Le con­flit est ré­glé

Le Droit - - ACTUALITÉS - JACQUES-NOR­MAND SAUVÉ jn­sauve@le­droit.com

Les membres du syn­di­cat des chauf­feurs et des em­ployés de l’en­tre­tien de la So­cié­té de trans­port de l’Ou­taouais (STO) se sont pro­non­cés, ven­dre­di, en fa­veur de la plus ré­cente offre pa­tro­nale à presque 68 %.

Les usa­gers évitent ain­si les risques d’être pri­vés de trans­ports en com­mun par des dé­brayages, même si les syn­di­qués avaient mis fin à cet exer­cice en mars der­nier.

Mais, se­lon le pré­sident du syn­di­cat, les syn­di­qués ont vo­té à contre­coeur en fa­veur de cette offre qui en laisse plus d’un in­sa­tis­fait...

« Ç’a lais­sé énor­mé­ment de traces (...) On s’aper­çoit que les em­ployés sont énor­mé­ment frus­trés en­vers l’em­ployeur. Il y a des sé­quelles qui vont res­ter pen­dant des an­nées et je peux vous dire que l’em­ployeur a énor­mé­ment d’ou­vrage à faire pour ra­me­ner un cli­mat de tra­vail qui va être sain parce que pré­sen­te­ment le cli­mat de tra­vail n’est pas sain. (...) (Les syn­di­qués) n’ont pas di­gé­ré ce qui s’est pas­sé ces der­nières an­nées », a ex­pli­qué au Droit le pré­sident de la cel­lule 591 du Syn­di­cat uni du trans­port, Fé­lix Gen­dron.

L’offre pa­tro­nale ac­cep­tée par les syn­di­qués re­pré­sente donc une aug­men­ta­tion de sa­laire de 9,8 % sur quatre ans, plus 2 % en mon­tants for­fai­taires, en plus de di­verses primes. Le ré­gime de re­traite des syn­di­qués bé­né­fi­cie­ra d’une bo­ni­fi­ca­tion de 1 %.

Le gain ma­jeur des syn­di­qués est pro­ba­ble­ment au cha­pitre des primes, mais le fos­sé de­meure béant entre les em­ployés et l’em­ployeur quant aux ho­raires de tra­vail, qui laissent les syn­di­qués sur leur faim.

Mais se­lon Fé­lix Gen­dron, les tra­vailleurs ont vo­té en fa­veur de l’offre « parce qu’il fal­lait que ça fi­nisse un jour. »

Près de 600 chauf­feurs d’au­to­bus et em­ployés d’en­tre­tien vo­taient ce ven­dre­di dans les deux centres de trans­port de la STO et dis­po­saient de toute la jour­née pour ce faire. Le taux de par­ti­ci­pa­tion a été très im­por­tant.

La conven­tion col­lec­tive était échue de­puis le 31 dé­cembre 2014 et des jour­nées de grève tour­nante avaient été ob­ser­vées en jan­vier, fé­vrier et mars der­niers, pri­vant les usa­gers de moyens de trans­port une jour­née par semaine, ici et là, avec 24 heures d’avis. Le Conseil ca­na­dien des re­la­tions in­dus­trielles (CCRI) avait don­né sa bé­né­dic­tion au syn­di­cat quant à cette fa­çon de pro­cé­der à coup de 24 d’heures d’avis alors que l’em­ployeur ré­cla­mait 72 heures de pré­avis.

Des séances d’in­for­ma­tion ont eu lieu mer­cre­di et jeu­di der­niers pour com­mu­ni­quer aux tra­vailleurs l’offre pa­tro­nale fi­nale.

Dans les faits, 526 syn­di­qués ont vo­té, soit 356 pour et 168 contre l’en­tente. Deux votes ont été re­je­tés.

L’offre ac­tuelle s’étend jus­qu’en 2019.

— MAR­TIN ROY, ARCHIVES LE DROIT

Ter­mi­né le chan­dail vert fluo des chauf­feurs de la STO.

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