Mar­ché de l’em­ploi

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Re­cru­ter une per­sonne avec un han­di­cap

Per­cer le mar­ché du tra­vail n’est pas à la por­tée de tous. Les per­sonnes vi­vant avec un han­di­cap se re­trouvent de­vant plu­sieurs dif­fi­cul­tés quand ar­rive le temps de se trou­ver un em­ploi. Il existe pour­tant des moyens pour les en­tre­prises qui sou­haitent in­té­grer ces can­di­dats. Portrait d’une maind’oeuvre ou­bliée. Jean Berch­mans Hi­cin­tu­ka est chef d’équipe et conseiller en em­ploi à La Re­lance. De­puis 1998, l’or­ga­nisme offre le pro­gramme Ser­vice spé­cia­li­sé de maind’oeuvre (SSMO). «C’est un ser­vice qui s’adresse aux gens ayant des li­mi­ta­tions fonc­tion­nelles. Nous par­lons ici de toutes li­mi­ta­tions confon­dues : li­mi­ta­tions phy­siques, in­tel­lec­tuelles ou au­di­tives. Ça nous prend un rap­port médical at­tes­té par un mé­de­cin spé­cia­li­sé. La li­mi­ta­tion doit être per­ma­nente et si­gni­fi­ca­tive», ex­plique-t-il.

Com­ment fonctionne le pro­gramme?

La Re­lance pro­pose aux en­tre­prises plu­sieurs can­di­dats ayant des li­mi­ta­tions fonc­tion­nelles lors d’un «job da­ting» or­ga­ni­sé an­nuel­le­ment. Jean Berch­mans Hi­cin­tu­ka ex­plique que le but de cette ac­ti­vi­té est de per­mettre la ren­contre entre les em­ployeurs et les per­sonnes han­di­ca­pées.

« C’est un ser­vice qui s’adresse aux gens ayant des li­mi­ta­tions fonc­tion­nelles. »

«De­puis plus de cinq ans, nous in­vi­tons une ving­taine d’em­ployeurs à l’évé­ne­ment chaque an­née en Ou­taouais. Nous pré­voyons en or­ga­ni­ser un à Bu­ckin­gham et à Ma­ni­wa­ki, si tout va bien au cours des pro­chaines an­nées». Pour les en­tre­prises qui ne peuvent y par­ti­ci­per, il est quand même pos­sible de prendre part au pro­gramme en contac­tant les conseillers de La Re­lance.

Les avan­tages

En­ga­ger une per­sonne han­di­ca­pée offre l’oc­ca­sion de s’en­ga­ger so­cia­le­ment dans sa com­mu­nau­té en fa­vo­ri­sant l’in­clu­sion so­ciale. «Les en­tre­prises au­ront la chance de dé­cou­vrir un po­ten­tiel qui est jusque-là moins fa­mi­lier dans un contexte de pé­nu­rie. Les per­sonnes han­di­ca­pées sont en­ga­gées, très loyales et agréables», ex­plique le conseiller en em­ploi.

Une aide fi­nan­cière

Des me­sures et des sub­ven­tions gou­ver­ne­men­tales sont éga­le­ment of­fertes aux em­ployeurs afin de les ai­der à in­té­grer des per­sonnes vi­vant avec un han­di­cap au sein de leur en­tre­prise. «Nous sommes man­da­tés par le gou­ver­ne­ment du Qué­bec pour of­frir des Contrats d’in­té­gra­tion au tra­vail (CIT). Ce contrat est un ou­til pour com­pen­ser le manque de pro­duc­ti­vi­té po­ten­tiel et les me­sures d’en­ca­dre­ment pour les em­ployés avec li­mi­ta­tions», in­dique Jean Berch­mans Hi­cin­tu­ka. Ce contrat per­met de rem­bour­ser les dé­penses de l’em­ployeur dans quatre vo­lets : le sa­laire, l’adap­ta­tion, la for­ma­tion et le se­cré­ta­riat.

L’ex­pé­rience de To­ny Prif­ta­kis

Au Buf­fet des conti­nents de Ga­ti­neau, le pro­prié­taire To­ny Prif­ta­kis n’a pas craint d'em­bau­cher une per­sonne han­di­ca­pée. Il a pu bé­né­fi­cier de l’aide des conseillers de La Re­lance pour adap­ter son mi­lieu de tra­vail aux per­sonnes vi­vant avec des li­mi­ta­tions.

«Les per­sonnes han­di­ca­pées sont en­ga­gées, très loyales et agréables... »

Jean Berch­mans Hi­cin­tu­ka

Chef d’équipe et conseiller en em­ploi la Re­lance.

par Li­ba­na Kas­sab Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

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