TAXE ROSE : COÛTE-T-IL PLUS CHER D’ÊTRE UNE FEMME ?

Le Franco - - LA UNE -

Les femmes sont-elles vic­times d’une taxe rose ? C’est ce que plu­sieurs études tendent à prou­ver. Dé­pen­ser plus pour les mêmes pro­duits ou ser­vices quand on est une femme se­rait mon­naie cou­rante dans les grandes sur­faces et chez cer­tains éta­blis­se­ments. Et la com­mu­nau­té fran­co-al­ber­taine n’en est pas exempte.

D’après une étude réa­li­sée par Par­seHub, les Canadiennes dé­pensent 43 % de plus que les hommes pour les pro­duits d’hy­giène per­son­nelle. Ce ré­sul­tat est ap­pa­ru après que la firme s’est pen­chée sur plus de 3 000 pro­duits au sein de trois grandes en­seignes, Wal­mart, Well et Lo­blaws. Les dif­fé­rences de prix sont par­fois bien ca­mou­flées. Sur les ra­soirs, les sham­poings, le sa­von et les dé­odo­rants par exemple, les femmes paie­raient seule­ment un sur­plus de 6 % sur le prix to­tal des ar­ticles lorsqu’on re­garde l’éti­quette du prix to­tal. Mais c’est sans prê­ter at­ten­tion aux quan­ti­tés. Car c’est en com­pa­rant avec le poids que la dif­fé­rence de prix de plus de 40 % ap­pa­raît.

ET DANS LA COM­MU­NAU­TÉ ?

Cer­tains membres de la com­mu­nau­té fran­co-al­ber­taine se sont aper­çus, non sans sur­prise, que la Coa­li­tion des femmes de l’Al­ber­ta fai­sait payer ses adhé­rentes 25 $ pour leurs frais de co­ti­sa­tion contre 20 $ pour les hommes. Une adhé­sion à un coût plus éle­vé pour la gent fé­mi­nine quand on a pour man­dat de dé­fendre la cause des femmes, cer­tains jugent l’opé­ra­tion contre-pro­duc­tive.

Le­ti­cia Nad­ler, pré­si­dente de la Coa­li­tion, jus­ti­fie : « Les femmes sont des membres

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