La So­cié­té de dé­ve­lop­pe­ment com­mu­nau­taire de Pres­cott‑Rus­sell

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Isa­belle Bri­se­bois Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Di­rec­teur gé­né­ral de la So­cié­té de dé­ve­lop­pe­ment com­mu­nau­taire de Pres­cott-Rus­sell (SDCPR), John Can­die parle avec un amour conta­gieux de la ré­gion, tel­le­ment qu’on a en­vie d’y dé­mé­na­ger sur-le-champ. Fon­dé en 1986, l’or­ga­nisme s’im­pose comme un vé­ri­table fa­ci­li­ta­teur de rêves, concré­ti­sant pour des cen­taines d’en­tre­pre­neurs leur am­bi­tion de se lan­cer en af­faires... avec suc­cès.

«Plus de 80 % de nos clients qui dé­marrent une en­tre­prise réus­sissent, lance fiè­re­ment ce­lui qui est aux com­mandes de la SDCPR de­puis

2007. Tout re­pose sur un bon plan d’af­faires qu’il faut suivre et adap­ter en fonc­tion d’une éco­no­mie tou­jours en mou­ve­ment. C’est leur bible, leur ligne de vie !» Prêts pour jeunes en­tre­pre­neurs, fi­nan­ce­ment jus­qu’à concur­rence de 250 000 $ à des en­tre­prises qua­li­fiées, aide aux nou­veaux ar­ri­vants, sub­ven­tions, men­to­rat, coa­ching et for­ma­tion - pour ne nom­mer que ceux-là -, sont au­tant de ser­vices of­ferts par la SDCPR et qui font d’elle un ac­teur ma­jeur dans le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique des com­tés unis de Pres­cott et Rus­sell. Ap­puyé par une pe­tite équipe dy­na­mique de cinq em­ployés et un conseil d’ad­mi­nis­tra­tion com­po­sé de gens d’af­faires che­vron­nés et bien an­crés dans la com­mu­nau­té, John Can­die gère un bud­get opé­ra­tion­nel de 360 000 $ et un fonds d’in­ves­tis­se­ment de sept mil­lions de dol­lars. Au fil des ans, la SDCPR a ac­cor­dé des prêts to­ta­li­sant 25 mil­lions $. Tou­jours dans le but de fa­vo­ri­ser la crois­sance et l’épa­nouis­se­ment des col­lec­ti­vi­tés. En 30 ans, près de 600 en­tre­prises ont vu le jour et 3 500 em­plois ont été créés. «Notre force, c’est que nous sommes sur le ter­rain, sou­ligne-t-il. On ne veut pas que le client soit dans nos bu­reaux, on veut être chez lui, dans son en­vi­ron­ne­ment. On ap­prend à mieux le connaître et on le voit évo­luer comme ges­tion­naire. Et on peut mieux com­prendre les be­soins de l’en­tre­prise

et y ré­pondre ra­pi­de­ment.» Les dé­fis sont nom­breux dans ce coin de pays pour qui­conque sou­haite y ga­gner sa vie, no­tam­ment l’exode des jeunes vers Mon­tréal ou Ot­ta­wa, le manque de trans­port et d’in­fra­struc­tures, la mi­gra­tion des en­tre­prises vers les grands centres ur­bains et la fra­gi­li­té du sec­teur ma­nu­fac­tu­rier. Sans ou­blier que l’agri­cul­ture de­meure le sec­teur pri­maire de l’éco­no­mie lo­cale. «Mal­gré ce­la, de plus en plus de di­plô­més de moins de 30 ans cognent à nos portes, fait-il va­loir. L’en­tre­pre­neu­riat est de­ve­nu une so­lu­tion de choix pour les jeunes qui veulent vivre en mi­lieu ru­ral et tra­vailler à leur compte. Ils sont

très créa­tifs et dé­ter­mi­nés.» L’his­toire de la SDCPR est d’ailleurs fa­çon­née du par­cours ins­pi­rant de nom­breuses en­tre­prises pros­pères, dont la mi­cro­bras­se­rie Beau’s All Natural, ins­tal­lée à Vank­leek Hill, qui a connu une crois­sance de 500 % au cours des cinq der­nières an­nées, sans ou­blier les nom­breux prix rem­por­tés pour la qua­li­té de ses bières. «Il faut aus­si par­ler de la com­pa­gnie Green Bea­ver qui fa­brique des pro­duits de beau­té et de san­té en uti­li­sant que des pro­duits ca­na­diens cer­ti­fiés bio­lo­giques pro­ve­nant uni­que­ment de fermes ca­na­diennes, ajoute John Can­die. Leur usine de trans­for­ma­tion à Haw­kes­bu­ry est cer­ti­fiée ECOCERT. Les pro­duits sont ven­dus dans tous les grands dé­taillants en Amé­rique du Nord. Bien­tôt, ce se­ra la conquête de l’Eu­rope et de l’Asie !»

PHO­TOS SI­MON SÉ­GUIN-BER­TRAND, LE­DROIT

John Can­die Di­rec­teur gé­né­ral de la So­cié­té de dé­ve­lop­pe­ment com­mu­nau­taire de Pres­cott-Rus­sell (SDCPR)

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