UN TA­TA EN VOGUE

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Pierre O. Nadeau Le Jour­nal de Qué­bec

« C’est in­croyable le nombre de per­sonnes qui m’abordent en me ta­qui­nant avec des re­marques du genre : vas-tu en ache­ter main­te­nant des billets, ou en­core : t’es donc ben blanc cet hi­ver... » en ré­fé­rence, bien sûr, à son per­son­nage de Denis qui a re­fu­sé le voyage dans le Sud of­fert par Fortin, son com­pa­gnon de tra­vail, qui a dé­cro­ché le gros lot.

« Quel­qu’un m’a même dit qu’il connais­sait une per­sonne qui res­sem­blait à Denis », lance en­core le co­mé­dien, en in­sis­tant sur le cô­té ras­sem­bleur de son per­son­nage, « au­quel plu­sieurs s’iden­ti­fient ou iden­ti­fient quel­qu’un ».

Marc Lar­ri­vée a même vu une dame dans un res­tau­rant lui ré­ci­ter un sketch mot à mot pen­dant qu’il man­geait... Par ailleurs, un gars lui a dit : « Toé, t’es hon­nête: t’as pas lé­ché la gueule de l’autre pour qu’il t’em­mène en voyage ».

Pour­tant, ce n’est pas tout le monde qui re­con­naît Marc Lar­ri­vée.

D’abord, dans la vraie vie, il ne porte pas de mous­tache; en­suite, dit-il en riant : « Je ne suis pas aus­si gros que j’en ai l’air. Pour avoir l’air d’un gros ta­ta, on ne m’a pas bour­ré, mais on m’a fait mettre du linge trop grand pour moi, et je porte tou­jours un chan­dail rayé à l'ho­ri­zon­tale qui me fait pa­raître en­core plus large ». « Bref, on a tout fait pour me mettre en va­leur... », lance en­core le co­mé­dien dans un grand éclat de rire.

UNE PUB DE 60 SE­CONDES

Après avoir sim­ple­ment pas­sé une au­di­tion, en oc­tobre 2007, Marc Lar­ri­vée a été re­te­nu par l’agence mont­réa­laise Sid Lee.

« Au dé­but, il était ques­tion d’une seule pub; mais de­vant la ré­ponse du pu­blic, on en a pro­duit une deuxième, et ain­si de suite jus­qu’à cinq an­nonces, dont la der­nière, d’une du­rée ex­cep­tion­nelle de 60 se­condes, a été pré­sen­tée du­rant le der­nier Bye, Bye (celle de la soi­rée cos­tu­mée chez Fortin). Les gens sui­vaient les an­nonces comme un té­lé­ro­man, en at­ten­dant tou­jours la suite des aven­tures de Denis (il n’a pas de nom de fa­mille) et de Fortin (il n’a pas de pré­nom). »

« On me de­mande sou­vent si ça va re­ve­nir, mais mal­heu­reu­se­ment, on m’a dit que la sé­rie était ter­mi­née », nous dit le co­mé­dien en nous ap­pre­nant que le sketch dans l’as­cen­seur amu­sait par­ti­cu­liè­re­ment les jeunes.

De­puis une ving­taine d’an­nées, Marc La­ri­vière a tra­vaillé dans plu­sieurs sta­tions de ra­dio, et fait de l’humour. On l’avait même dé­cou­vert sur la scène du Grand Rire, en 2000, dans une in­car­na­tion de... Jer­ry Le­wis, qui avait sou­le­vé le pu­blic !

En 1991, il avait par­ti­ci­pé à une tour­née Juste pour rire aux cô­tés no­tam­ment d’un nou­veau ve­nu du nom de Pa­trick Huard. Au­jourd’hui, il fait des voix pu­bli­ci­taires, et pour­suit ses pi­tre­ries dans d’autres pu­bli­ci­tés comme celle du quin­caillier Ca­nac-Mar­quis-Gre­nier où il fait une en­trée fra­cas­sante dans un îlot de vais­selle...

Marc Lar­ri­vée sou­haite main­te­nant se mon­trer au pu­blic sous un autre jour. Son rêve : que Luc Dionne lui confie un rôle de gang­ster dans la pro­chaine té­lé­sé­rie Omer­tà !

PHOTO LE JOUR­NAL

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