Jean Cou­tu an­ti­cipe de la sta­bi­li­té

Le Devoir - - ECONOMIE - JU­LIEN ARSENAULT

Àquelques mois d’être ava­lé par Me­tro, le Groupe Jean Cou­tu en­tre­voit fi­na­le­ment de la sta­bi­li­té à la suite des ef­forts gou­ver­ne­men­taux vi­sant à ré­duire le prix des mé­di­ca­ments.

Dès la se­maine pro­chaine, le pla­fond des al­lo­ca­tions pro­fes­sion­nelles ver­sées par les fa­bri­cants de mé­di­ca­ments gé­né­riques — comme Pro Doc, fi­liale de Jean Cou­tu — aux phar­ma­ciens se­ra ré­ta­bli à 15%. De plus, le pro­jet de loi no 148 du gou­ver­ne­ment Couillard fait en sorte que les phar­ma­ciens pro­prié­taires ne peuvent ache­ter plus de la moi­tié de leurs mé­di­ca­ments gé­né­riques au­près du même fa­bri­cant. In­ter­ro­gée par les ana­lystes, la di­rec­tion de Jean Cou­tu a ex­pli­qué, jeu­di, que la plu­part des phar­ma­ciens pro­prié­taires de la chaîne res­pec­taient dé­jà cette li­mite, ce qui ne de­vrait pas avoir d’in­ci­dence né­ga­tive sur la per­for­mance de Pro Doc.

« Nous n’an­ti­ci­pons pas de nou­velles ré­formes, a ex­pli­qué le chef de la di­rec­tion fi­nan­cière, An­dré Bel­zile, au cours d’une con­fé­rence té­lé­pho­nique. Nous de­vrions avoir une meilleure idée des ré­sul­tats de Pro Doc étant don­né qu’il y au­ra de la sta­bi­li­té au cours des cinq pro­chaines an­nées.»

En ce qui a trait au tri­mestre ter­mi­né le 2 sep­tembre, mal­gré une hausse de ses re­ve­nus,

la chaîne de phar­ma­cies a vu son bé­né­fice net re­cu­ler d’en­vi­ron 7%, à 47,8 mil­lions, ou 26¢ par ac­tion. Cette baisse des pro­fits a été at­tri­buée à une contri­bu­tion moins im­por­tante de Pro Doc puisque les al­lo­ca­tions pro­fes­sion­nelles que peuvent ver­ser les fa­bri­cants de mé­di­ca­ments gé­né­riques sont dé­pla­fon­nées de­puis jan­vier. La contri­bu­tion du fa­bri­cant de mé­di­ca­ments gé­né­riques a été de 7,5 mil­lions au deuxième tri­mestre, par rap­port à 17,9 mil­lions à la même pé­riode l’an der­nier.

De leur cô­té, les re­ve­nus de Jean Cou­tu ont été de 744,3 mil­lions, en pro­gres­sion de 6%. La crois­sance des ventes d’éta­blis­se­ments ou­verts de­puis au moins un an — un in­di­ca­teur clé dans le sec­teur du com­merce de dé­tail — a été de 4%. La sec­tion phar­ma­ceu­tique a af­fi­ché une meilleure per­for­mance que la sec­tion com­mer­ciale.

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