Sale temps à l’hô­tel El Royale (V.F. de Bad Times at the El Royale)

Le Devoir - - CULTURE | NOTRE SÉLECTION CINÉMA EN SALLE - An­dré La­voie

★★★

Ima­gi­nez Dix pe­tits nègres d’Aga­tha Ch­ris­tie adap­té par Quen­tin Ta­ran­ti­no: le deuxième film de Drew God­dard (The Ca­bin in the Woods) n’at­teint ja­mais la per­fec­tion mé­ca­nique de la pre­mière et la cruau­té jouis­sive du se­cond, mais offre un di­ver­tis­se­ment par­fois per­cu­tant, et de bonne te­nue. Di­vers clients convergent vers un hô­tel qui a au­tre­fois connu son heure de gloire, mais en 1969, il af­fiche une usure avan­cée. En l’es­pace d’une nuit, sous une pluie tor­ren­tielle, le pe­tit ver­nis de res­pec­ta­bi­li­té des­dits clients va cra­quer de toutes parts, ceux-ci étant for­cés de lais­ser tom­ber les masques, et sur­tout de sau­ver leur peau. La ga­le­rie d’ac­teurs connus se ré­vèle im­pres­sion­nante (Jeff Bridges, Jon Hamm, Ch­ris Hens­worth), mais ce sont sur­tout les nou­veaux ve­nus, tout par­ti­cu­liè­re­ment Cyn­thia Eri­vo et Le­wis Pull­man, qui donnent un supplément d’âme à ce car­rou­sel ef­fré­né qui au­rait pu ga­gner en conci­sion.

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