Le ré­seau d’af­faires BNI

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Hugues Théo­rêt Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Le prin­cipe « Don­nez et vous re­ce­vrez » prend tout son sens lors­qu’on pense au Ré­seau d’af­faires in­ter­na­tio­nal BNI (Bu­si­ness Net­work In­ter­na­tio­nal) Ouest du Qué­bec et Est de l’On­ta­rio. Cet or­ga­nisme de ré­seau­tage com­mer­cial et pro­fes­sion­nel vise à fa­ci­li­ter les échanges pro­fes­sion­nels et com­mer­ciaux par le simple bouche à oreille.

Le ré­seau, qui s’étend d’Em­brun à Ot­ta­wa en pas­sant par King­ston, Pem­brooke et Ga­ti­neau, compte près de 700 membres. BNI n’ad­met qu’un seul membre par ca­té­go­rie d’af­faires. C’est donc dire qu’on y re­trouve qu’un seul comp­table, un seul den­tiste ou un seul ga­ra­giste par sec­tion. Il faut être par­rai­né par un membre de confiance pour adhé­rer au ré­seau.

Ra­cines à Em­brun

BNI n'est pas un nou­veau ve­nu dans la ré­gion d’Ot­ta­wa et de Ga­ti­neau. La pre­mière sec­tion de l’Est de l’On­ta­rio a dé­mar­ré ses opé­ra­tions en 1996. L’an­née sui­vante, en 1997, Em­brun ac­cueillait la pre­mière sec­tion fran­co­phone au monde. «C’est à Em­brun que j’ai gran­di», rap­pelle fiè­re­ment De­nis Bris­son qui di­rige, avec sa conjointe Jo­ce­lyne D’Aoust, le Ré­seau d’af­faires in­ter­na­tio­nal BNI Ouest du Qué­bec et Est de l’On­ta­rio. La pre­mière sec­tion au Qué­bec a été créée à Ga­ti­neau (sec­tion Hull) en dé­cembre 1997.

Du ré­seau­tage payant

Le cour­tier d’as­su­rances et l’agente im­mo­bi­lière sont de­ve­nus membres de BNI en jan­vier 1997. Le couple a été tel­le­ment im­pres­sion­né par l’ef­fi­ca­ci­té de ce ré­seau qu’en mars 2000, ils ont ache­té la fran­chise. De­puis ce temps, ils se consacrent à plein temps à faire du ré­seau­tage d’af­faires avec l’aide d’une équipe de sept per­sonnes.

Lors­qu’on re­garde leur chiffre d’af­faires, on constate que ce mo­dèle peut être payant. De­puis juin 2015, le ré­seau

BNI a gé­né­ré 17,2 mil­lions$ en re­ve­nus bruts pour les membres dans la ré­gion. Se­lon De­nis Bris­son et Jo­ce­lyne D’Aoust, la pu­bli­ci­té par le bouche à oreille est le moyen le plus ef­fi­cace et le plus éco­no­mique pour bâ­tir une en­tre­prise. BNI offre des oc­ca­sions de ren­contres per­son­nelles avec des gens d’af­faires de par­tout au Ca­na­da et à tra­vers le monde. Le ré­seau, qui a été fon­dé en Ca­li­for­nie en 1985 par le doc­teur Ivan Mis­ner, compte plus de 220 000 membres dans plus de 70 pays.

Le pou­voir des re­com­man­da­tions

Tout le sys­tème de BNI re­pose sur le prin­cipe de l’en­traide et de re­com­man­da­tions pro­fes­sion­nelles qui aident la crois­sance des en­tre­prises. « Ceux qui donnent des re­com­man­da­tions d’af­faires re­çoivent à leur tour des re­com­man­da­tions d’af­faires. Cer­tains membres font aus­si du troc lorsque la loi le per­met. Par exemple, un ga­ra­giste peut don­ner à sa dis­cré­tion un ra­bais aux clients membres BNI. L’as­pect confi­den­tiel des échanges est res­pec­té », ex­plique De­nis Bris­son.

Lors­qu’ils font des re­com­man­da­tions, les membres mettent par­fois leur ré­pu­ta­tion en jeu. Par exemple,

Jo­ce­lyne D’Aoust ra­conte que sa soeur se cher­chait un no­taire du Qué­bec pour conclure l’achat d’un cha­let. Elle lui a ré­fé­ré un no­taire membre de BNI. La tran­sac­tion s’est ef­fec­tuée à mer­veille et sa soeur a en­voyé des fleurs au no­taire pour le re­mer­cier.

PHO­TO PA­TRICK WOODBURY, LE DROIT

De­nis Bris­son

Pré­sident

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