Am­herst… et les autres

Le Devoir - - EDITORIAL -

S’il faut sup­pri­mer les noms de tous ceux et celles qui ont es­sayé de se dé­bar­ras­ser des Amé­rin­diens, d’une fa­çon ou d’une autre, par la force, la conta­mi­na­tion, le zèle apos­to­lique, le «gé­no­cide cultu­rel», la lé­gis­la­tion, etc., les noms de nombre de co­lo­nia­listes fran­çais et bri­tan­niques, et de Ca­na­diens, se­raient je­tés aux ou­bliettes. Faut-il rap­pe­ler que la po­pu­la­tion au­toch­tone des Amé­riques a été ra­di­ca­le­ment dé­ci­mée au contact des Eu­ro­péens ?

Si les chefs de na­tions amé­rin­diennes ap­pré­cient le geste sym­bo­lique de M. Co­derre de « ré­gler le cas du gé­né­ral Am­herst », soit, et je m’en ré­jouis. Mais ce n’est pas en gom­mant un épi­sode pé­nible qu’on change l’his­toire et, sur­tout, qu’on fait face à l’ave­nir.

J’ai tou­jours été fier de sa­voir que j’ai deux an­cêtres amé­rin­diens. Lorsque j’ai de­man­dé à mon père pour­quoi il n’y en avait que deux, il m’a ré­pon­du que c’étaient les seuls à avoir été bap­ti­sés. Ça, c’est la réa­li­té, le re­jet de l’autre dans ce cas-ci, parce qu’il ne pense pas comme vous. Alain Jar­ry Dor­val, le 14 sep­tembre 2017

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