En­tre­vue avec Ca­thy Wong

Ren­contre avec la can­di­date de l’équipe De­nis Co­derre pour Pe­ter-mc­gill.

Le Délit - - Actualités - Ju­lie Ar­ta­cho

Le Dé­lit (LD): Dans les en­ga­ge­ments pour l’ar­ron­dis­se­ment de Ville-marie, l’équipe De­nis Co­derre pro­met «d’aug­men­ter l’offre de grands lo­ge­ments abor­dables pour les fa­milles», pou­vez-vous dé­ve­lop­per?

Ca­thy Wong (CW): Le dis­trict de Pe­ter-mc­gill est riche en étu­diants. Au ni­veau du lo­ge­ment, une chose qui va être im­por­tante à suivre dans les pro­chaines an­nées va être la fa­çon dont le sta­tut de mé­tro­pole va être ap­pli­qué au ni­veau de l’ha­bi­ta­tion et du lo­ge­ment. Le sta­tut de mé­tro­pole est un dos­sier sur le­quel le maire a tra­vaillé très fort pen­dant les der­nières an­nées Mon­tréal au­ra plus de pou­voir en terme de lo­ge­ment, no­tam­ment grâce au pro­gramme «Ac­cès­lo­gis» et donc on va pas­ser d’une pé­riode où Mon­tréal de­vait se rendre à Qué­bec pour avoir du bud­get et pou­voir choi­sir de quel fa­çon gé­rer cer­tains ter­rains à un pou­voir per­met­tant de dé­ter­mi­ner de quelle fa­çon on peut dé­ve­lop­per le lo­ge­ment. De plus, il faut avoir plus de mixi­té au centre ville, lors­qu’on construit. Et il faut que cette mixi­té se re­trouve dans chaque nou­veau bâ­ti­ment.

LD: Pou­vez-vous nous en dire plus sur le pro­jet du Centre Pe­ter-mc­gill?

CW: Une des pré­oc­cu­pa­tions des der­nières an­nées dans Pe­ter-mc­gill, c’est l’ab­sence d’un centre cultu­rel et com­mu­nau­taire pour les ré­si­dents. On sait qu’ici les ré­si­dents ont ac­cès à la Place des Arts, aux salles de spec­tacles, à l’or­chestre sym­pho­nique, à l’opéra etc. Mais il y avait ce dé­sir-là d’avoir un centre cultu­rel lo­cal avec des ar­tistes lo­caux, aus­si en terme d’ac­ces­si­bi­li­té fi­nan­cière. Je pense que non seule­ment ça va être un centre cultu­rel lo­cal mais aus­si pour la re­lève ar­tis­tique un es­pace qui va pou­voir ou­vrir des portes. Puis, c’est un centre cultu­rel mais éga­le­ment un centre com­mu­nau­taire qui va of­frir des es­paces et des ser­vices pour les fa­milles, pour les ai­nées. Le site est ac­tuel­le­ment oc­cu­pé par l’hô­pi­tal de Mon­tréal pour en­fants dont la dé­mo­li­tion est pré­vu pour fin 2017-dé­but 2018, et la prio­ri­té va être de suivre ce pro­ces­sus de dé­mo­li­tion et en­suite d’en­ta­mer la construc­tion.

LD: Pro­jet Mon­tréal pro­met une ligne rose aux Mont­réa­lais·es, pou­vez-vous nous en dire plus sur vos pro­jets en ce qui concerne les tran­sports en com­muns?

Le maire, dans les quatre der­nières an­nées, a dou­blé le bud­get de la So­cié­té des tran­sports de Mon­tréal (STM). On a vu dans les der­nières an­nées cet in­ves­tis­se­ment mas­sif, mais le plus im­por­tant legs que le maire a fait est de créer l’au­to­ri­té ré­gio­nale de trans­port mé­tro­po­li­tain (ARTM), qui fait en sorte que notre gou­ver­nance en terme de tran­sports n’est plus po­li­ti­sée. Nous, on a beau­coup par­lé de ta­rifs so­ciaux pour s’as­su­rer que toute per­sonne qui n’a pas les moyens de payer fi­nan­ciè­re­ment leur trans­port puisse bé­né­fi­cier de ces ta­rifs. Et fi­na­le­ment, ce qu’on veut faire, c’est d’es­sayer d’of­frir plu­sieurs week- ends gra­tuits dans tous les ré­seaux de trans­port, et d’éva­luer l’im­pact de cette gra­tui­té- là sur les tran­sports.

LD: Mc­gill ac­cueille une grande po­pu­la­tion d’ é tu diant·e·s in­ter­na­tio­naux ne s’in­té­res­sant pas for­cé­ment à la po­li­tique mu­ni­ci­pale. Avez-vous des idées pour mieux com­mu­ni­quer avec la jeu­nesse?

CW: Dans les quinze der­nières an­nées, j’ai tra­vaillé pour des groupes jeu­nesses pour fa­vo­ri­ser la par­ti­ci­pa­tion des jeunes à la po­li­tique lo­cale, au dé­ve­lop­pe­ment de leur com­mu­nau­té. Mon­tréal au­jourd’hui, au ni­veau po­li­tique, de­vient de plus en plus concret lors­qu’on parle de jeu­nesse. On veut créer des conseils jeu­nesses dans tous les ar­ron­dis­se­ments, on a une pla­te­forme qui s’adresse di­rec­te­ment aux jeunes et qui fait en sorte que les jeunes ont tout avan­tage à s’y in­té­res­ser, puis à vou­loir y par­ti­ci­per parce qu’il y a du conte­nu. À l’époque, quand j’étais au fo­rum jeu­nesse, on mi­li­tait pour que les par­tis po­li­tiques pro­posent des idées pour la jeu­nesse, et puis au­jourd’hui, à tra­vers tous les par­tis po­li­tiques à Mon­tréal, il y a un conte­nu jeu­nesse. . Dans notre équipe, on est à 22% de jeunes en des­sous de 35 ans. On est nom­breux, et le fait qu’on par­ti­cipe donne ce goût là jus­te­ment aux jeunes de sa­voir pour­quoi est ce que d’autres jeunes comme moi s’in­té­ressent à la po­li­tique. x

«Iden­ti­té de por­ce­laine, j’ai fait ce mor­ceau-là, Pour as­sem­bler le puzzle d’un hu­main mor­ce­lé» écrit Gaël Faye dans son mor­ceau Me­tis. Sous la plume du rap­peur se des­sinent ses ten­ta­tives de com­prendre ses mul­tiples iden­ti­tés : celle d’un ar­tiste ly­rique dans un monde mo­ti­vé par le pro­fit, d’un jeune père, d’un homme fran­cor­wan­dais, pour n’en ci­ter qu’une poi­gnée. En chan­son ou en ro­man dans son livre Petit Pays, cou­ron­né du Prix Gon­court des Ly­céens, il dé­crit les conflits in­ternes liés à cette quête iden­ti­taire. Il montre ain­si le pou­voir de l’écri­ture, qu’aide à com­prendre son iden­ti­té au­tant qu’à l’ex­pri­mer.

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