Nos ba­tailles

Le Devoir - - CULTURE - Fran­çois Lé­vesque

★★ 1/2

Après le dé­part in­ex­pli­qué de sa conjointe Laure, Oli­vier fait de son mieux pour s’oc­cu­per de leurs deux en­fants. Ce­la, au mo­ment où l’en­tre­prise qui l’em­ploie pro­cède à des congé­die­ments. Une ab­sence sou­daine ex­plo­rée par la seule pers­pec­tive — li­mi­tée — du pa­pa aux abois dont la si­tua­tion au tra­vail de­vient un en­jeu pré­pon­dé­rant. Après s’être quelque peu com­plu dans ses vel­léi­tés so­cio-éco­no­miques, le film se re­centre. Les en­fants re­trouvent alors l’as­cen­dant par rap­port aux aléas pro­fes­sion­nels du pro­ta­go­niste pour un der­nier seg­ment plus pre­nant, émo­tion­nel­le­ment par­lant. Rap­pel vi­suel in­vo­lon­taire du dés­équi­libre pré­sent au scé­na­rio, la réa­li­sa­tion ten­dance na­tu­ra­liste suc­combe de-ci de-là à des plans es­thé­ti­sants. Bien ob­ser­vées, les si­tua­tions do­mes­tiques sonnent en re­vanche justes tout comme le jeu. Sorte de croi­se­ment entre Kra­mer contre Kra­mer et le ci­né­ma des frères Dar­denne, Nos ba­tailles ne pos­sède, à terme, ni le brio d’écri­ture du pre­mier ni l’au­then­ti­ci­té des se­conds.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.