UN NOMBRE CROIS­SANT DE NOU­VEAUX AR­RI­VANTS DES­SER­VIS

Le Franco - - COMMUNAUTAIRE - PAR LU­CAS PILLERI

Le 31 mai, l’as­sem­blée gé­né­rale an­nuelle du Centre d’ac­cueil et d’éta­blis­se­ment (CAÉ) s’est te­nue au Cam­pus Saint-Jean. En présence de 120 per­sonnes, la rencontre a per­mis de sa­luer les bons chiffres de l’or­ga­nisme et d’en­vi­sa­ger de fa­çon concer­tée les dé­fis à ve­nir.

L’as­sem­blée a été inau­gu­rée par une con­fé­rence sur le vieillis­se­ment, ani­mée par Pau­lin Mu­la­tris, professeur au Cam­pus Saint-Jean, et Alain Nogue, an­cien di­rec­teur ad­joint de la Di­rec­tion de l’édu­ca­tion fran­çaise (DÉF). Pen­dant une qua­ran­taine de mi­nutes, les deux ora­teurs ont ex­po­sé les dé­fis que pré­sente le vieillis­se­ment pour les im­mi­grants fran­co­phones. Puis, le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion a été réé­lu, en­ri­chi par l’ar­ri­vée de quatre nou­veaux vi­sages : Bri­gitte Etien, vice-pré­si­dente du Centre de bien-être et de pré­ven­tion, Al­fred Lu­khan­da, cher­cheur au Cam­pus Saint-Jean, Jean-Da­niel Trem­blay, an­cien di­rec­teur de l’école Ga­brielle-Roy, et Kod­jo Efu, em­ployé de la mu­ni­ci­pa­li­té de Fort MCMURRAY. La pré­si­dence n’était, elle, pas en élec­tion. Paul Du­bé reste donc en place. L’or­ga­nisme peut dé­sor­mais comp­ter sur l’adhé­sion de deux nou­veaux membres : Le Fran­co et le Centre de bien-être et de pré­ven­tion.

DES CHIFFRES PO­SI­TIFS

Georges Bahaya, di­rec­teur gé­né­ral du CAÉ, a pro­non­cé un dis­cours de bien­ve­nue et est re­ve­nu sur les ac­com­plis­se­ments de l’an­née. « De ma­nière gé­né­rale, nous avons at­teint nos cibles », ré­sume-t-il. À Edmonton et Fort MCMURRAY, l’or­ga­nisme a re­joint 1045 ré­si­dents per­ma­nents et ré­fu­giés, les clients dits « éli­gibles », ain­si que 335 nou­veaux ar­ri­vants, c’est-à-dire des Ca­na­diens na­tu­ra­li­sés ou de­man­deurs d’asile. En outre, 109 fran­co­phones is­sus du Ca­na­da et de la France ont été ac­cueillis. À Grande Prai­rie, 718 clients éli­gibles sont pas­sés par le CAÉ et 125 Ca­na­diens na­tu­ra­li­sés ou de­man­deurs d’asile ont été ser­vis. En­fin, l’or­ga­nisme y a at­teint 259 tra­vailleurs tem­po­raires étran­gers. Cô­té fi­nan­cier, les rap­ports sont tou­jours au beau fixe. « On n’a ja­mais eu de dé­fi­cit en 15 ans », se fé­li­cite Georges Bahaya. L’or­ga­nisme en­re­gistre même un pe­tit sur­plus.

LE CAÉ EN EX­PAN­SION

L’une des nou­veau­tés pour 2017-2018 a été l’ob­ten­tion d’un nu­mé­ro de cha­ri­té. En outre, l’or­ga­nisme a ou­vert un deuxième bu­reau dans le nord d’Edmonton « pour se rap­pro­cher de cer­tains clients », au sein du Edmonton Men­no­nite Centre for New­co­mers. Un nou­veau point de ser­vice à Fort MCMURRAY a aus­si vu le jour. Dé­sor­mais, le CAÉ compte 7 per­sonnes à Fort MCMURRAY et 18 à Edmonton. Par ailleurs, le pro­jet de ju­me­lage entre nou­veaux ar­ri­vants et per­sonnes éta­blies dans la com­mu­nau­té a per­mis d’ai­der 58 par­ti­ci­pants.

LA SUITE

Pour Georges Bahaya, trois dé­fis res­tent à sur­mon­ter dans les an­nées à ve­nir. D’abord, c’est l’ac­cès au mar­ché de l’em­ploi pour les nou­veaux ar­ri­vants qui re­pré­sente la plus grosse épreuve. À cet égard, un nou­veau pro­jet de « cercle de conver­sa­tion an­glaise » ver­ra le jour, per­met­tant aux nou­veaux ve­nus d’amé­lio­rer leurs com­pé­tences en an­glais. En­suite, il fau­dra amé­lio­rer l’ac­cès aux ser­vices de gar­de­rie. Pour le di­rec­teur, les places à 25 dol­lars an­non­cées en mai der­nier par le gou­ver­ne­ment pro­vin­cial ne se­ront pas suf­fi­santes. En­fin, le manque d’ infrastructures pose pro­blème. « Aus­si bien à Edmonton qu’à Fort MCMURRAY, on n’ar­rive plus à trou­ver d’en­droits pour or­ga­ni­ser nos ac­ti­vi­tés. Notre salle de con­fé­rence de­vient exi­guë », s’in­quiète le res­pon­sable.

« [NOUS N'AVONS] JA­MAIS EU DE DÉ­FI­CIT EN 15 ANS »

- GEORGES BAHAYA, DI­REC­TEUR GÉ­NÉ­RAL DU CAÉ

Une grande par­tie des em­ployés du Centre d'ac­cueil et d'éta­blis­se­ment.

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