La dis­pa­ri­tion des lu­cioles

Le Devoir - - CULTURE | NOTRE SÉLECTION CINÉMA EN SALLE -

★★★★ L’été s’amène et Léo, 17 ans, tâche de ne pas pen­ser à l’ave­nir, pré­fé­rant le pré­sent. Sur un coup de tête, elle ap­prend la gui­tare au­près de Steve, adu­les­cent in­sou­ciant et troi­sième fi­gure pa­ter­nelle après Syl­vain, père ab­sent idéa­li­sé, et Paul, beau-père pré­sent et dé­tes­té. Re­pre­nant un thème de pré­di­lec­tion, le rap­port père-fille, Sé­bas­tien Pi­lote s’ar­rime pour la pre­mière fois au point de vue de la se­conde après avoir pri­vi­lé­gié ce­lui du pre­mier dans Le ven­deur et Le dé­man­tè­le­ment. Léo, hé­roïne, ré­gle­ra ses comptes avec la­dite fi­gure, avec ces trois hommes en or­bite au­tour de sa vie, de son ré­cit. Ré­cit que l’au­teur ra­conte avec plus de cou­leur et de lé­gè­re­té qu’à l’ac­cou­tu­mée. En ré­sulte un cô­té sur­an­né, ré­tro, ir­ré­sis­tible, avec mu­sique or­ches­trale gran­diose et ef­fets tech­ni­co­lor dis­crets, en faux avec la morne mo­der­ni­té. Do­tée d’une pré­sence peu com­mune, Ka­relle Trem­blay sug­gère chez Léo un feu conte­nu qui, le mo­ment ve­nu, jailli­ra.

Fran­çois Lé­vesque

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.