Vers un doctorat en phar­ma­cie à l’UQO

Le Droit - - ACTUALITÉS - JUS­TINE MER­CIER jmer­cier@le­droit.com

L’Uni­ver­si­té du Qué­bec en Ou­taouais (UQO) vient d’oc­troyer deux contrats pour l’«éla­bo­ra­tion d’un pro­gramme de doctorat de pre­mier cycle» en phar­ma­cie, une étape pré­li­mi­naire au dé­pôt of­fi­ciel d’une de­mande pour of­frir cette nou­velle for­ma­tion à Ga­ti­neau.

Deux con­sul­tants d’Ot­ta­wa, qui sont membres de l’Ordre des phar­ma­ciens du Qué­bec, ont ré­cem­ment conclu des contrats de gré à gré à titre de con­sul­tants avec l’UQO.

Ca­role Bouchard et Gil­bert Roy tou­che­ront res­pec­ti­ve­ment 50 600 $ et 28 750 $ pour ai­der l’UQO dans son projet d’im­plan­ter un pro­gramme d’études en phar­ma­cie dans la ré­gion. Le tout se fe­rait sous la gou­verne de l’Uni­ver­si­té La­val, où se trouve l’une des deux seules fa­cul­tés de phar­ma­cie de la pro­vince.

Même si l’étude d’op­por­tu­ni­té fi­nan­cée par Qué­bec sur le dé­mar­rage de pro­grammes en sciences de la san­té ne se­ra ter­mi­née qu’en dé­cembre, le rec­teur de l’UQO, De­nis Har­ris­son, a confié au Droit avoir « plus de cer­ti­tude » que les be­soins se­ront là pour im­plan­ter le doctorat en phar­ma­cie en Ou­taouais.

Une telle for­ma­tion, qui s’éche­lonne sur quatre ans, se­rait of­ferte sous la forme d’une « ex­ten­sion » du doctorat en phar­ma­cie de l’Uni­ver­si­té La­val, a fait sa­voir M. Har­ris­son. Ce der­nier in­dique que l’UQO vise ac­cueillir « de 24 à 30 étu­diants » au sein d’une pre­mière co­horte. Si tout se dé­roule ron­de­ment, il est « plau­sible » de pen­ser que les pre­miers étu­diants pour­ront faire leur en­trée dans ce pro­gramme en 2019 ou en 2020, es­time le rec­teur Har­ris­son.

Dif­fé­rentes étapes doivent tou­te­fois être fran­chies avant que l’UQO puisse of­fi­ciel­le­ment an­non­cer qu’elle of­fri­ra entre ses murs un doctorat en phar­ma­cie. L’éla­bo­ra­tion du pro­gramme par les con­sul­tants qui viennent d’être em­bau­chés per­met­tra de sou­mettre le projet à la sous-com­mis­sion des études de l’UQO, a in­di­qué M. Har­ris­son en pré­ci­sant que cette étape est « le fruit de l’en­tente avec la Ville de Ga­ti­neau » ayant per­mis à l’UQO de tou­cher une aide fi­nan­cière d’un demi-mil­lion de dol­lars sur cinq ans.

Il fau­dra en­suite que le tout passe par la com­mis­sion d’éva­lua­tion des pro­jets de pro­grammes du Bu­reau de co­opé­ra­tion in­ter­uni­ver­si­taire. Des re­com­man­da­tions peuvent alors être faites pour que des cor­rec­tions soient ef­fec­tuées au projet. Ce n’est qu’après cette étape que l’UQO pour­ra pré­sen­ter une de­mande for­melle au mi­nis­tère de l’Édu­ca­tion et de l’En­sei­gne­ment supérieur.

Alors que l’UQO sou­haite tou­jours conso­li­der ses ac­ti­vi­tés au cam­pus Alexandre-Ta­ché, la ques­tion des in­fra­struc­tures se­ra un en­jeu pour l’im­plan­ta­tion d’un pro­gramme en phar­ma­cie, re­con­naît De­nis Har­ris­son. De nou­veaux lo­caux se­ront donc éven­tuel­le­ment

né­ces­saires pour que l’UQO puisse être moins « à l’étroit », d’au­tant plus l’éta­blis­se­ment sou­haite aus­si mettre sur pied un pro­gramme en ki­né­sio­lo­gie, pos­si­ble­ment dès l’au­tomne 2019.

Dans le cas de la ki­né­sio­lo­gie, l’UQO se­rait res­pon­sable de tout le pro­gramme, tan­dis que pour le doctorat en phar­ma­cie, l’UQO ac­cueille­rait entre ses murs la fa­cul­té de phar­ma­cie de l’Uni­ver­si­té La­val, qui se­rait donc l’ins­ti­tu­tion émet­trice des di­plômes. Le corps pro­fes­so­ral re­lè­ve­rait quant à lui de l’UQO. En 2016, l’Uni­ver­si­té La­val avait re­çu 1618 de­mandes d’ad­mis­sion pour l’une des 192 places dis­po­nibles dans son doctorat en phar­ma­cie.

—PA­TRICK WOODBURY, AR­CHIVES LE DROIT

Un pro­gramme de doctorat de pre­mier cycle en phar­ma­cie est en chan­tier à l’UQO.

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