C. TAR­DIF : UNE « GRANDE DAME » RÉ­COM­PEN­SÉE

Le Franco - - LA UNE - PAR FUAT SEKER

La Fé­dé­ra­tion des com­mu­nau­tés francophones et aca­dienne (FCFA) du Ca­na­da a ho­no­ré le 7 juin, les deux sé­na­trices à la re­traite, Ma­ria Cha­put et Claudette Tar­dif. L’ex- sé­na­trice fran­co-albertaine C. Tar­dif, qui a consa­cré sa car­rière à l’avan­ce­ment de la Fran­co­pho­nie et des langues of­fi­cielles, s’est entre autres vu re­mettre le pres­ti­gieux prix Bo­réal de la FCFA à l’oc­ca­sion d’une ré­cep­tion à Ot­ta­wa.

S’il a été ques­tion d’en­tre­prendre une étude sur la mo­der­ni­sa­tion com­plète de la loi sur les langues of­fi­cielles, c’est en bonne par­tie grâce à la dé­ter­mi­na­tion de Claudette Tar­dif. « Une grande dame qui n’a ja­mais ces­sé de tout mettre en oeuvre pour que le gou­ver­ne­ment res­pecte ses obli­ga­tions en ma­tière de langues of­fi­cielles », ex­pli­quait le pré­sident de la FCFA, Jean John­son. D’ailleurs, c’est aus­si pour cette rai­son que ce prix lui a été dé­cer­né au cours des Ren­contres na­tio­nales de la fran­co­pho­nie 2018. Très agréa­ble­ment sur­prise, c’est avec un plai­sir dé­mons­tra­tif que l’ex-Sé­na­trice C. Tar­dif a re­çu le prix Bo­réal. « C’est ex­tra­or­di­naire d’être re­con­nue au ni­veau na­tio­nal pour son tra­vail, et je suis d’au­tant plus heu­reuse que je le re­çois avec Ma­ria Cha­put qui a aus­si beau­coup oeu­vré dans ce sens », nous a-t-elle confié. Le rôle de lea­der­ship-clé de C. Tar­dif avait pous­sé le Co­mi­té sé­na­to­rial des langues of­fi­cielles à en­tre­prendre l’étude qu’il mène ac­tuel­le­ment sur la mo­der­ni­sa­tion de la Loi.

« OP­TI­MISTE PRU­DENTE »

Re­trai­tée du Sé­nat de­puis le 2 fé­vrier der­nier, cette na­tive de l’Al­ber­ta n’a pas ou­blié d’où elle ve­nait et a te­nu à re­mer­cier « toute la com­mu­nau­té fran­co­phone de la pro­vince, ain­si que ses or­ga­nismes pour cette confiance de douze années à la Chambre haute » dé­cla­rait-elle. L’ex-sé­na­trice fran­co-albertaine a illus­tré du­rant toutes ces années la fa­çon dont le Sé­nat pou­vait jouer son rôle de re­pré­sen­ta­tion des mi­no­ri­tés au Ca­na­da. Dé­sor­mais lé­gi­ti­mée à tra­vers ce prix, elle re­part de la soi­rée avec le sen­ti­ment du de­voir ac­com­pli. Se qua­li­fiant « d’op­ti­miste pru­dente » pour l’ave­nir de la fran­co­pho­nie, elle en­cou­rage la com­mu­nau­té à conti­nuer leurs dé­marches et leurs tra­vaux.

UNE VIE D’EN­GA­GE­MENT

« Je suis par­ti­cu­liè­re­ment fière de l’en­semble de mon en­ga­ge­ment et de mon im­pli­ca­tion pour l’avan­ce­ment des dos­siers de la fran­co­pho­nie en Al­ber­ta, ain­si que pour l’en­semble du Ca­na­da », ré­pond-elle sans hé­si­ta­tion quand on lui de­mande de quoi elle est le plus fière. Même à la re­traite C. Tar­dif continue de gar­der un oeil bien­veillant sur la Fran­co­pho­nie. «Le mi­nistre Scott Brison m’a de­man­dé de faire par­tie d’un groupe d’ex­pert pour la ré­vi­sion de la loi sur les langues of­fi­cielles, et j’ai aus­si été nom­mée au con­seil des gou­ver­neurs de l'Uni­ver­si­té de l'Al­ber­ta pour un man­dat de trois ans » nous a-t-elle confié.

« JE SUIS PAR­TI­CU­LIÈ­RE­MENT FIÈRE DE L’EN­SEMBLE DE MON EN­GA­GE­MENT ET DE MON IM­PLI­CA­TION »

- CLAUDETTE TAR­DIF. EX- SÉ­NA­TRICE FRAN­CO-ALBERTAINE

Ma­ria Cha­put et Claudette Tar­dif ont été ho­no­rées par la Fé­dé­ra­tion des com­mu­nau­tés francophones et aca­dienne (FCFA)

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