In­té­res­sante in­trigue

Le Droit - - ACTUALITÉS - GIL­BERT LAVOIE gla­voie@le­so­leil.com

J’ai tou­jours cru que le vrai test d’un livre, c’est la dé­ci­sion de le conser­ver pour l’of­frir aux amis, ou celle de l’aban­don­ner dans un aé­ro­port à la sor­tie de l’avion. J’ai dé­ci­dé de lais­ser le po­lar Bain de sang de Jean-Jacques Pelletier au Mexique, à la fin de mes va­cances. Non pas que le livre soit mau­vais : c’est bien écrit, et l’his­toire est in­té­res­sante. Mais il m’a fal­lu trop de temps avant d’ac­cro­cher. Dans mon es­prit, un bon ro­man po­li­cier doit vous cap­ti­ver ra­pi­de­ment, sans quoi vous ne li­sez que quelques pages à la fois et vous per­dez le fil de l’his­toire. Dans le cas de Bain de sang, j’ai trou­vé que l’au­teur s’at­tarde trop long­temps sur les pe­tites choses de la vie de son per­son­nage prin­ci­pal, l’ins­pec­teur Hen­ri Du­faux, char­gé d’élu­ci­der la dé­cou­verte d’un ca­davre im­mer­gé dans le sang, dans un mu­sée.

Ce­la dit, l’in­trigue de­vient in­té­res­sante si on a la pa­tience. Lec­ture re­com­man­dée, donc, à la condi­tion d’y al­ler ra­pi­de­ment dans la pre­mière par­tie. Du­faux a un en­ne­mi… pas chez les cri­mi­nels, mais au sein même de la po­lice. Un dé­nom­mé Pa­ra­dis, de l’uni­té des en­quêtes in­ternes, qui cherche à le dé­truire, et à faire dé­man­te­ler la pe­tite équipe peu or­tho­doxe de po­li­ciers qui en­toure notre hé­ros. Pour­quoi un tel achar­ne­ment? Vous l’ap­pren­drez…

Et bien sûr, comme dans tout ro­man po­li­cier, il y a une femme. Ça tombe bien, parce que Du­faux n’a pas en­core fait le deuil du dé­cès de sa femme avec qui il «com­mu­nique» ré­gu­liè­re­ment. Dans sa tête, il va sans dire.

Bref, il y a beau­coup d’ac­tion dans ce livre, avant même de sa­voir qui a cau­sé ce bain de sang qui fait la man­chette dans la presse mont­réa­laise, au grand dam du su­pé­rieur de l’en­quê­teur qui veut des ré­sul­tats. Une his­toire qui se passe dans notre en­vi­ron­ne­ment quo­ti­dien et contem­po­rain, puis­qu’on y parle même de Do­nald Trump. Con­clu­sion : ce n’est pas parce que j’ai lais­sé le livre au Mexique qu’il ne mé­rite pas d’être lu. Faites les 100 pre­mières pages ra­pi­de­ment, et vous ap­pré­cie­rez la suite.

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