Cas­sel­man a un nou­veau ri­val d’Em­brun

Le Droit - - SPORTS - JEAN-FRAN­ÇOIS PLANTE jf­plante@le­droit.com

Les co­lonnes du com­plexe J.R. Bris­son ont vi­bré cet été à Cas­sel­man.

Cham­pions des quatre der­nières sai­sons de la Ligue cen­trale junior-II (junior B), les Vi­kings de Cas­sel­man de­vront se mé­fier d’un nou­veau ri­val pour la sai­son 2017-18 avec l’ar­ri­vée des Pan­thères d’Em­brun.

D’un seul trait, une in­tense ri­va­li­té vient de naître. Dans le junior B, per­sonne n’a pu te­nir tête aux Vi­kings de­puis quatre ans. Pen­dant ce temps, les Pan­thères ont do­mi­né la scène du junior C. Pro­prié­taire du club de­puis 1998, Mau­rice Le­mieux avait ga­gné 10 cham­pion­nats. «Il fal­lait sor­tir de là. Ça fai­sait 40 ans qu’il n’y avait pas de junior B à Em­brun. Avant d’ache­ter les Pan­thères, j’avais eu la main heu­reuse avec notre équipe cham­pionne mon­diale de bal­lon-ba­lai. Dar­ryl Camp­bell m’avait ai­dé à lan­cer les Pan­thères après le bal­lon-ba­lai. Il était ren­du à Met­calfe et quand j’ai vu que son club junior B était à vendre et que je pou­vais le ra­voir comme en­traî­neur-chef et di­rec­teur général, j’ai sau­té sur l’oc­ca­sion. Il était temps de don­ner à Em­brun ce qu’elle mé­ri­tait : une équipe de ho­ckey dans une ligue plus forte.»

Bon an, mal an, Mau­rice Le­mieux s’était ren­du compte que son équipe avait une coche au-des­sus des autres dans le junior C. Pour lui, il était temps d’at­ta­quer un nou­veau dé­fi.

Si­tué à 15 mi­nutes de route sur la 417, le club d’Em­brun vien­dra jouer dans les plates-bandes des Vi­kings, À Cas­sel­man, le maître d’oeuvre de la dy­nas­tie des Vi­kings, Ray­mond La­vergne, a ac­cueilli tiè­de­ment l’ar­ri­vée des Pan­thères.

«C’est bon et pas bon en même temps. C’est sûr que ça va créer un en­goue­ment pour les par­ti­sans. Il y au­ra plus de monde à nos matches, mais on va s’af­fron­ter seule­ment quatre fois par an­née. Jeune, quand j’étais à St-Al­bert, j’avais ap­pris à haïr les équipes d’Em­brun. Pour la ri­va­li­té, c’est bien. Ce que je trouve plate, c’est que nous al­lons nous battre pour les mêmes joueurs et notre bas­sin n’est pas as­sez grand pour deux équipes. J’ai d’ailleurs trois joueurs d’Em­brun dans mon équipe alors que les Pan­thères n’en ont au­cun.»

Le co­pro­prié­taire et di­rec­teur général des Vi­kings s’at­tend tou­te­fois à ce que les Pan­thères mènent la vie dure à son équipe dès cette an­née. «Ce qui est dom­mage, c’est que trois des meilleures équipes (Ot­ta­wa Ouest, Em­brun et Cas­sel­man) de la ligue se re­trouvent dans la même di­vi­sion. En sé­ries, une des trois va tom­ber en deuxième ronde, mais on ne ca­che­ra pas que nous al­lons vi­ser un cin­quième cham­pion­nat de suite. Nous avons l’équipe pour le faire. Nous avons 14 joueurs de 20 ans...»

Chez les Pan­thères, qui ont com­men­cé leur sai­son en amas­sant trois points en trois matches, Mau­rice Le­mieux a ra­pi­de­ment consta­té l’amé­lio­ra­tion dans la qua­li­té du jeu entre le junior C et le junior B. «Nous avons été fi­na­listes l’an der­nier et au­cun de nos an­ciens joueurs n’a pris la chance de ve­nir au camp cette an­née. C’était trop fort. Nous n’avons peut-être pas de joueurs d’Em­brun cette an­née, mais nous avons six-sept joueurs de Rus­sell et de Met­calfe. On es­père que les gens vont ve­nir nous en­cou­ra­ger.»

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