LA FRAN­CO­PHO­NIE AL­BER­TAINE SUR LES PLANCHES

Le Franco - - CULTURE - PAR LU­CAS PILLERI

Du 16 au 26 août, le Ed­mon­ton Fringe Fes­ti­val re­vient pour sa sai­son an­nuelle, ren­dez-vous at­ten­du des ha­bi­tants qui ri­ront, pleu­re­ront et s’émou­vront au dé­tour des nom­breuses pièces pré­sen­tées. Ils pour­ront cette an­née comp­ter sur la pré­sence d’une di­zaine d’ar­tistes fran­co-al­ber­tains sur scène, et de trois lieux de re­pré­sen­ta­tion dans le quar­tier de Bonnie Doon, don­nant un coup de pro­jec­teur sur la fran­co­pho­nie. Cette an­née, les spec­ta­teurs pour­ront as­sis­ter à six pièces au théâtre de la Ci­té fran­co­phone, sept pièces à l’Au­di­to­rium proche du Ca­fé Bi­cy­clette et neuf pièces au Cam­pus Saint-Jean. De quoi at­ti­rer du monde dans le quar­tier fran­co­phone de Bonnie Doon. « On s’at­tend à plus de 17 000 billets pour les trois théâtres », sou­ligne Da­niel Cour­noyer, di­rec­teur gé­né­ral de la Ci­té fran­co­phone.

ENTRE MÉ­LANGE ET INCLUSION

Joëlle Pré­fon­taine, di­rec­trice ar­tis­tique et co-di­rec­trice générale de l’UniT­héâtre, joue dans la pièce Walk aux cô­tés de trois autres co­mé­diens fran­co­phones. « Quatre ar­tistes bi­lingues dans la même pièce, ça n’ar­rive pas sou­vent ! », re­con­naît-elle. Si les pièces pré­sen­tées sont toutes en an­glais, la touche fran­co­phone est bel et bien pré­sente. « C’est im­por­tant de tra­vailler avec di­vers ar­tistes. La com­mu­nau­té théâ­trale est pe­tite à Ed­mon­ton, le Fringe est une op­por­tu­ni­té de tra­vailler avec d’autres ar­tistes, sur dif­fé­rents styles de pièce », ex­plique l’ac­trice qui voit dans le Fringe une oc­ca­sion en or pour les nou­veaux dra­ma­turges et écri­vains d’ex­pri­mer leur ta­lent, et l’as­su­rance de la nou­veau­té pour les spec­ta­teurs. Le Fringe per­met à la mi­no­ri­té fran­co­phone « d’être par­tie pre­nante de la grande com­mu­nau­té d’Ed­mon­ton », se­lon les mots du di­rec­teur de la Ci­té. Grâce à la pré­sence des ar­tistes et des trois lieux de re­pré­sen­ta­tion, la fran­co­pho­nie al­ber­taine se re­trouve elle aus­si sous le feu des pro­jec­teurs. « C’est l’oc­ca­sion d’af­fi­cher la fier­té cultu­relle », re­lève Da­niel Cour­noyer.

UNE VI­TRINE SUR LA FRAN­CO­PHO­NIE

Le Fringe fait rayon­ner le quar­tier fran­co­phone. « Ça fait 15 ans que notre théâtre est uti­li­sé. C’est une op­por­tu­ni­té pour nous de pro­mou­voir la Ci­té et la pré­sence fran­co­phone à Ed­mon­ton », té­moigne Da­niel Cour­noyer. Le fes­ti­val donne l’oc­ca­sion au pu­blic gé­né­ral de dé­cou­vrir le centre cultu­rel fran­co­phone, son Ca­fé bi­cy­clette et ses or­ga­nismes com­mu­nau­taires. Pour gar­der les vi­si­teurs dans le quar­tier, la Ci­té or­ga­nise même une Sé­rie Pa­tio toute la se­maine des fes­ti­vi­tés. Plu­sieurs ar­tistes jouent ain­si sur la ter­rasse de la Ci­té chaque soir. « Nous avons dé­ve­lop­pé une ex­cel­lente ré­pu­ta­tion dans le cadre du Fringe, on pro­fite de cette éner­gie de fa­çon po­si­tive pour sen­si­bi­li­ser le monde », pour­suit le di­rec­teur. Chaque an­née à l’oc­ca­sion du Fringe, des mil­liers de vi­si­teurs dé­couvrent ain­si, au dé­tour d’une pièce, la Ci­té fran­co­phone et sa com­mu­nau­té, ren­dant un peu plus vi­sible la pré­sence des Fran­co-Al­ber­tains à Ed­mon­ton.

La Sé­rie Pa­tio va pro­lon­ger le plai­sir du­rant le Fringe à la Ci­té fran­co­phone

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