À l'heure des cartes-ca­deaux 49

Chambre de com­merce de Pres­cott-Rus­sell

Le Droit Affaires - - Sommaire - Mar­tin Bru­nette Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Les Dol­lars de la Chambre, une ini­tia­tive de la Chambre de com­merce de Pres­cottRus­sell afin de sti­mu­ler l'achat lo­cal.

Il y a un peu plus de huit ans, trois pe­tites chambres de com­merce de l’Est on­ta­rien ont uni leurs forces dans le but de mieux ser­vir leur com­mu­nau­té d’af­faires. De­puis ce jour, la Chambre de com­merce de Pres­cott-Rus­sell connaît une crois­sance ex­po­nen­tielle, se­lon sa pré­si­dente Ju­lie Bris­son.

« On est en ex­pan­sion ra­pide et on en est très fier. Nous avons tra­vaillé très fort pour al­ler re­joindre la com­mu­nau­té d’af­faires », sou­ligne celle qui en­tame sa troi­sième an­née à titre de pré­si­dente. En mars pro­chain, cet or­ga­nisme éco­no­mique pro­cé­de­ra au lan­ce­ment du pro­gramme des Dol­lars de la Chambre, une ini­tia­tive qui vise à en­cou­ra­ger l’achat lo­cal. Il s’agit d’une autre op­tion aux car­tes­ca­deaux qui, plu­tôt qu’être échan­geables dans des com­merces de l’ex­té­rieur de la ré­gion, se­ront échan­geables chez les membres de la Chambre par­ti­ci­pant au pro­gramme.

« Ça fait un an qu’on tra­vaille sur ce pro­jet et nous avons de très bons com­men­taires. On est ex­ci­té de faire le lan­ce­ment bien­tôt », ter­mine Mme Bris­son. L’idée est à pre­mière vue fort simple puisque le dé­ten­teur pour­ra faire ses achats chez un com­mer­çant en uti­li­sant des de­vises du pro­gramme des Dol­lars de la Chambre. Le com­mer­çant, lui, n’au­ra qu’à les ap­por­ter à l’une ou l’autre des suc­cur­sales de la Caisse po­pu­laire Nou­vel-Ho­ri­zon d’Em­brun, de Cas­sel­man ou de St-Isi­dore.

Les dé­fis de l’Est on­ta­rien

Pour la Chambre de com­merce de Pres­cott-Rus­sell, tout comme celles de ses voi­sines de Haw­kes­bu­ry et de Cla­rence-Ro­ck­land, l’achat lo­cal consti­tue un dé­fi de taille. La ré­gion de l’Est on­ta­rien doit constam­ment ri­va­li­ser avec Ot­ta­wa, sa grande voi­sine et ca­pi­tale du pays. « C’est un dé­fi et de notre cô­té, il faut conti­nuer d’en­cou­ra­ger et d’in­ci­ter les gens à faire leurs ma­ga­si­nage, épi­ce­rie et autres achats de tous les jours dans leur ré­gion », croit-elle. À ce­la s’ajoute éga­le­ment le fléau de l’exode des cer­veaux. Plu­sieurs fi­nis­sants sco­laires vont op­ter pour un em­ploi dans les grands centres. « On se re­trouve avec un manque de main-d’oeuvre qua­li­fiée. On se bat contre des em­plois d’en­tre­prises à Ot­ta­wa où les sa­laires et les avan­tages ne sont pas les mêmes. Donc, en plus d’at­ti­rer les gens, il faut les re­te­nir. » La Chambre de com­merce de Pres­cottRus­sell est for­mée des an­ciennes chambres de com­merce d’Em­brun, de St-Isi­dore et de Cas­sel­man. « Nous avions trois pe­tites chambres sé­pa­rées. Avec la fu­sion, l’ob­jec­tif était évi­dem­ment d’al­ler cher­cher plus de membres et d'avoir un poids plus im­por­tant pour mieux re­joindre les gens. Il y a eu une pé­riode de re­struc­tu­ra­tion », ra­conte Mme Bris­son.

De 50 à 125 membres

Au dé­part, la jeune or­ga­ni­sa­tion por­tait le nom de Chambre de com­merce ESTIC, mais a été re­nom­mé ré­cem­ment afin de mieux re­flé­ter son ter­ri­toire..

Il y a en­vi­ron six ans, lorsque Ju­lie Bris­son s’est jointe à la Chambre de com­merce, celle-ci comp­tait à peine une cin­quan­taine de membres. Au­jourd’hui, un peu plus de 125 membres y trouvent leur in­té­rêt. « Cette an­née, ce chiffre de­vrait même grim­per à 150 », ajoute la pré­si­dente. Chaque an­née, les membres ont droit à près d’une di­zaine d’ac­ti­vi­tés d’échange, de ré­seau­tage et d’édu­ca­tion. À ce­la s’ajoute la vi­site de confé­ren­ciers de marque ain­si que des échanges avec les po­li­ti­ciens des trois pa­liers de gou­ver­ne­ment. « On est très pré­sent et on se le fait dire sou­vent. Chaque évé­ne­ment at­tire en moyenne plus de 75 membres », pré­cise Mme Bris­son. Signe de son suc­cès, la der­nière confé­rence en no­vembre 2017 a ac­cueilli au-de­là de 200 par­ti­ci­pants.

Une pré­si­dente en­ga­gée

Na­tive de Cas­sel­man, Ju­lie Bris­son est consul­tante au dé­ve­lop­pe­ment des af­faires chez Cough­lin & as­so­ciés ltée, une firme spé­cia­li­sée en avan­tages so­ciaux. Son ex­pé­rience à tra­vailler di­rec­te­ment avec les gens d’af­faires et les pe­tites et moyennes en­tre­prises de l’Est on­ta­rien l’amène à s’im­pli­quer avec la Chambre de com­merce. « Je cher­chais une fa­çon de m’im­pli­quer plus dans la com­mu­nau­té d’af­faires. On avait dé­jà une chambre de com­merce lo­cale, mais elle n’était pas très pré­sente. Je trou­vais que c’était un très bonne fa­çon d’al­ler re­joindre et ras­sem­bler les gens d’af­faires et faire une dif­fé­rence », ex­plique-t-elle. Après trois an­nées comme ad­mi­nis­tra­trice, elle ac­cepte d’abord un pre­mier, en­suite un deuxième et main­te­nant un troi­sième man­dat à titre de pré­si­dente. « Quand tu es pré­si­dente, tu de­viens la voix et l’image de la Chambre de com­merce. Je dois dire que cette voix et cette image sont ap­puyées par toute une équipe. C’est vrai­ment une belle ex­pé­rience de la di­ri­ger », conclut-elle.

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Ju­lie Bris­son Pré­si­dente, Chambre de com­merce de Pres­cott-Rus­sell

PHO­TO MAR­TIN BRU­NETTE

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