la lé­gi­ti­mi­té pour avoir un bon man­dat franc et clair. J’ai mieux que ça, alors je suis très sa­tis­fait », at-il ajou­té. J’avais l’im­pres­sion que les gens vou­laient me faire confiance et c’est d’ailleurs réa­li­té.»

En plus de Jean-Guy Dubois, la po­pu­la­tion a ré­ité­ré son ap­pui aux membres du conseil qui étaient dé­jà en place alors que Ray­mond Saint-Onge, Ma­rio Ga­gné et Car­men Pratte ont été ré­élus. De­nis Vou­li­gny a quant à lui rem­por­té la course à quatre dans Saint-Gré­goire.

À ceux qui ont été élus à ses cô­tés, Jean-Guy Dubois a pro­mis une belle ex­pé­rience d’équipe et un man­dat fruc­tueux. « Nous n’au­rons pas de sui­veux, parce qu’il n’y a pas d’équipe et nous sommes tous des in­dé­pen­dants, a-t-il lan­cé lors de son dis­cours. Je m’en­gage à vous re­pré­sen­ter avec droi­ture, éner­gie, hon­nê­te­té et di­gni­té. »

MAR­TINE PE­PIN QUITTE LA TÊTE HAUTE

Sans faire de dis­cours, Mar­tine Pe­pin et son groupe ont quit­té dis­crè­te­ment le ras­sem­ble­ment élec­to­ral après avoir concé­dé la vic­toire.

Au terme d’une cam­pagne par­ti­cu­liè­re­ment in­tense, la can­di­date à la mai­rie avait le sen­ti­ment d’avoir tout don­né, mais que les ré­sul­tats n’étaient mal­heu­reu­se­ment pas de son cô­té.

«C’est dé­ce­vant. Nous avions de bons can­di­dats qui ra­jeu­nis­saient le conseil mu­ni­ci­pal, mais les gens n’ont pas ache­té notre pro­gramme, ni notre concept d’équipe », a-t-elle ana­ly­sé de­vant les jour­na­listes.

L’an­cienne di­rec­trice gé­né­rale de la Chambre de com­merce et d’in­dus­trie du Coeur-du-Qué­bec, sou­ligne avoir ai­mé son ex­pé­rience, mais pas le cô­té in­grat de la po­li­tique. «Nous n’avons pas me­né une cam­pagne de sa­lis­sage, note-t-elle. Nous avons fait ce que doit et dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. »

« Nous avions le rôle de cri­tique et de dé­non­cia­tion et j’ai me­né une cam­pagne qui me re­pré­sente, soit de dire les vraies choses, ad­met celle qui sen­tait pour­tant un « vent de chan­ge­ment » sur le ter­rain et lors des ap­pels té­lé­pho­niques. Ce qui ne se se­ra vi­si­ble­ment pas trans­por­té jusque dans l’urne.

« Je suis triste et nos­tal­gique. J’avais beau­coup de temps à don­ner à la Ville et une ex­per­tise en dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, mais je ne suis pas amère », as­sure-t-elle.

Pour le mo­ment, Mar­tine Pe­pin n’a plus le goût de faire de la po­li­tique, en­core moins quand on lui parle de se pré­sen­ter aux élec­tions pro­vin­ciales ou fé­dé­rales. Dans quatre ans ? On ver­ra ! Sans mettre la vie pu­blique de cô­té, elle ex­clut tou­te­fois un re­tour à la Chambre de com­merce.

« Avant de me pré­sen­ter, j’avais un Plan B et un Plan C. Je suis une en­tre­pre­neure et j’ai des pro­jets pour la suite des choses, a-t-elle as­su­ré. Pour le mo­ment, je vais al­ler pas­ser trois se­maines dans le Sud pour me re­po­ser. Je viens de me­ner une cam­pagne de fou. »

(Pho­to TC Me­dia - Sé­bas­tien La­croix)

Jean-Guy Dubois et Mar­tine Pe­pin ont eu un court en­tre­tien au terme d’une cam­pagne élec­to­rale mou­ve­men­tée.

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