M. Ar­nal ré­pond

Le Franco - - LA UNE -

Les cinq dé­mis­sion­naires du CA de l’ACFA pro­vin­ciale ont te­nu à ré­pondre par voie de lettre sur les rai­sons de leurs dé­mis­sions. Marc Ar­nal ré­pond aux accusations qui lui sont adres­sées. Entrevue à coeur ou­vert avec le pré­sident de l’ACFA. Que pen­sez-vous de cette lettre ? C’est une cam­pagne de sa­lis­sage per­son­nel. Ça res­semble un peu à du bul­lying, à des at­taques ad ho­mi­nem. Ce sont des at­taques qui dé­notent un manque d’éthique et une ab­sence d’ar­gu­ments rai­son­nables pour sou­te­nir des po­si­tions qui sont far­fe­lues. Tout cet in­con­fort re­lève d’un pro­ces­sus : ce­lui jus­te­ment de mettre en place un con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion pour Le Fran­co. Il y avait des per­sonnes au CA qui étaient très né­ga­tives en­vers Le Fran­co et l’édi­trice du jour­nal. Quand j’ai vu ça, j’ai vou­lu mettre en place un pro­ces­sus qui al­lait as­su­rer une cer­taine neu­tra­li­té, une cer­taine ob­jec­ti­vi­té. Afin d’évi­ter des dé­bats non pro­duc­tifs à l’ACFA, j’ai éta­bli un pro­ces­sus où on al­lait choi­sir des ex­perts afin d’éva­luer la si­tua­tion et faire rap­port. Et il était conve­nu qu’on ac­cep­te­rait d’em­blée ce qu’ils pro­dui­raient. On a dé­ci­dé de man­da­ter l’une des membres du co­mi­té exé­cu­tif [Ma­rie-Laure Po­ly­dore] comme lien entre Le Fran­co et l’ACFA. J’ai re­vu les pro­cès ver­baux et on men­tionne que toute ques­tion ou in­quié­tude doit pas­ser par ce membre-là du CE vers l’ACFA. Ima­gi­nez ma sur­prise quand on fait ve­nir Louis Gre­nier, le nou­veau pré­sident du CA du Fran­co et que l’une des membres du CA com­mence à lui po­ser 52 ques­tions, et qu’un autre membre du CA sort de sa mal­lette une conven­tion. J’ai réa­li­sé en trois se­condes que cette conven­tion-là avait été em­prun­tée de Ra­dio-Ca­na­da et que son ob­jec­tif était de gar­der la main mise sur Le Fran­co.

Entre le mo­ment de mise en place de ce pro­ces­sus et l’épi­sode que vous re­la­tez, com­bien de temps s’est-il écou­lé ?

Le pro­ces­sus a été mis en place en dé­cembre et ça s’est pas­sé au mois de mai, donc en­vi­ron 5 mois. Je conviens que j’ai le­vé le ton. Mais j’ai le­vé le ton pour la simple rai­son que ce qui était pro­po­sé m’ap­pa­rais­sait to­ta­le­ment dé­loyal et contraire à tout ce qu’on avait vo­té au préa­lable, dont les re­com­man­da­tions des ex­perts qui ont été en­té­ri­nées au CA de fé­vrier.

Avez-vous eu le sen­ti­ment qu’on cher­chait à en­rayer le pro­ces­sus ?

C’est de l’obs­truc­tion sys­té­ma­tique. On a vou­lu de toutes les fa­çons pos­sibles et ima­gi­nables es­sayer de re­tar­der le pro­ces­sus d’au­to­no­mi­sa­tion re­la­tive du Fran­co. Si, dans le fa­meux do­cu­ment pré­pa­ré par le membre que je ne nom­me­rais pas, il y avait eu au moins une al­lu­sion au fait que toutes les choses qui étaient in­cluses dans ce fa­meux do­cu­ment étaient sou­hai­tables dans la me­sure des moyens dont dis­po­sait Le Fran­co. Mais il n’y avait rien de tout ça. C’était une liste ir­réa­li­sable que même Jé­susCh­rist en per­sonne n’au­rait pas pu réa­li­ser. Et en­core moins avec les mo­da­li­tés que Le Fran­co pos­sède pour réa­li­ser ses ob­jec­tifs.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.