Chro­nique Phi­lan­thro­pie

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Plu­sieurs per­sonnes choi­sissent d’in­ves­tir dans une ou plu­sieurs causes. C’est le cas du pré­sident de la Fon­da­tion fran­co-on­ta­rienne de 20132015, Nor­mand For­tier. Ayant réus­si une va­rié­té d’ac­ti­vi­tés phi­lan­thro­piques, M. For­tier sug­gère quelques stra­té­gies.

Per­son­ni­fier une cause est gage de réus­site !

Il est par­ti­cu­liè­re­ment fier d’une ini­tia­tive so­li­daire en ap­pui à Ca­ro­line Bis­son. En 2014, cette femme ex­cep­tion­nelle a par­ti­ci­pé aux épreuves de bi­ath­lon et de ski de fond aux Jeux pa­ra­lym­piques d’hi­ver de Sot­chi. Bien avant son dé­part, il fal­lait réunir les sommes né­ces­saires pour vivre cette grande aven­ture. Lors d’évé­ne­ments pu­blics et d’une va­rié­té d’ac­ti­vi­tés phi­lan­thro­piques, Ca­ro­line a té­moi­gné de son ex­pé­rience et de ses as­pi­ra­tions. Les ob­jec­tifs des di­verses ac­ti­vi­tés ont tous été dé­pas­sés. En per­son­ni­fiant la cause, les gens font la pro­mo­tion de la cause et donnent da­van­tage.

Im­pli­quer les bonnes per­sonnes !

Il est ca­pi­tal d’im­pli­quer les par­ties pre­nantes dans un pro­jet si nous vou­lons le réus­sir. La Soi­rée Sa­phir, or­ga­ni­sée par la Fon­da­tion fran­co-on­ta­rienne, dé­montre l’im­por­tance d’im­pli­quer les per­sonnes les plus concer­nées par un pro­jet. Des femmes s’as­so­cient pour mo­bi­li­ser des fonds tout en créant une cé­lé­bra­tion par et pour les femmes. Cette soi­rée a eu un suc­cès monstre et se­ra sans doute re­pro­duite ailleurs en On­ta­rio. Les en­tre­prises ga­gne­raient à s’as­so­cier à des causes qui les touchent.

Par exemple, une com­pa­gnie de construc­tion pour­rait être ju­me­lée avec un or­ga­nisme de bé­né­voles afin de ré­no­ver un ap­par­te­ment pour une fa­mille dé­mu­nie. Des res­tau­ra­teurs du Mar­ché By pour­raient s’as­so­cier avec des or­ga­nismes de ser­vices aux per­sonnes vul­né­rables afin de leur of­frir quelques bons re­pas dans l’an­née. Ce type de ju­me­lages ré­pond aux be­soins réels et fait une dif­fé­rence.

Trans­pa­rence et ef­fi­cience

En chan­geant sa fa­çon de faire, la Fon­da­tion fran­co-on­ta­rienne a amas­sé des cen­taines de mil­liers de dol­lars. En re­tour­nant à l’es­sence même de sa rai­son d’être, elle réa­lise des ac­ti­vi­tés à échelle hu­maine. Elle s’as­so­cie à des or­ga­ni­sa­tions, des en­tre­prises et des lea­ders, tout en mi­sant sur la qua­li­té, le rap­pro­che­ment avec les com­mu­nau­tés et l’ef­fi­cience. Elle s’éloigne des évé­ne­ments coû­teux qui rap­portent moins. « Quand nous dé­ve­lop­pons la culture de " re­don­ner " au sein de la com­mu­nau­té, nous créons une com­mu­nau­té en­core plus forte. Nous pou­vons tou­jours em­bau­cher des pro­fes­sion­nels pour faire ce tra­vail, mais ce­la coûte très cher et gruge sur les sur­plus gé­né­rés », de conclure M For­tier. Ethel Cô­té est pré­si­dente de Mé­cènESS & Ins­ti­tut so­cial

Nor­mand For­tier

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