Conqué­rir un nou­veau som­met à Ka­na­ta.

Un mo­dèle de di­rec­tion ins­pi­rant, des gens pas­sion­nés et le dé­sir de po­pu­la­ri­ser le sport vers de nou­veaux som­mets : voi­là ce qui ca­rac­té­rise Al­ti­tude Gym. Le com­plexe d’es­ca­lade si­tué dans l’an­cienne église lon­geant le bou­le­vard Saint-Raymond fait fu­reur

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Be­noit Hu­don Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Dans le jar­gon de ce sport, le di­rec­tis­sime dé­signe l’iti­né­raire le plus court pour at­teindre un point culmi­nant. On peut sans l’ombre d’un doute af­fir­mer que le groupe fon­da­teur d’Al­ti­tude Gym, com­po­sé de 12 com­parses pas­sion­nés, a at­teint un nou­veau som­met sans trop tar­der. La se­maine du 8 oc­tobre der­nier mar­quait l’ou­ver­ture de leur deuxième suc­cur­sale, si­tuée dans le sec­teur Ka­na­ta, presque sept ans jour pour jour après l’inau­gu­ra­tion de la pre­mière.

L’as­cen­sion d’une fra­ter­ni­té

C’est en voya­geant pour sa pas­sion que Pa­trick La­mothe, ac­tuel pré­sident d’Al­ti­tude

Gym, a dé­bu­té ses ré­flexions quant aux pos­si­bi­li­tés d’un centre pour grim­peurs dans la ré­gion de l’Ou­taouais. Plu­sieurs mois d’ob­ser­va­tion vont per­mettre au groupe de dé­fi­nir le concept le plus re­pré­sen­ta­tif pos­sible de leur rêve de base, soit de re­pro­duire un en­vi­ron­ne­ment unique, sé­cu­ri­taire et viable. «Nous sommes les pre­miers au monde à avoir fait ex­por­ter le mo­dèle Clip N Climb de la Nou­velle-Zé­lande. Il s’agit d’une op­tion lu­dique afin de s’ini­tier à l’es­ca­lade ou comme al­ter­na­tive aux par­cours conven­tion­nels pour les gens ex­pé­ri­men­tés», fait sa­voir Pa­trick La­mothe, en sou­li­gnant que l’in­no­va­tion a été un élé­ment pri­mor­dial afin de se dé­mar­quer des concur­rents. L’ap­pa­rence phy­sique du bâ­ti­ment est aus­si à consi­dé­rer dans l’équa­tion du suc­cès. « La chance était de notre cô­té lors de la re­cherche d’un bâ­ti­ment à l’époque », se rap­pelle l’es­ca­la­deur. «Nous avions be­soin d’un es­pace in­té­rieur vaste et dé­ga­gé et au même mo­ment, l’in­fra­struc­ture re­li­gieuse était mise en vente». Les mo­ments d’oc­ca­sions en af­faires sont es­sen­tiels et le groupe a mis sur pied un es­pace d’es­ca­lade au ca­chet unique, à une pé­riode char­nière où la po­pu­la­ri­té du sport ex­plo­sa. C’est main­te­nant une soixan­taine d’em­ployés qui four­millent au sein du com­plexe et l’am­biance fa­mi­liale est net­te­ment pal­pable.

Avec la suc­cur­sale de Ka­na­ta, main­te­nant en ac­ti­vi­té, c’est une tren­taine de per­sonnes ad­di­tion­nelles qui s’af­fairent à peau­fi­ner l’ex­pé­rience des usa­gers dans cet en­vi­ron­ne­ment axé sur le bloc (dit boul­de­ring). «Nous avons in­ves­ti ap­proxi­ma­ti­ve­ment trois mil­lions de dol­lars pour nous éta­blir au coeur de cet em­pla­ce­ment stra­té­gique on­ta­rien, dé­voile Pa­trick La­mothe. «C’est une aven­ture qui nous tient en ha­leine de­puis plu­sieurs mois. On peut par­ler d’une réa­li­sa­tion qui nous émer­veille et c’est avec fier­té que l’on se rap­pelle que notre fra­ter­ni­té du dé­part est tou­jours unie.»

Ré­flé­chir long­temps, gran­dir constam­ment

La pré­ven­tion est une par­tie in­té­grante du suc­cès des adeptes d’es­ca­lade, comme ce fut le cas pour le par­cours de l’en­tre­prise. «Avant le lan­ce­ment en 2010, nous avions éta­bli des me­sures afin d’éli­mi­ner le plus pos­sible les sen­ti­ments d’in­jus­tices ou les non­dits qui au­raient pu ter­nir cer­taines re­la­tions, ini­tia­le­ment ba­sées sur une pas­sion, au sein du groupe», évoque le maître d’oeuvre, pour qui pré­ve­nir vaut beau­coup mieux que gué­rir.

Les ana­lyses en pro­fon­deur ont per­mis à l'en­tre­pre­neur et à son en­tou­rage d’avan­cer, de construire les pro­chaines étapes, au lieu de col­ma­ter des er­reurs sur des pro­jets préa­la­ble­ment moins bien en­ta­més. «L’ou­ver­ture de la ré­cente suc­cur­sale est un bon exemple afin d’ima­ger la sym­biose entre l’in­tui­tion, l’ana­lyse et les ac­tions que Pa­trick ap­porte pour Al­ti­tude Gym», re­con­nait Nan­cy As­se­lin, di­rec­trice gé­né­rale du com­plexe d’es­ca­lade. «Le mar­ché n’est pas en­core à sa pleine ma­tu­ri­té à Ka­na­ta, mais nous ve­nons géo­gra­phi­que­ment de fer­mer le tri­angle stra­té­gique de la grande ré­gion de Ga­ti­neau-Ot­ta­wa», ex­plique le pré­sident, en ajou­tant que leurs pré­vi­sions pré­sagent un dou­ble­ment du personnel pour cette suc­cur­sale au cours des pro­chains mois. Cette crois­sance est jus­te­ment per­çue comme un dé­fi po­si­tif pour la troupe d’es­ca­la­deurs-pro­prié­taires qui doivent conju­guer avec une ef­fer­ves­cence spec­ta­cu­laire du sport. «Une bonne idée est vouée à être co­piée, alors on ne perd pas beau­coup de temps pour agir suite aux ré­flexions», as­sure Pa­trick La­mothe.

Im­pli­ca­tion com­pé­ti­tive et so­ciale

Le com­plexe compte une équipe par­ti­ci­pant à cer­taines compétitions in­ter­na­tio­nales. Plus près de nous, La Coupe Qué­bec se tien­dra le 11 no­vembre pro­chain dans les ins­tal­la­tions d’Al­ti­tude Gym. Cette tri­bune ex­pose les ta­lents pro­vin­ciaux et contri­bue à l’en­goue­ment pour le sport en ré­gion. «Nous sommes ex­trê­me­ment fiers de nos jeunes ath­lètes qui émergent, mais il nous est aus­si es­sen­tiel de col­la­bo­rer aux pro­grammes comme Le Stress vu d’en haut mis sur pied par le Centre de pé­dia­trie so­ciale de Ga­ti­neau», confie Nan­cy As­se­lin.

Pa­trick La­mothe

Pré­sident d’Al­ti­tude Gym

PHO­TOS ETIENNE RAN­GER , LE DROIT

Nan­cy As­se­lin

Di­rec­trice gé­né­rale

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