L’ex­pé­rience Push

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Sun Me­dia

et dans un tout nou­veau film, elle joue une sorte de su­per hé­ros à la Blade Run­ner, qui boit à s’en rendre ma­lade. LOS ANGELES — Ils gran­dissent si vite. Da­ko­ta Fan­ning donne des ré­pri­mandes dans le film The Cat In The Hat (Le chat dans le cha­peau)

Push,

Cas­sie est une jeune voyante qui fuit à Hong Kong les forces obs­cures du gou­ver­ne­ment des États-Unis, qui veulent lui mettre le grap­pin des­sus. Elle dé­cide d’ex­plo­rer ce don qui pro­vient de sa mère qui lui a ra­con­té que la consom­ma­tion d’al­cool lui per­met­tait d’avoir des vi­sions claires de l’ave­nir. Elle consomme donc une cer­taine quan­ti­té de whis­ky chi­nois.

Ne vous in­quié­tez pas, car Fan­ning - qui au­ra 15 ans la se­maine pro­chaine - af­firme qu’elle n’avait ja­mais vé­cue une telle ex­pé­rience au­pa­ra­vant. « Je viens de le faire. Je ne sa­vais même pas ce que j’al­lais faire avant de le faire », ra­conte Fan­ning.

Ch­ris Evans (qui joue Nick, son fu­gi­tif par­te­naire qui a des pou­voirs té­lé­ki­né­siques) et le réa­li­sa­teur Paul McGui­gan plai­santent en pré­ten­dant avoir été ses conseillers en ce do­maine.

« Je suis sûr qu’elle n’a ja­mais pris une cuite, mais son réa­li­sa­teur écos­sais a pris un coup à quelques re­prises », ex­plique McGui­gan dans un éclat de rire.

« C’est l’une de mes scènes pré­fé­rées dans le film, dit en­core McGui­gan, sim­ple­ment parce que c’est tel­le­ment drôle de voir Da­ko­ta Fan­ning jouer une scène où elle est ivre. Elle a été très bonne. »

UNE ÉTAPE EX­CI­TANTE

La fin de l’en­fance est un dé­fi de taille pour la plu­part des en­fants ac­teurs (par exemple: Ma­cau­lay Cul­kin), mais Fan­ning est ex­ci­tée de par­ler de cette étape de sa vie.

« Je suis pas­sée du tour­nage de ce film pour en­chaî­ner en­suite avec The Se­cret Life of Bees ( ou Le se­cret de Li­ly Owens dans le­quel elle joue une ado­les­cente en proie à la culpa­bi­li­té et qui a un père bru­tal), qui a été com­plè­te­ment dif­fé­rent, dit-elle. Ce n’est qu’un exemple qui dé­montre à quel point j’ai du plai­sir ces der­niers temps. En vieillis­sant, il y a beau­coup plus de rôles et tant de belles his­toires. Je peux être toutes sortes de per­sonnes dif­fé­rentes. C’est tel­le­ment ex­ci­tant. »

La suite, en at­ten­dant la fin des né­go­cia­tions et que le dan­ger d’une grève des ac­teurs soit écar­tée, c’est un rôle dans le film New Moon; le deuxième cha­pitre de l’his­toire de vam­pires pour ado­les­cents Twi­light (elle joue­rait le vam­pire Jane); un rôle qui, ex­plique-t-elle, se­rait « vrai­ment, vrai­ment amu­sant. »

À L’AUTRE BOUT DU MONDE

Push est un film à pe­tit bud­get qui a été tour­né ra­pi­de­ment à Hong Kong et qui l’a éloi­gnée de son do­mi­cile plus que n’im­porte quel autre film.

« Il était amu­sant d’être si loin de chez soi. Ce fut un choc cultu­rel, mais dans le sens po­si­tif du terme. Ma mère était avec moi, et mon père est ve­nu nous rendre vi­site pen­dant un cer­tain temps. Le plus drôle est que ma soeur (Elle Fan­ning) était à Budapest avec ma grand-mère en train de tour­ner ( Nut­cra­cker - The Un­told Sto­ry). Mon père était donc seul à la mai­son pen­dant quelques mois. »

Le mau­vais cô­té de la chose lors­qu’on tourne un film à l’autre bout du monde, c’est la nour­ri­ture.

« Nous avions une équipe cantonaise et la res­tau­ra­tion avait été pen­sée pour eux, ce qui est ex­cellent, car ce sont les per­sonnes qui tra­vaillent le plus du­re­ment sur le pla­teau. » Mais elle avoue qu’elle s’est main­te­nue en vie en man­geant de la piz­za et des su­shis à son hô­tel.

Un bon cô­té de cette ex­pé­rience ci­né­ma­to­gra­phique a été la pos­si­bi­li­té de gar­der son ano­ny­mat. « Per­sonne ne m’a re­con­nue, dit Fan­ning. Ce fut une ex­pé­rience très dif­fé­rente. »

Evans, quant à lui, ajoute : « Ils n’ont pas vrai­ment choi­si d’être en in­ter­ac­tion avec elle. C’est une ville très chao­tique, très bruyante, très agi­tée et ils ne vont pas fer­mer les rues pour vous. Nous avons donc ca­ché une ca­mé­ra der­rière un au­to­bus, je mar­chais dans la rue avec Da­ko­ta et les gens ne fai­saient pas plus at­ten­tion. Ils nous bous­cu­laient, comme si nous étions dans leur che­min. »

LES RISQUES DU MÉ­TIER

Fan­ning a ga­gné ses ga­lons de film d’ac­tion en pre­nant des éclats dans une scène py­ro­tech­nique tour­née dans un mar­ché de pois­sons de Hong Kong. Dans cette scène, Cas­sie et Nick sont pour­chas­sés par des Chi­nois qui peuvent cas­ser le verre et leur faire sai­gner les oreilles uni­que­ment avec le son de leur voix. On voit donc des aqua­riums qui ex­plosent tout au­tour d’eux.

« L’un de ces aqua­riums s’est fra­cas­sé, il y avait du plas­tique sur le ré­ser­voir, et nous avons ter­mi­né la scène. Da­ko­ta est blanche comme un drap. Elle en­lève sa veste et tout le long de son bras, elle a des mor­ceaux de plas­tique qui sont pas­sés au tra­vers de sa veste. Mais elle a ter­mi­né la scène. »

« Ce n’était pas grand-chose vous sa­vez, » dit Fan­ning, qui ne veut pas exa­gé­rer l’am­pleur de ses bles­sures. « Dans cette scène tour­née au mar­ché de pois­sons, vous me voyez prendre mon bras. C’est dans le film. »

PHOTO LE JOUR­NAL

Da­ko­ta Fan­ning avoue avoir vé­cue une ex­pé­rience dif­fé­rente en tour­nant les scènes du film Push.

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