Voyage aux confins du cer­veau et de l’es­prit

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Le Jour­nal de Mon­tréal

Des dates de tour­nées jus­qu’en 2011. Des sup­plé­men­taires par­tout, un nou­veau pro­jet té­lé. Après avoir fas­ci­né et hyp­no­ti­sé plus de 10 000 spec­ta­teurs et ven­du plus de 70 000 billets de sa pré­sente tour­née, Mess­mer le Fas­ci­na­teur re­vient sur scène dans la ré­gion de Mon­tréal dès fé­vrier. Le Jour­nal s’est en­tre­te­nu avec le maître de l’es­prit, qui sou­haite mettre en lu­mière la puis­sance du sub­cons­cient.

Q. VOS SCÉ­NA­RIOS SONT SOU­VENT HI­LA­RANTS. À QUOI PEUVENT S’AT­TENDRE LES SPEC­TA­TEURS?

Les spectacles sont dif­fé­rents chaque soir parce que c’est mon­sieur et ma­dame Tout-le-monde qui montent sur scène, ce n’est pas or­ga­ni­sé. Ils ré­agissent donc de fa­çon dif­fé­rente aux nu­mé­ros. Les gens qui ont dé­jà vu le spec­tacle risquent de rire au­tant du dé­but à la fin parce qu’il y a beau­coup d’im­pré­vus qui se pro­duisent.

Q. VOUS SOU­LE­VEZ AU­JOURD'HUI L’EN­GOUE­MENT DU PU­BLIC. EN A-T-IL TOU­JOURS ÉTÉ AIN­SI?

Ça fait 20 ans que je fais le mé­tier de fas­ci­na­teur de foule. Avant, j’étais dans un mi­lieu un peu plus cor­po­ra­tif, un peu plus un­der­ground. Puis j’ai ren­con­tré une équipe avec la­quelle ça va su­per bien; en un peu plus d’un an on a fran­chi le cap des 70 000 billets et on a des sup­plé­men­taires par­tout. Je n’ai ja­mais été la sa­veur du mois. Il a fal­lu que je me batte toutes ces an­nées pour réus­sir à ame­ner le spec­tacle où il est ren­du au­jourd’hui. Je suis vrai­ment fier. C’est une autre étape de fran­chie, main­te­nant je veux al­ler plus loin.

Q. LES GENS VOUS PRENNENT-ILS AU SÉ­RIEUX OU SONT-ILS SCEP­TIQUES?

Je vois, sur le ter­rain, que la vi­sion des gens par rap­port à mon tra­vail a beau­coup chan­gé. De­puis l’émis­sion de té­lé­vi­sion, il y a eu une coche de plus. Main­te­nant, j’ar­rive sur scène et les gens ap­plau­dissent alors qu’avant ils étaient crain­tifs. Ils com­prennent un peu plus ce qui se passe. Je suis content.

Q. COMMENT ÊTES-VOUS DE­VE­NU FAS­CI­NA­TEUR?

Il n’y a pas de don là-de­dans. J’ai com­men­cé très jeune à être ini­tié à la force du sub­cons­cient par mon grand-père. J’uti­lise le ma­gné­tisme, l’hyp­nose, la sug­ges­tion ver­bale. C’est comme dans tous les mé­tiers, il y en a des bons et d’autres moins bons. Moi, j’avais peut-être le ta­lent d’ap­prendre ça fa­ci­le­ment. Mon but sur scène c’est de mon­trer aux gens que ça fonc­tionne réel­le­ment. Il suf­fit de se syn­chro­ni­ser en­semble. J’en­seigne aus­si à ces gens-là par le rire, par le spec­tacle, que notre sub­cons­cient est puis­sant. C’est juste qu’on n’a pas ap­pris à s’en ser­vir. La scène est une bonne plate-forme pour moi.

Q. VOTRE TRA­VAIL SEMBLE IN­EX­PLI­CABLE. COMMENT FASCINEZ-VOUS LES VO­LON­TAIRES QUI SE PRÊTENT AU JEU?

Sans don­ner tous mes trucs, je di­rais qu’il y a toutes sortes de tech­niques pour ame­ner les gens dans cet état se­cond. On dé­gage tous de l’éner­gie, comme un émet­teur-ré­cep­teur. Moi, j’ai ap­pris à conden­ser cette éner­gie-là, à l’am­pli­fier et à l’en­voyer dans la salle et les gens qui sont sur la même fré­quence que moi la res­sentent et ré­agissent.

Q. EST-CE QUE TOUT LE MONDE EST RÉ­CEP­TIF FACE À L’HYP­NOSE?

Tout le monde peut vivre la sen­sa­tion d’être hyp­no­ti­sé. C’est cer­tain qu’il y a des gens qui sont à la base plus sen­sibles à ma fré­quence, à ma sug­ges­tion. C’est eux que j’es­saie de trou­ver. Ça ne veut pas dire que parce que vous n’avez pas vé­cu l’ex­pé­rience un soir que vous n’êtes pas un bon su­jet. Au contraire, il s’agit juste de se syn­chro­ni­ser en­semble et vous pour­rez vivre l’ex­pé­rience vous aus­si.

Q. QUELS SONT VOS PRO­JETS FU­TURS?

On a dé­jà des offres très sé­rieuses de l’Eu­rope. Pour l’ins­tant, le temps nous manque parce qu’on est en tour­née ici mur à mur, mais on es­saie de pla­ni­fier une en­trée là-bas.

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