Le fi­nan­ce­ment de pro­jets avec la BDC et la FTQ

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Li­ba­na Kas­sab Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Qu’ont en com­mun la Banque de dé­ve­lop­pe­ment du Ca­na­da (BDC) et les Fonds ré­gio­naux de so­li­da­ri­té FTQ? Ils sont au ser­vice des en­tre­prises et offrent des prêts sur le long terme.

Tour d’ho­ri­zon des sources de fi­nan­ce­ment dis­po­nibles pour les en­tre­pre­neurs de l’Ou­taouais. Fi­nan­cer un pro­jet d’ex­por­ta­tion, un pi­gnon sur rue ou un nou­vel équi­pe­ment peut s’avé­rer une source de stress consi­dé­rable pour un en­tre­pre­neur. Que ce soit une pe­tite ou une grande en­tre­prise, dif­fé­rentes sources de fi­nan­ce­ment sont of­fertes pour conce­voir un pro­jet.

La banque des en­tre­pre­neurs

«La Banque de dé­ve­lop­pe­ment du Ca­na­da (BDC) est la seule banque qui a pour client uni­que­ment des en­tre­pre­neurs», ex­plique fiè­re­ment Mar­tin Ri­cher, di­rec­teur du centre d’af­faires de la BDC en Ou­taouais. L’or­ga­ni­sa­tion qui sou­tient entre 400 et 500 en­tre­pre­neurs dans la ré­gion se dis­tingue par ses ser­vices de fi­nan­ce­ment di­rect aux en­tre­prises, de consul­ta­tion et de fi­nan­ce­ment de ca­pi­tal de crois­sance. M. Ri­cher rap­pelle que la BDC n’est pas une banque tra­di­tion­nelle. «Une ins­ti­tu­tion fi­nan­cière conven­tion­nelle a des comptes à rendre à ses ac­tion­naires. Nous sommes aus­si très ren­tables, mais notre man­dat est dif­fé­rent et c’est pour­quoi nous pou­vons prendre de plus gros risques. Notre ac­tion­naire, c’est le gou­ver­ne­ment et notre man­dat, ce­lui de pro­mou­voir la crois­sance des en­tre­prises de la ré­gion», ex­plique-t-il.

Pour les types d’en­tre­prises

Les en­tre­prises de toutes tailles sont ad­mis­sibles à du fi­nan­ce­ment que ce soit pour le dé­mar­rage, la crois­sance ou la re­lève. Édith Gau­det, di­rec­trice ré­gio­nale en Ou­taouais pour les Fonds ré­gio­naux de so­li­da­ri­té

FTQ, est fière de la va­rié­té de fi­nan­ce­ment of­ferte aux en­tre­prises d’ici. «Les Fonds ré­gio­naux de so­li­da­ri­té font des in­ves­tis­se­ments de 100 000 $ à trois mil­lions de dol­lars. Nous tra­vaillons aus­si en col­la­bo­ra­tion avec les fonds de so­li­da­ri­té qui offrent du fi­nan­ce­ment plus éle­vé. Donc, les pro­jets qui de­mandent un fonds de plus de trois mil­lions, nous al­lons le faire, mais nous al­lons le trai­ter en col­la­bo­ra­tion avec les fonds de so­li­da­ri­té à une échelle su­pé­rieure», ex­plique Mme Gau­det.

Comment ob­te­nir un fi­nan­ce­ment?

In­té­res­sé à concré­ti­ser un pro­jet? La BDC offre un ser­vice com­plé­men­taire en ligne pour les prêts de moins de 100 000$.

«Nous nous ba­sons sur les an­té­cé­dents de l’en­tre­prise et de l’en­tre­pre­neur. Une ana­lyse som­maire est faite et en­suite nous oc­troyons le prêt. Ce type de prêt ne né­ces­site pas de ren­contre avec un conseiller. L’en­tre­pre­neur est in­for­mé, il vient si­gner les pa­piers, puis nous en­voyons l’ar­gent via le Web», ex­plique M. Ri­cher. Quant aux Fonds ré­gio­naux de so­li­da­ri­té, Mme Gau­det ex­plique qu’un simple coup de fil est né­ces­saire pour de­man­der une ren­contre avec son équipe. «Nous don­nons une dé­ci­sion dans un dé­lai d’en­vi­ron trois se­maines. Si nous nous en­ten­dons avec l’en­tre­pre­neur, à ce mo­ment-là nous fai­sons notre vé­ri­fi­ca­tion di­li­gente. Donc nous vé­ri­fions que nous avons bien com­pris le mo­dèle d’af­faires, que tout est beau. Puis, nous en­voyons une lettre d’offre et fi­na­le­ment un chèque.»

Fi­nances et ma­na­ge­ment : les clés pour être ac­cep­té

Contrai­re­ment à la croyance po­pu­laire, les fi­nances de l’en­tre­prise ont un im­pact mi­nime sur la de­mande de fi­nan­ce­ment, du moins à la BDC et aux Fonds ré­gio­naux de so­li­da­ri­té. En ef­fet, Édith Gau­det sou­ligne que le ma­na­ge­ment joue un grand rôle dans la dé­ci­sion dé­fi­ni­tive. «C’est cer­tain que nous re­gar­dons les fi­nances de l’en­tre­prise avant de prendre une dé­ci­sion, mais ce qui joue un grand rôle, ce sont les en­tre­vues et les ren­contres que nous fai­sons pour voir comme le ma­na­ge­ment est gé­ré. C’est ba­sé sur la com­pé­tence, sur l’ex­pé­rience», ex­plique-t-elle. Mar­tin Ri­cher est du même avis. Pour avoir de meilleures chances d’ob­te­nir un prêt, le di­rec­teur sou­tient «qu’une en­tre­prise en crois­sance, qui a un bon plan de conti­nui­té, un bon mo­dèle d’af­faires, de bons en­tre­pre­neurs dé­ter­mi­nés et prêts à sou­te­nir leur en­tre­prise», c’est ce qui compte lors de la de­mande de fi­nan­ce­ment. Il ajoute qu’il est rare que la BDC soit la seule à oc­troyer un fi­nan­ce­ment à une en­tre­prise. «L’en­tre­pre­neur qui a com­men­cé ses re­cherches avec d’autres éta­blis­se­ments au­ra de meilleures chances d’être fi­nan­cé, dé­pen­dam­ment de son pro­jet. Ce n’est pas une obli­ga­tion, mais ça peut dé­mon­trer le sé­rieux de la dé­marche», pré­cise-t-il. Quel que soit le pro­jet en­tre­pre­neu­rial, une en­tre­prise peut faire une de­mande de fi­nan­ce­ment en tout temps en contac­tant le centre d’af­faires de la BDC en Ou­taouais (www.bdc.ca/fr/cen­tre­saf­faires/que­bec/pages/ou­taouais.aspx) ou les Fonds ré­gio­naux de so­li­da­ri­té FTQ en Ou­taouais (www.fond­sftq.com/ fr-ca/fi­nan­ce­ment/fonds-re­gio­naux/ ou­taouais.aspx).

Édith Gau­det Di­rec­trice ré­gio­nale en Ou­taouais pour les Fonds ré­gio­naux de so­li­da­ri­té FTQ

Mar­tin Ri­cher Di­rec­teur du centre d’af­faires de la BDC en Ou­taouais

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.