La culture d’en­tre­prise se­lon Sté­phane Seguin

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Benoit Hu­don Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Croître et per­cer dans le mi­lieu des af­faires, c’est no­tam­ment une ques­tion de vi­sion à long terme et de per­son­nel qua­li­fié. Après 10 ans d’exis­tence et avec près de 70 em­ployés, Seguin Morris peut se tar­guer d’avoir in­té­gré cette vi­sion ma­ra­tho­nienne de l’en­tre­pre­neu­riat. L’en­tre­prise qui oeuvre dans l’in­dus­trie de la construc­tion offre des ser­vices spé­cia­li­sés en élec­tri­ci­té, d’un océan à l’autre du pays.

Ce par­cours remonte à plu­sieurs dé­cen­nies, au mo­ment où Sté­phane Seguin, pré­sident et fon­da­teur, a joint le mar­ché du tra­vail et s’est ini­tié aux connais­sances en élec­tri­ci­té. «J’ai dé­bu­té très tôt dans le do­maine. Une grande pé­riode comme sa­la­rié dans une mul­ti­na­tio­nale m’a per­mis d’ob­ser­ver, tout

L’étin­celle d’al­lu­mage

en gra­vis­sant les éche­lons, ce qu’était une struc­ture d’en­tre­prise à grand dé­ploie­ment. J’ai très vite com­pris que des connais­sances so­lides, en plus d’une bonne ges­tion, pou­vaient me­ner à de grandes choses», confie le pré­sident de Seguin Morris. «À 10 ans, je vou­lais dé­jà de­ve­nir mon propre pa­tron. Mon père m’avait tou­te­fois, à maintes re­prises, conseillé d’at­tendre et d’ac­qué­rir de la ma­tu­ri­té», se sou­vient Sté­phane Seguin. C’est fi­na­le­ment lors­qu’une oc­ca­sion de dé­ve­lop­pe­ment à Ga­ti­neau s'est pré­sen­té que l’élec­tri­cien fait le saut. «J’ap­pro­chais la qua­ran­taine, c’était main­te­nant ou ja­mais, et j’ai eu une sorte de GO ve­nant de mon père. À ce mo­ment pré­cis, j’ai fon­cé, em­bal­lé comme un che­val de course», ra­conte-t-il, un sou­rire en coin.

L’at­tente en vaut la chan­delle

C’est ain­si qu’un ca­ba­non et un sous­sol-sol de­viennent les pre­miers lieux d’une ful­gu­rante as­cen­sion. «Le vé­ri­table dé­fi a été de conser­ver un mo­dèle d’en­tre­prise ef­fi­cace mal­gré un chiffre d’af­faires qui dou­blait les pre­mières an­nées», se rap­pelle Sté­phane Seguin. Deux dé­mé­na­ge­ments, en plus de l’an­nexion d’une deuxième phase à leur bâ­ti­ment de la rue Ver­non à Ga­ti­neau, dé­montrent bien la constante adap­ta­tion de Seguin Morris de­puis sa créa­tion en 2006. «L’ob­jec­tif est main­te­nant de rem­plir nos lo­caux, pour en­suite gran­dir en­core sur les ter­rains ad­ja­cents qui nous ap­par­tiennent», laisse sa­voir, confiant, Sé­bas­tien Kor­nel, le di­rec­teur du dé­ve­lop­pe­ment des af­faires de Seguin Morris. Pour conti­nuer cette per­pé­tuelle crois­sance, la com­pa­gnie offre une pa­lette d’ex­per­tises comme l’ins­tal­la­tion de feux de cir­cu­la­tion, l’éclai­rage des ponts et au­to­routes, l’aé­ro­nau­tique avec l’éclai­rage haute ten­sion des pistes d’at­ter­ris­sages et bien d’autres. L’en­tre­prise est éga­le­ment cer­ti­fiée ISO et peut se van­ter d’être l'une des seules à pou­voir sou­mis­sion­ner cer­tains grands clients si­mul­ta­né­ment, comme Hy­droQué­bec et Hy­dro Ot­ta­wa.

