Le camp Or­kes­tra

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Li­ba­na Kas­sab Col­la­bo­ra­tion spéciale

Soixante-douze heures en pleine fo­rêt avec un bud­get et des dé­lais li­mi­tés, c’est ce que vont vivre les vingt communicateurs qué­bé­cois sé­lec­tion­nés pour par­ti­ci­per au Or­kes­tra Camp. L’ob­jec­tif : rem­por­ter le grand prix de La fleur do­rée.

Do­mi­nic Fau­cher est concep­teur chez Or­kes­tra, une agence de com­mu­ni­ca­tion et mar­ke­ting im­plan­tée à Ga­ti­neau. C’est lui qui a conçu le Or­kes­tra Camp, une pre­mière au Qué­bec.

« Nous n’avons pas vu d’opé­ra­tions en fo­rêt qui res­semble à celle-là pour se fa­mi­lia­ri­ser avec le monde des agences au Qué­bec. Je ne crois pas avoir in­ven­té le concept, ra­conte M. Fau­cher, ça doit sû­re­ment exis­ter ailleurs dans le monde. Je sais par contre qu’au Qué­bec, je n’en ai pas en­ten­du par­ler. »

L’équipe d’Or­kes­tra tra­vaille de­puis en­vi­ron un an sur ce pro­jet, une sorte de « boot camp » de re­cru­te­ment. Le concep­teur chez Or­kes­tra ex­plique qu’ils se sont ins­pi­rés des opé­ra­tions de re­cru­te­ment que les agences qué­bé­coise font avec leur clien­tèle étu­diante.

« Nous nous sommes dit comment Or­kes­tra pour­rait re­pous­ser la barre de ces opé­ra­tions qui sont faites pour re­cru­ter des étu­diants en gé­né­ral, ra­conte M. Fau­cher. Donc c’est là qu’est ve­nue l’idée de com­bi­ner le out­door avec la com­mu­ni­ca­tion, de lit­té­ra­le­ment créer le plus grand dé­fi men­tal pour les communicateurs. C’est vrai­ment un built-up de ce qui se fait dans l’in­dus­trie, mais en plus ex­trême. »

Les vingt communicateurs sé­lec­tion­nés se­ront di­vi­sés en cinq équipes consti­tuées cha­cune de quatre per­sonnes.

« Le pre­mier pro­fil que nous cher­chons c’est un co­or­don­na­teur, une per­sonne qui se­ra res­pon­sable de co­or­don­ner l’équipe, de gé­rer l’échéan­cier et la lo­gis­tique de l’équipe. Nous avons en­suite be­soin d’un vi­déaste qui va gé­rer son équi­pe­ment dans le bois, qui sait gé­rer les ac­teurs, le son et faire du mon­tage. Aus­si, nous cher­chons un concep­teur-ré­dac­teur qui sait écrire, syn­thé­ti­ser les idées et qui ne fait pas de fautes. Fi­na­le­ment, nous avons be­soin d’un de­si­gner qui sait ma­nier l’image, les cou­leurs et le des­sin », dé­file Do­mi­nic Fau­cher qui ajoute avoir très hâte de voir le ca­libre des par­ti­ci­pants, mais aus­si la va­rié­té de pro­fils et des per­son­na­li­tés.

« Le camp s’adresse à toutes les per­sonnes qui sont prêtes à re­le­ver des dé­fis. Nous ne nous at­ten­dons pas à re­ce­voir seule­ment des gens ex­tra­ver­tis et éner­vés. Par exemple, les co­or­don­na­teurs sont gé­né­ra­le­ment plus terre-à-terre », ex­plique-t-il.

Le concep­teur chez Or­kes­tra in­siste: le camp n’est pas ré­ser­vé aux étu­diants en com­mu­ni­ca­tion: « Or­kes­tra

Camp est ou­vert à n’im­porte qui en com­mu­ni­ca­tion qui pense avoir les com­pé­tences pour ac­com­plir le man­dat et le dé­fi que nous lan­çons. »

M. Fau­cher s’at­tend de voir des par­ti­ci­pants qui ar­rivent de par­tout au Qué­bec pour se réunir en Ou­taouais du 24 au 27 mai pro­chain.

« Nous avons des ins­crip­tions ve­nant des quatre coins de la pro­vince et nous cou­vrons toutes les dé­penses à part le trans­port de ceux qui ar­rivent de loin. »

Les dé­tails du sé­jour en Ou­taouais res­tent une sur­prise pour les par­ti­ci­pants qui se lancent dans l’in­con­nu.

« La seule chose que je peux dire, ra­conte avec beau­coup de confiance M. Fau­cher, c’est que tout va dé­pendre de comment les équipes vont réus­sir à gé­rer les at­tentes du client. Je di­rais qu’il va y avoir un sys­tème de poin­tage at­tri­bué à cha­cune des dé­ci­sions que les équipes vont prendre. En fonc­tion des points que l’équipe ob­tient, les par­ti­ci­pants au­ront droit à dif­fé­rents types de nour­ri­ture ou d’hé­ber­ge­ment. »

L’ob­jec­tif du camp est bien évi­dem­ment de rem­por­ter le tro­phée La fleur do­rée, mais les par­ti­ci­pants res­sor­ti­ront avec bien plus à la fin des 72 heures en fo­rêt.

« Évi­dem­ment de se mettre dans le bois comme ça, avec clients et autres membres de l’in­dus­trie est la meilleure fa­çon de se faire voir et de créer de bonnes re­la­tions avec les pro­fes­sion­nels des com­mu­ni­ca­tions. »

Do­mi­nic Fau­cher ne cache pas qu’il pour­rait y avoir une op­por­tu­ni­té de stage ou d’em­ploi pour cer­tains communicateurs qui se sont dé­mar­qués du­rant la fin de se­maine. « De notre cô­té, si nous trou­vons la perle rare dans cha­cun des do­maines, il pour­rait y avoir des ou­ver­tures po­ten­tielles pour ces per­sonnes, ex­plique-t-il. »

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