Ja­son Bel­le­fleur

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De­puis qu’il a mis la main sur le prix Jeune En­tre­pre­neur de l’an­née en 2011, Ja­son Bel­le­fleur a ré­gu­liè­re­ment vu son par­cours en af­faires ponc­tué d’hon­neurs. Dé­dié à of­frir un ser­vice à la clien­tèle hors du com­mun, le fon­da­teur de Bel­le­fleur Phy­sio­the­ra­py éprouve une vé­ri­table sa­tis­fac­tion lorsque son équipe ré­gé­nère les ha­bi­le­tés, voire les pas­sions, des fi­dèles qui fré­quentent sa cli­nique. Por­trait d’un pro­fes­sion­nel près des gens, et d’Or­léans.

C’est en 2006 que le ba­che­lier en phy­sio­thé­ra­pie dé­bute sa car­rière à Ot­ta­wa. « J’ai tra­vaillé sept ans avant d’en­vi­sa­ger la créa­tion de mon propre em­ploi », ex­plique M. Bel­le­fleur. « Deux autres an­nées m’ont per­mis d’avoir de bonnes res­pon­sa­bi­li­tés et de m’ou­tiller à faire le grand saut », pour­suit-il. Déterminé, le pro­fes­sion­nel fonde sa cli­nique à l’au­tomne 2013. Il s’ini­tie dès lors à une nou­velle pas­sion, celle de « dé­ve­lop­per quelque chose », une en­tre­prise, un pro­jet de vie. « J’ai eu la chance de pou­voir comp­ter sur la pré­sence de mon frère Dave, dès les pre­miers mois de l’aven­ture. Ma femme s’est éga­le­ment jointe à Bel­le­fleur Phy­sio­thé­ra­pie, elle qui est très douée pour tout ce qui est stra­té­gique. C’est une pré­sence es­sen­tielle pour mon frère et moi qui avons avant tout une pen­sée de phy­sio. Notre chi­mie fa­mi­liale nous a cer­tai­ne­ment per­mis de nous pro­pul­ser jus­qu’à notre si­tua­tion ac­tuelle », confie l’en­tre­pre­neur, re­con­nais­sant.

L’at­mo­sphère d’une en­tre­prise qui pros­père

Cette si­tua­tion d’af­faires en­viable s’ex­plique par la crois­sance des ventes de 349,9 % en trois ans de la cli­nique ot­ta­vienne. Cet en­goue­ment n’est pas pas­sé in­aper­çu, puisque le Ot­ta­wa Bu­si­ness Jour­nal a dé­cer­né, en 2017, la qua­trième po­si­tion à Bel­le­fleur Phy­sio­the­ra­py dans son pal­ma­rès an­nuel des 10 com­pa­gnies ayant eu la plus forte crois­sance à Ot­ta­wa. No­tons que les neuf autres en lice étaient af­fi­liées au sec­teur des tech­no­lo­gies. « Je peux avouer qu’un de mes plus grands dé­fis a été lié à cette crois­sance ra­pide », se re­mé­more le fon­da­teur. « Nous avons tou­jours es­sayé de créer une at­mo­sphère plus cha­leu­reuse que la plu­part des concur­rents en san­té et bien-être », avance M. Bel­le­fleur en évo­quant les nom­breuses sta­tuettes qui gar­nissent ses ta­blettes. « Près de notre ma­chine à ca­fé, nous avons af­fi­ché les quatre élé­ments pri­mor­diaux qui di­rigent notre ser­vice: la connexion avec le client, l’at­ten­tion por­tée au client, le confort et la sim­pli­ci­té », dé­voile-t-il, en ajou­tant qu’il est es­sen­tiel d’avoir une at­mo­sphère qui plaît aux usa­gers. Une gamme com­plète de soins pro­fes­sion­nels vient conso­li­der ce cli­mat de tra­vail. « Nous avons fait le pa­ri de res­ter uni­que­ment ac­tif dans notre cré­neau. Nous cou­vrons de A à Z ce que pro­pose notre pro­fes­sion et je crois que c’est éga­le­ment une dis­tinc­tion fa­vo­rable pour nous », as­sure le prin­ci­pal in­té­res­sé. Le lo­cal ré­cem­ment ré­no­vé du bou­le­vard St-Jo­seph à Or­léans ac­cueille plus d’une quin­zaine d’em­ployés afin de sou­te­nir le vo­let opé­ra­tion­nel.

S’im­pli­quer et ré­seau­ter

Ori­gi­naire du sud-ouest de l’On­ta­rio, Ja­son Bel­le­fleur est ini­tia­le­ment ve­nu dans la ca­pi­tale fé­dé­rale pour son pro­gramme sco­laire of­fert en fran­çais à l’Uni­ver­si­té d’Ot­ta­wa. « J’ai la chance d’avoir des ra­cines du Nou­veauB­runs­wick et d’avoir fré­quen­té une école fran­co­phone dans ma jeu­nesse. Je me sens bien à Or­léans pour l’as­pect lin­guis­tique et, à mon tour, je per­pé­tue cet atout à mes en­fants », men­tionne le père de deux jeunes filles. S’im­pli­quer dans la com­mu­nau­té d’af­faires à Or­léans a as­su­ré­ment contri­bué à po­pu­la­ri­ser les ser­vices du pro­fes­sion­nel lors des pre­miers pas de la cli­nique. Les évé­ne­ments de ré­seau­tage, ain­si que les an­nées de par­ti­ci­pa­tion à la Chambre de com­merce ont ser­vi à struc­tu­rer son pro­fil en­tre­pre­neu­rial, no­tam­ment par la fré­quen­ta­tion de per­sonnes ins­pi­rantes. « J’ai eu la chance de sai­sir tôt l’im­por­tance de bien s’en­tou­rer », fait-il va­loir.

Ar­ti­cu­ler son ex­pan­sion

Ja­son Bel­le­fleur s’in­ves­tit en plus au sein du co­mi­té de pla­ni­fi­ca­tion du fu­tur Car­re­four San­té d’Or­léans. Il s’agit d’un pro­jet pi­lote en On­ta­rio de re­grou­pe­ment de plu­sieurs ser­vices de san­té dans un même édi­fice. L’en­tre­pre­neur par­ti­cipe au dé­ve­lop­pe­ment à titre de conseiller et membre de la com­mu­nau­té. S’in­ves­tir dans la com­mu­nau­té est bien, mais struc­tu­rer l’ave­nir de Bel­le­fleur Phy­sio­the­ra­py l’est aus­si. Il a pour ob­jec­tif de pos­sé­der quatre cli­niques dis­per­sées à Ot­ta­wa afin d’of­frir un ser­vice de proxi­mi­té à sa clien­tèle. « Nous comp­tons op­ti­mi­ser en­core da­van­tage l’uti­li­sa­tion de chaque chambre dans notre lo­cal ac­tuel. Une fois cette pre­mière suc­cur­sale par­fai­te­ment ro­dée, nous pré­voyons ou­vrir un deuxième em­pla­ce­ment, idéa­le­ment à la fin de 2018 », avance prag­ma­ti­que­ment M. Bel­le­fleur.

PHO­TO: 123RF.COM

par Be­noit Hudon Col­la­bo­ra­tion spé­ciale PHO­TO PA­TRICK WOODBURY, LE DROIT

Ja­son Bel­le­fleur

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