Da­vid Groi­son Chef de sec­tion Culture - 1998 2017 - Phos­phore - Ré­dac­teur en chef

Le Délit - - Special 40 ans -

Je parle sou­vent du Dé­lit car cette ex­pé­rience a été pour moi un tour­nant. J’ai créé un jour­nal quand j’avais 11 ans, je sa­vais dé­jà que je vou­lais être jour­na­liste. Mais ar­ri­vé au ly­cée, j’ai aban­don­né l’idée. Ça me sem­blait ir­réa­li­sable. De­puis ma ville de Lyon, en France, ne connais­sant au­cun jour­na­liste, ce­la me sem­blait un dé­lire in­at­tei­gnable. J’ai fait alors une école d’in­gé­nieur, un an à Mcgill. J’ai as­sez peu bos­sé mes cours d’in­for­ma­tique, mais j’ai pu m’in­ves­tir dans une troupe de théâtre et la vie du jour­nal. Et j’ai ado­ré ça. J’ai dé­cou­vert ce­lui qui était en­core un met­teur en scène peu connu, à la tête du théâtre de Quatre Sous, Wad­j­di Moua­wad. Une claque que j’ai vou­lu par­ta­ger d’abord avec Maude et les co­pains de la ré­dac­tion... et puis avec tous les lec­teurs du Dé­lit. J’ai aus­si pris un ca­fé — après l’avoir ren­ver­sé de stress sur la table du bis­trot — avec Gad El­ma­leh. J’ai ren­con­tré des ar­tistes, réa­li­sé re­por­tages cri­tiques et in­ter­views. Et puis un jour, en mars, L’oréal m’a pro­po­sé une mis­sion d’in­gé­nieur à New York. Je suis al­lé pas­ser les en­tre­tiens, mais dans le bus qui m’a ra­me­né la nuit vers Mon­tréal, j’ai fait mon choix. Je leur ai dit non et ai pos­tu­lé à l’école de jour­na­lisme de Lille. Je dois beau­coup au Dai­ly et au Dé­lit (c’est cette an­née là qu’on a chan­gé de nom).

Bel an­ni­ver­saire à vous.

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