À l'école de M. Miyagi 36

Le Droit Affaires - - Sommaire -

An­cien cultu­riste et ex­pert en condi­tion­ne­ment phy­sique et en nu­tri­tion, Jean-Luc Bois­son­neault s'est ins­pi­ré des films du Ka­ra­té Kid.

Lors­qu’on re­garde le par­cours pro­fes­sion­nel de Jean-Luc Bois­son­neault, on ne peut s’em­pê­cher de pen­ser au ré­cit de la my­tho­lo­gie grecque des douze tra­vaux d’Her­cule. D’au­tant plus que l’homme d’af­faires d’Ot­ta­wa est un an­cien cultu­riste de ni­veau in­ter­na­tio­nal et ex­pert en condi­tion­ne­ment phy­sique et en nu­tri­tion. Il est éga­le­ment coach d’af­faires, men­tor, au­teur et confé­ren­cier. Mais son his­toire ne tient pas de la my­tho­lo­gie. Elle est bien réelle. Comme dans la vraie vie, son suc­cès, il ne l’at­tri­bue pas au gé­nie. Il le doit à l’ef­fort, au tra­vail et à l’argent du­re­ment ga­gné à la sueur de ses muscles. À 17 ans, il dé­bute sa car­rière comme en­traî­neur phy­sique per­son­nel dans un gym­nase d’Ot­ta­wa. Un de ses clients est nul autre que Claude Da­ge­nais, pré­sident-fon­da­teur de Ju­ni­con Homes, une en­tre­prise en construc­tion do­mi­ci­liaire d’Ot­ta­wa. M. Da­ge­nais, au­jourd’hui dé­cé­dé, a eu beau­coup d’in­fluence sur la car­rière de M. Bois­son­neault. En 2006, ra­conte-t-il au bout du fil, Claude est ve­nu le voir pour suivre un pro­gramme de re­mise en forme. Au cours d’un en­traî­ne­ment, Claude lui a de­man­dé : « Quel rêve sou­hai­te­rais-tu réa­li­ser ? » Jean-Luc lui a ré­pon­du : « Ou­vrir mon propre gym ». Claude lui a alors dit : « Donne-moi une date. Car en af­faires, il faut tou­jours avoir des échéan­ciers ». Il a ré­tor­qué en di­sant : « D’ici un an ». « Claude n’a pas ai­mé ma ré­ponse, ra­conte Jean-Luc Bois­son­neault. Il m’a dit tu peux le faire en six mois. » Jean-Luc avait en­fin trou­vé son men­tor. Il ve­nait de lui don­ner l’élan dont il avait be­soin pour prendre son en­vol. « Je n’avais que 23 ans à l’époque. J’avais peu confiance en moi. Claude m’a don­né cette confiance dont j’avais be­soin. Je suis re­tour­né à la mai­son. J’ai dit à ma co­pine, au­jourd’hui ma conjointe : « C’est dé­ci­dé, j’ouvre mon gym. » Trois mois plus tard, le pre­mier Free Form Fit­ness ou­vrait ses portes à Ka­na­ta. Le suc­cès n’a pas été au­to­ma­tique. Il n’avait pas d’argent, pas de connais­sance en af­faires ni de contact. Mais il avait beau­coup de dé­ter­mi­na­tion et d’am­bi­tion.

par Hugues Théo­rêt Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

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