PAULINE LÉGARÉ, UNE MÈRE SUPPORTRICE

Le Franco - - EDMONTON - PAR FUAT SEKER

Pauline Légaré est is­sue d’une fa­mille où le sport a tou­jours fait par­tie du quo­ti­dien. Au­jourd’hui, elle trans­met à ses en­fants le goût pour les ac­ti­vi­tés phy­siques, et est tou­jours là pour les en­cou­ra­ger. Ce qu’elle pré­fère dans le sport : les va­leurs d’ef­fort et de so­li­da­ri­té.

Le sport est une his­toire de fa­mille chez les Légaré. Ori­gi­naire du Qué­bec, Pauline Légaré a bai­gné très jeune dans un uni­vers spor­tif avec un père en­traî­neur de hockey et de balle ra­pide, et une mère en­traî­neuse de pa­ti­nage ar­tis­tique. « Pour ses 84 ans, ma mère a fait une par­tie de hockey ! », ra­conte-t-elle pour l’anec­dote.

Avec ses cinq frères et soeurs, elle s’adonne au hockey, au vol­ley­ball, à la balle lente… Les pommes ne tombent ja­mais bien loin de l’arbre ! « Le sport n’était pas une op­tion, ni un sa­cri­fice. C’était na­tu­rel », ex­plique-t-elle. Au­jourd’hui mère de fa­mille, elle est la pre­mière à sou­te­nir ses en­fants dans leurs ac­ti­vi­tés phy­siques. Sa fille Mar­jo­rie, 17 ans, pra­tique le pa­ti­nage ar­tis­tique de­puis ses trois ans, et s’exerce au­jourd’hui au Ga­te­way Ska­ting Club à Edmonton. Son fils Éme­ric, 15 ans, joue au hockey au SEERA et par­ti­ci­pe­ra aux qua­li­fi­ca­tions pour les Mid­get 3 l’an pro­chain.

« LE SPORT, C’EST LA SAN­TÉ ! »

Pauline Légaré est di­rec­trice ad­jointe du Ré­seau san­té al­ber­tain et connaît l’im­por­tance du sport. « Que ce soit in­tense ou non, pour­vu qu’on pra­tique une ac­ti­vi­té phy­sique : aé­rer son es­prit, faire bou­ger son corps… ».

Elle ob­serve que les Fran­coAl­ber­tains sont plu­tôt ac­tifs, dy­na­mi­sés par des évé­ne­ments comme les Jeux fran­co­phones aux­quels elle par­ti­ci­pe­ra pour une troi­sième fois cette an­née à Edmonton.

« Mon ma­ri et moi sommes bé­né­voles de­puis le dé­but. Cette fois, je se­rai en charge de la nu­tri­tion », pré­cise-t-elle.

Ce qui lui plaît par­ti­cu­liè­re­ment, c’est l’es­prit de so­li­da­ri­té. « Les Jeux ne sont pas ba­sés sur la com­pé­ti­tion, mais plu­tôt sur l’en­cou­ra­ge­ment à faire du sport en fran­çais. Les sports d’équipe per­mettent de créer une al­chi­mie, de dé­ve­lop­per des ami­tiés et un sen­ti­ment d’ap­par­te­nance ».

L’im­por­tant, c’est aus­si l’ef­fort. « Pas be­soin d’être le meilleur, tu dois don­ner le meilleur de toi-même », ré­sume-t-elle. Le sport vé­hi­cule aus­si des va­leurs so­ciales ap­pré­ciables. « C’est ap­prendre à vivre en so­cié­té, créer un lea­der­ship, s’en­cou­ra­ger. Les équipes sont des mini-so­cié­tés qui amé­liorent la com­pré­hen­sion de l’autre ».

Son conseil en tant que mère : sou­te­nir les en­fants dans leurs choix spor­tifs. « Il faut tou­jours les en­cou­ra­ger, même sans al­ler à un haut ni­veau ». À bon en­ten­deur !

Pauline Légaré et ses en­fants spor­tifs.

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