Un membre du Ri­ver­mead gagne le Tu­nis

Le Droit - - SPORTS - SYLVAIN ST-LAURENT sst­laurent@le­droit.com

Ro­bert Ma­ckay a sur­pris bien des gens en rem­por­tant le 68e tour­noi Alexandre de Tu­nis, lun­di.

Il a com­men­cé par se sur­prendre, un peu, lui-même.

« Je ne joue plus vrai­ment de ma­nière com­pé­ti­tive. C’est pas mal le seul tour­noi de très haut ca­libre au­quel je par­ti­cipe sur une base an­nuelle », a confié ce re­pré­sen­tant des ventes qui ré­side à Or­léans, quelques mi­nutes avant d’aller cher­cher son trophée.

Ma­ckay avait l’avan­tage de bien connaître le par­cours sur le­quel était pré­sen­tée cette im­por­tante com­pé­ti­tion pour ama­teurs. Il est membre du club Ri­ver­mead, d’Ayl­mer, de­puis 1994 !

« J’ai pris part à plu­sieurs tour­nois sur ce ter­rain au fil des ans. Je suis bien pla­cé pour vous par­ler de l’avan­tage du ter­rain. Par­fois, c’est fort utile. Par­fois, ça peut aus­si s’avé­rer contre-pro­duc­tif. »

CONSTANCE

Di­manche, lors de la pre­mière ronde du Tu­nis, Ma­ckay s’était main­te­nu dans le pe­lo­ton avec une carte res­pec­table de 71.

Lun­di, il s’est dé­ta­ché du lot avec un so­lide 69.

Il a donc ter­mi­né la com­pé­ti­tion avec un score cu­mu­la­tif de moins quatre.

Marc-Olivier Plasse, re­pré­sen­tant du club Ka­na­wa­ki, a pris le deuxième rang avec un moins trois.

Six autres joueurs ont réus­si à jouer sous la nor­male, lors de ce tour­noi qui fait tou­jours par­tie de la triple cou­ronne mas­cu­line et qui s’ins­crit dans le Cir­cuit pro­vin­cial ama­teur qué­bé­cois Tur­kish Air­lines.

« C’est pro­ba­ble­ment la plus grosse vic­toire de toute ma car­rière de gol­feur, a re­con­nu Ma­ckay. J’ai rem­por­té quelques tour­nois du­rant mes an­nées uni­ver­si­taires, dans le temps... C’est pas mal tout. »

Pour si­gner cette vic­toire, le gol­feur pré­tend qu’il n’a pas cher­ché à faire quoi que ce soit d’ex­cep­tion­nel.

C’est pro­ba­ble­ment la plus grosse vic­toire de toute ma car­rière. — Ro­bert Ma­ckay

« Je vou­lais sim­ple­ment faire mon che­min sur le par­cours, sans vrai­ment me sou­cier de ce qui se pas­sait au­tour de moi. Je n’avais pas un score pré­cis en tête. Je me ré­pé­tais qu’en de­meu­rant sous la nor­male, je de­meu­rais dans le coup. Pen­dant un bon mo­ment, j’ai cru que ça ne me suf­fi­rait pas. Les gars réus­sis­saient des bir­dies à droite et à gauche... le vent a tour­né. Les gars ont com­men­cé à faire des er­reurs. Dans les der­niers trous, ils ont com­mis quelques bo­gueys. Moi, je me suis ac­cro­ché. »

« J’ai res­pec­té mon plan de match, tout en sa­chant où les dra­peaux al­laient se trou­ver. Si ça se trouve, j’ai même adop­té une at­ti­tude plus conser­va­trice pour les der­niers trous. Je me suis conten­té de réus­sir des nor­males quand j’avais la chance de faire des oi­se­lets. J’ai fait le travail. »

— PA­TRICK WOODBURY, LE­DROIT

«Ça fait long­temps qu’un joueur du coin a rem­por­té l’Alexandre de Tu­nis. Ça rend cette jour­née un peu plus spé­ciale», re­con­naît Ro­bert Ma­ckay, d’Or­léans.

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