Mar­cil La­val­lée

Au ser­vice des en­tre­pre­neurs fran­co­phones

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Pré­sente dans la com­mu­nau­té fran­co-on­ta­rienne de­puis plus de 35 ans, la firme Mar­cil La­val­lée est d’abord née d’un dé­sir de faire de la comp­ta­bi­li­té au­tre­ment. Au­tant les deux fon­da­teurs que l’en­semble des membres de l’équipe ac­tuelle com­po­sée de 14 as­so­ciés sont ani­més par la même culture d’en­tre­prise où le client est au coeur de chaque dé­marche. As­sise dans la grande salle de réunion lu­mi­neuse de leurs bu­reaux de la place Blair à Ot­ta­wa, la comp­table agréée Va­lé­rie Mar­cil est ca­té­go­rique. Tous les em­ployés de Mar­cil La­val­lée, qu’ils soient as­so­ciés, di­rec­teurs ou ré­cep­tion­nistes, connaissent les va­leurs de l’en­tre­prise sur le bout de leurs doigts. «Le ser­vice à la clien­tèle est à la base de tout. Nous of­frons un ser­vice per­son­na­li­sé. Nous sommes d’abord des par­te­naires de nos

clients.» Le bien-être des em­ployés est aus­si un ob­jec­tif

pour­sui­vi par la firme.

«Tous les em­ployés ont leur es­pace de tra­vail. Nous of­frons aus­si des ou­tils à la fine pointe de la tech­no­lo­gie, ex­plique celle qui est de­ve­nue as­so­ciée en 2003. En 2008, nous avons choi­si de de­ve­nir un Em­ployeur de choix. Je crois que c’est en­core plus im­por­tant dans un contexte où nous de­vons tra­vailler avec des em­ployés de dif­fé­rentes gé­né­ra­tions.» Heures de tra­vail flexibles, mais aus­si des ac­ti­vi­tés de ren­for­ce­ment comme le Dé­fi des en­tre­prises ou en­core le Cy­clo­tour, au­tant d’ini­tia­tives qui per­mettent à la firme d’at­teindre un haut taux de ré­ten­tion des em­ployés.

Une firme fran­co­phone

En 1980, Ber­nard Mar­cil et Serge La­val­lée par­ta­geaient ce sou­hait de mettre sur pied une firme de comp­ta­bi­li­té in­dé­pen­dante dans la ré­gion d'Ot­ta­wa. Ils rê­vaient sur­tout d’une firme fran­co­phone. «Nous avons ten­dance à le te­nir pour ac­quis, mais nous tra­vaillons tous les jours en fran­çais. Nous pour­rions fu­sion­ner de­main ma­tin, mais nous vou­lons res­ter une en­tre­prise fran­co­phone», sou­ligne Va­lé­rie Mar­cil, qui ne se dou­tait pas qu’elle mar­che­rait un jour dans les pas de son père Ber­nard. «Je n’avais pas un in­té­rêt par­ti­cu­lier pour la comp­ta­bi­li­té, mais j’étais très in­té­res­sée par le monde des af­faires. Je ne vou­lais même pas faire mon stage ici !» ajoute-t-elle en riant. Mais «comme pa­pa a tou­jours rai­son», elle fi­ni­ra par faire son stage de deux ans au sein de la firme co­fon­dée par son pa­ter­nel. «J’ai vrai­ment hé­ri­té de sa pas­sion pour le mé­tier. Il m’a ap­pris à trai­ter les clients et les em­ployés comme des membres de notre fa­mille.» Une fois ses études à l’Uni­ver­si­té d’Ot­ta­wa com­plé­tées, elle joint of­fi­ciel­le­ment la firme en 1998. Ber­nard Mar­cil est dé­jà à la re­traite de­puis quelques an­nées et c’est son col­lègue co­fon­da­teur Serge La­val­lée qui prend sous son aile la jeune comp­table. «Il a vrai­ment été mon men­tor. Il m’a ap­pris le mé­tier.»

Pro­fes­sion en évo­lu­tion

La pro­fes­sion de comp­table a beau­coup évo­lué, ad­met Va­lé­rie Mar­cil, et la firme a su s’adap­ter aux be­soins chan­geants de la clien­tèle en met­tant sur pied des ser­vices d’ex­pert-conseil et de dé­mar­rage d’en­tre­prise, no­tam­ment. «J’ai vu des clients com­men­cer leur pro­jet et c’est vrai­ment quelque chose de voir où ils sont ren­dus près de 20 ans plus tard.» Les as­so­ciés de la firme ont dé­jà dans la mire la pro­chaine gé­né­ra­tion qui pren­dra la re­lève de Mar­cil La­val­lée. Pour l’ins­tant, seul le fils de 14 ans de Va­lé­rie Mar­cil a ma­ni­fes­té un in­té­rêt à son plus grand éton­ne­ment ! «C’est

im­por­tant pour nous de pour­suivre la crois­sance de l’en­tre­prise, de mettre en place les struc­tures pour la re­lève afin que le ca­bi­net conti­nue d’exis­ter long­temps. Nous sou­hai­tons pour­suivre la crois­sance de l’en­tre­prise.» De­puis 2011, Mar­cil La­val­lée a aus­si pi­gnon sur rue à Ga­ti­neau afin de des­ser­vir sa clien­tèle qué­bé­coise. Un troi­sième bu­reau pour­rait éven­tuel­le­ment voir le jour afin de ré­pondre à la de­mande.

Im­pli­ca­tion com­mu­nau­taire

Dès le dé­but de l’en­tre­prise, il y a aus­si eu ce be­soin de re­don­ner à la com­mu­nau­té. «Nous avons des clients et des or­ga­nismes qui sont avec nous de­puis 1980 et ce, même si les fon­da­teurs sont par­tis de­puis long­temps. C’est im­por­tant de sou­li­gner cette loyau­té. L’im­pli­ca­tion est une tra­di­tion que par­tagent tous les as­so­ciés. Nos grands axes sont les arts, l’édu­ca­tion et la san­té», ex­plique Va­lé­rie Mar­cil. En plus de sou­te­nir Cen­traide, la firme s’im­plique au­près de la Fon­da­tion de l’Hô­pi­tal Mont­fort et de La Nou­velle Scène. Le bis­tro des nou­velles ins­tal­la­tions de la mai­son de théâtre du centre-ville d’Ot­ta­wa porte d’ailleurs main­te­nant le nom de Mar­cil La­val­lée.

Fibre en­tre­pre­neu­riale

Pas éton­nant que la firme soit gran­de­ment sol­li­ci­tée pour des stages par les étu­diants fran­co­phones des deux cô­tés de la ri­vière. «Nous em­bau­chons quatre à six sta­giaires par an­née. Ce que nous re­cher­chons, c’est d’abord la fibre en­tre­pre­neu­riale. Notre tra­vail c’est d’être à l’écoute des gens, de trou­ver des so­lu­tions. Il y a une grande na­ture hu­maine à notre mé­tier. C’est sûr que si les étu­diants rêvent un jour de vé­ri­fier Air Ca­na­da, ce n’est pas ici qu’ils vont le faire. Mais s’ils sou­haitent tra­vailler et avoir un im­pact dans leur com­mu­nau­té et avoir la chance de tra­vailler sur une mul­ti­tude de pro­jets, ils vont trou­ver leur place par­mi nous.»

Par Ge­ne­vieve Tur­cot Col­la­bo­ra­tion spé­ciale gtur­cot@le­droit.com

Va­lé­rie Mar­cil

CPA, CA, as­so­ciée

PHO­TO SI­MON SÉ­GUIN-BER­TRAND, LE­DROIT

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