NOS COUPS DE COEUR FRAN­CO­PHONES

Le Franco - - LA UNE - PAR LU­CAS PILLERI

Elle pra­tique le vol­ley­ball, le soc­cer, le cross coun­try, le bad­min­ton, et s’est même ré­cem­ment conver­tie au poste d’en­traî­neur. Dans la sé­rie des cli­chés, on s'at­tend donc à in­ter­vie­wer une jeune femme com­plè­te­ment ex­tra­ver­tie. En réa­li­té, sa ti­mi­di­té n’a d’égale que sa pas­sion, et si elle parle peu, elle est en re­vanche pleine de mo­des­tie. Tout juste ado­les­cente, Mo­nique Ouellette pré­sente dé­jà toutes les qua­li­tés in­trin­sèques d’une spor­tive de haut ni­veau. Ac­cro aux sports, elle prouve qu'elle peut faire aus­si bien que les gar­çons... voir même mieux.

« Nul n’est pro­phète en son pays » est un adage bien connu, mais mis à mal par Mo­nique Ouellette. Ori­gi­naire de Bon­ny­ville, elle y vit, elle y fait ses études, elle s’y en­traîne, elle y en­traîne et sur­tout elle y ra­mène pas moins de 10 mé­dailles en moins de 7 ans. Is­sue d’une fa­mille de spor­tifs, elle a tou­jours bai­gné dans ce mi­lieu et c’est tout na­tu­rel­le­ment qu’elle y fait ses pre­miers pas à l’âge de 6 ans. « Mes pa­rents adorent le sport, et mes deux grands frères le pra­tiquent à ou­trance », nous confie-t-elle.

Même si elle s'en­traîne beau­coup, en­vi­ron 6 heures par se­maine, sa vraie pas­sion c’est la com­pé­ti­tion. Quand on lui de­mande quelle est la ré­com­pense par­mi ses cinq mé­dailles d’or, deux d’ar­gent et trois de bronze, est-elle le plus fière? Elle ré­pond tout sim­ple­ment, au­cune.

« Ce dont je suis le plus fière, c’est d’avoir re­çu le all star award du vol­ley­ball au ni­veau pro­vin­cial l’an­née der­nière. En plus de sou­li­gner la per­for­mance, il met en va­leur et re­con­nait mon tra­vail sur toute une sai­son », ré­vèle la cham­pionne qui est lu­cide sur l’im­por­tance de l'en­traî­ne­ment et du tra­vail.

UNE JEUNE FEMME DE DÉ­FIS

« Ce que j’aime dans le sport, ce sont les dé­fis », as­sure Mo­nique. Elle aime mettre la barre tou­jours plus haut, cette spor­tive joue éga­le­ment avec la ca­té­go­rie d’âge su­pé­rieur. « Elle était la seule fille de 10e an­née à avoir joué avec l’équipe de vol­ley­ball se­nior de son école. Elle y a d’ailleurs me­né un rôle très im­por­tant en at­taque », sou­ligne son en­traî­neur Troy Gratton. Se­lon lui, c’est aus­si grâce à Mo­nique si l’école des Beaux-Lacs a réus­si une sai­son in­croyable avec 6 mé­dailles d'or.

Pas en­core ras­sa­siée, Mo­nique Ouellette joue aus­si avec et contre les gar­çons. Se­lon elle, « il n’y a pas de gar­çons ou de filles sur le ter­rain, mais des par­te­naires ou des ad­ver­saires ». Si elle aime se confron­ter aux gar­çons, c’est éga­le­ment pour leur mon­trer qu’une fille peut ob­te­nir leur res­pect sur le ter­rain. D’après Troy Gratton, « elle de­vient même sou­vent la meilleure de l’équipe ».

Dé­bor­dante d’éner­gie, cette cham­pionne en­dosse par­fois la veste d'en­traî­neur. « Je veux don­ner à mon tour ce que l’on m’a don­né. J’aime voir les jeunes pro­gres­ser grâce à mes conseils ». En­ga­gée comme en­traî­neur pour l’équipe de vol­ley­ball au ni­veau 5/6, Mo­nique a vrai­ment la fibre pé­da­gogue. En en­traî­nant des ben­ja­mins, elle leur montre aus­si le che­min. « Elle est d’ores et dé­jà un exemple pour les plus jeunes », ré­sume Troy Gratton.

Mo­nique Ouellette a rem­por­té 10 mé­dailles en 7 ans.

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