Une équipe et des pro­jets

Des es­ti­ma­tions, il en faut pour gar­der plu­sieurs di­zaines de per­sonnes ac­tives an­nuel­le­ment. Il s’agit donc de flai­rer les oc­ca­sions d’af­faires plus éloi­gnées et aty­piques. «Nous n’avons pas de bar­rières géo­gra­phiques ou tech­niques et c’est ce qui nous per­met de tou­jours gar­der la ma­chine en mou­ve­ment, même en sai­son creuse», ex­plique Sté­phane Seguin. «Si nous di­vi­sons nos prin­ci­paux lieux d’ac­ti­vi­tés, nous pou­vons dire que nous réa­li­sons 50% de notre chiffre d’af­faires dans la ré­gion de la ca­pi­tale na­tio­nale. Le pont des Dra­veurs, le Ra­pi­bus et l’autoroute 50 sont des réa­li­sa­tions qui ont vrai­ment pro­pul­sé la no­to­rié­té de Seguin Morris. L’autre moi­tié pro­vient d’en­droits plus nor­diques». Ces lieux se trouvent no­tam­ment au La­bra­dor, en plus de plu­sieurs chan­tiers dans le nord du Qué­bec et de l’On­ta­rio. Un pro­jet très in­té­res­sant est ce­lui de l’aé­ro­port in­ter­na­tio­nal d’Iqa­luit, la ca­pi­tale du Nu­na­vut. L’en­tre­prise s’im­plique dans l’éclai­rage des pistes là-bas et y voit une oc­ca­sion pour conqué­rir de nou­veaux ter­ri­toires. Être à quelques en­droits au pays est cer­tai­ne­ment un élé­ment va­lo­ri­sant pour l’en­tre­prise, mais c’est sur­tout de son équipe que Sté­phane Seguin est le plus fier. «Avec les di­rec­teurs, nous avons ou­vert des cré­neaux de ser­vices dont la qua­li­té est as­su­rée par toute une équipe. Avoir mis au fil du temps les bons ac­teurs aux bons postes de di­rec­tion a été un che­mi­ne­ment es­sen­tiel», ex­plique le pré­sident et fon­da­teur. «C’est grâce à ces cadres et es­ti­ma­teurs que nous par­ve­nons main­te­nant à sau­ter fa­ci­le­ment dans un avion et à éclai­rer d’autres en­droits au pays. Le tra­vail d’équipe et le dé­pôt d’une sou­mis­sion, c’est vrai­ment un 'rush', une adré­na­line ty­pique au mi­lieu des af­faires et j’aime bien ça», ajoute-il, en­thou­siaste.

Pleins feux sur le fu­tur

Être le chef de file en élec­tri­ci­té dans la ré­gion, c’est aus­si en­vi­sa­ger une éven­tuelle conquête amé­ri­caine. Les di­ri­geants ne cachent pas leur dé­sir de voir, un jour, la flotte de ca­mions de Seguin Morris tra­ver­ser la fron­tière vers les États-Unis.

Plus près de chez nous, la construc­tion d’une troi­sième phase au bâ­ti­ment de Ga­ti­neau est un but ul­time, pour ain­si faire per­du­rer le nom de Seguin Morris dans la ré­gion, pen­dant des an­nées en­core. Dans tous ses pro­jets, l’équi­libre reste un élé­ment cen­tral pour le pré­sident. Ce­la lui per­met de bien conju­guer la vie fa­mi­liale et pro­fes­sion­nelle. «C’est es­sen­tiel pour ma femme et moi, et ça doit l’être un mi­ni­mum pour tous ceux qui sou­haitent s’in­ves­tir dans le monde des af­faires», conseille for­te­ment Sté­phane Seguin.

PHO­TO PA­TRICK WOODBURY, LE­DROIT

Sté­phane Seguin pré­sident de Seguin Morris et son équipe de di­rec­tion

PHO­TOS PA­TRICK WOODBURY, LE­DROIT

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