Ma­de­leine Meilleur ébran­lée

Le Droit - - ACTUALITÉS - DA­NIEL LEB­LANC, LE DROIT

L’ex-mi­nistre dé­lé­guée aux Af­faires fran­co­phones et pro­cu­reure gé­né­rale de l’On­ta­rio, Ma­de­leine Meilleur, est com­plè­te­ment bou­le­ver­sée par la mort in­at­ten­due de Pierre de Blois.

À l’oc­ca­sion de l’une de ses rares en­tre­vues mé­dia­tiques de­puis le scan­dale en lien avec sa no­mi­na­tion avor­tée à titre de com­mis­saire aux langues of­fi­cielles du Ca­na­da, elle a qua­li­fié les évé­ne­ments de «tra­gé­die», rap­pe­lant que la com­mu­nau­té fran­co-on­ta­rienne perd un autre géant après Mau­ril Bé­lan­ger en août 2016.

Vi­si­ble­ment ébran­lée, elle af­firme que la conjointe de ce der­nier, De­bo­rah, lui a té­lé­pho­né en pleine nuit pour l’in­for­mer du dé­cès de ce­lui qui du­rant un quart de siècle a été un or­ga­ni­sa­teur po­li­tique pour elle.

«Je n’ai pas vrai­ment dor­mi par la suite, je ne pen­sais qu’à ça. Nous étions plus que des amis, je l’ai tou­jours consi­dé­ré comme un frère, et lui me voyait comme une soeur. Il a pré­si­dé presque toutes mes cam­pagnes élec­to­rales. Vrai­ment, on perd un très grand fran­co­phone, j’ai peine à ex­pri­mer la tris­tesse que je res­sens», a-t-elle lan­cé au bout du fil.

L’ex-dé­pu­tée af­firme qu’elle ne réa­lise pas en­core qu’elle ne cô­toie­ra plus l’homme qu’elle consi­dé­rait comme un conseiller très pré­cieux. «Il était très res­pec­té et avait beau­coup d’in­fluence. En tout cas, il était trop jeune pour mourir», a-telle ajou­té.

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