L’ART DE L’IN­NO­VA­TION

ÇA GROUILLE EN MA­TIÈRE D’IN­NO­VA­TION dans la ré­gion, alors que di­vers in­cu­ba­teurs couvrent de cha­leur et d’ac­com­pa­gne­ment les start-up et aident les com­pa­gnies dé­jà éta­blies à mo­der­ni­ser leurs pra­tiques.

Le Droit Affaires - - Sommaire - par Dominique La Haye / Col­la­bo­ra­tion spéciale

In­no­ver, un mot qui re­ten­tit sou­vent aux oreilles des gens d’af­faires. Et s’il a au­tant d’écho, c’est parce qu’il est né­ces­saire à la sur­vie de toutes les en­tre­prises d’au­jourd’hui qui dé­si­rent res­ter en selle.

L’en­tre­prise Cilex, qui existe de­puis une quin­zaine d’an­nées, s’est vue confier ré­cem­ment le man­dat par Qué­bec de sti­mu­ler l’in­no­va­tion en Ou­taouais et même de de­ve­nir un pôle d’in­no­va­tion sur la rive qué­bé­coise. S’il est en­core trop tôt pour tra­cer un por­trait de la si­tua­tion, M. Ber­nar­di constate tout de même que l’ar­ri­vée du nu­mé­rique consti­tue un pro­blème gé­né­ra­li­sé pour les en­tre­prises. « Je ne peux pas dire que l’Ou­taouais est plus en re­tard que le reste, mais à l’échelle du Qué­bec et po­ten­tiel­le­ment du Ca­na­da, c’est un pro­blème. C’est pour ça que le gou­ver­ne­ment du Qué­bec ap­puie des ini­tia­tives dans ce do­maine-là », ex­plique ce­lui qui agit à titre de ca­ta­ly­seur d’in­no­va­tion. Une étude réa­li­sée par la Banque de dé­ve­lop­pe­ment du Ca­na­da (BDC), sous la forme d’un son­dage au­près de plus de 1400 di­ri­geants d’en­tre­prises au pays, ré­vèle d’ailleurs que beau­coup d’entre eux n’in­ves­tissent pas en­core as­sez pour suivre la ca­dence du chan­ge­ment. L’en­quête réa­li­sée en ligne l’an der­nier in­dique que seuls 38 % des ré­pon­dants ont trans­for­mé leur fa­çon de faire des af­faires au cours des trois der­nières an­nées, à la suite de l’adop­tion de tech­no­lo­gies nu­mé­riques.

Un be­soin de va­li­der

« Il est cru­cial d’in­no­ver pour les en­tre­prises, afin de ga­ran­tir leur suc­cès et leur lon­gé­vi­té », sou­tient pour sa part le di­ri­geant de l’Ins­ti­tut In­no­va­tion Ga­ti­neau, Mi­chael-An­tho­ny Cle­ment. « Les com­pa­gnies de taxi sont un exemple d’une in­dus­trie très tra­di­tion­nelle qui n’a pas chan­gé ou évo­lué pen­dant plu­sieurs dé­cen­nies, jus­qu’à ce que Uber entre en scène », illustre-t-il. L’homme d’af­faires aide les en­tre­prises en dé­mar­rage en phase

« en­fant » à faire leurs pre­miers pas. Il s’agit d’un coup de pouce qui peut faire toute la dif­fé­rence, argue-t-il, puis­qu’en moyenne neuf start-up sur 10 font faillite au cours de leurs cinq pre­mières an­nées d’exis­tence. « Il y a plu­sieurs rai­sons pour ça. Sou­vent, les en­tre­pre­neurs n’ont pas beau­coup d’ex­pé­rience en ges­tion. Par­fois, ils n’ont pas né­ces­sai­re­ment va­li­dé que leur idée fonc­tionne ou alors qu’il y a un be­soin dans le mar­ché pour ça. Alors, ils com­mencent sou­vent un peu avec des hy­po­thèses mal pla­cées. Un in­cu­ba­teur existe pour au moins ré­pondre à des ques­tions par rap­port à la va­li­da­tion », sou­ligne-t-il.

ON VA CI­BLER LES EN­TRE­PRISES ET FAIRE DES DIAG­NOS­TICS AU NI­VEAU DE L’IN­NO­VA­TION POUR LES AC­COM­PA­GNER DANS UN PRO­CES­SUS POUR STRUC­TU­RER LEUR IN­NO­VA­TION OU

CAR­RÉ­MENT LES AI­DER À FAIRE DE L’IN­NO­VA­TION », EX­PLIQUE LE DI­RI­GEANT DE CILEX,

ALAN BER­NAR­DI.

Mi­chael-An­tho­ny Cle­ment

Alan Ber­nar­di

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.