EN TOUTE CONFES­SION

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Serge Drouin Le Jour­nal de Qué­bec

Éric Sal­vail, qui a re­pris ces der­niers jours l’ani­ma­tion de Dieu mer­ci!, n’a pas hé­si­té un ins­tant à ré­pondre aux ques­tions du Jour­nal.

Votre ri­tuel avant d’en­trer en ondes?

Je suis com­plè­te­ment dé­ran­gé à ce ni­veau-là. Pre­miè­re­ment, je m’as­sois tou­jours à la même place pour re­lire les textes que je dois dire en ondes. Je tra­vaille tou­jours avec les mêmes cou­leurs de crayon: un noir, un jaune et un bleu. Aus­si, je porte tou­jours la même robe de chambre. Elle est vieille, pleine de ma­quillage, mais per­sonne n’a le droit de la la­ver. Elle est un peu comme un porte-bon­heur.

Ce qui vous met en co­lère?

L’in­com­pé­tence des gens... Moi, je pense que je suis com­pé­tent et tra­vailler avec des gens in­com­pé­tents, je ne suis pas ca­pable.

Ce qui vous comble de bon­heur?

Je suis content d’être ar­ri­vé, en 2008, à un équi­libre entre ma vie pro­fes­sion­nelle et per­son­nelle. Avant, il n’y avait de la place que pour mon tra­vail dans ma vie.

Vous êtes donc en amour?

Oui.

Ren­drez-vous l’iden­ti­té de votre amour pu­blique?

Non. Je pense que, gé­né­ra­le­ment, je suis un gars gé­né­reux. Tou­te­fois, je garde cet as­pect de ma vie pour moi.

Une ins­pi­ra­tion qui vous a in­ci­té à faire ce mé­tier?

Sans au­cune hé­si­ta­tion, Mi­chel Jas­min. J’écou­tais re­li­gieu­se­ment son talk-show tous les soirs.

Une idole de jeu­nesse à la té­lé?

Bo­bi­no et Bo­bi­nette.

Si vous de­viez mou­rir demain?

Je m’en irais chez ma mère à So­rel. Quoi de plus ras­su­rant et sé­cu­ri­sant que de mou­rir au­près de sa mère.

Votre plus grande fier­té?

D’être où j’en suis ren­du main­te­nant. Il n’y avait rien qui me pré­des­ti­nait à ce mé­tier, per­sonne dans mon en­tou­rage pour m’ai­der, me conseiller.

Ce qui vous a mo­ti­vé à per­sé­vé­rer?

Le dé­sir de faire ce mé­tier et la pas­sion de le faire. Il y a eu des gens comme Ju­lie Sny­der et Da­nielle Oui­met qui m’ont don­né ma pre­mière chance.

Votre plus grande qua­li­té?

L’ac­ces­si­bi­li­té en­vers le pu­blic.

Votre plus grand dé­faut?

Mon manque de confiance en moi; le doute. Je suis quel­qu’un qui se re­met tou­jours en ques­tion, qui re­met tout en ques­tion.

Un rêve?

Avoir un rôle dans une té­lé­sé­rie. Fa­bienne La­rouche écrit ac­tuel­le­ment Trau­ma. On ne sait ja­mais.

Ce que vous chan­ge­riez, phy­si­que­ment par­lant?

Il y a tel­le­ment de choses. Je pren­drais bien une couple de pouces de plus. J’au­rai 40 ans bien­tôt. Je fais at­ten­tion à ce que je mange pour ne pas prendre de poids au ventre comme tous les hommes. J’ai­me­rais bien avoir un « six pack »... Je prends pour­tant les moyens pour y ar­ri­ver. Je m’en­traîne.

Moyen de trans­port pré­fé­ré?

Le train. C’est confor­table et ça me per­met de tra­vailler à mon or­di­na­teur.

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