LE PA­TRO D’HIER AU­JOURD’HUI

C’EST LE 16 DÉ­CEMBRE 1909 À MON­TRÉAL, DANS LA PA­ROISSE ST GEORGES, AU COIN DES RUES BERNARD ET SAINT-UR­BAIN QU’EST NÉ LE PA­TRO­NAGE JEAN-LÉON LE PRE­VOST, AU­JOURD’HUI AP­PE­LÉ PA­TRO LE PRE­VOST. DÉ­COU­VREZ QUELQUES FAITS SAILLANTS DE SON HIS­TOIRE !

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

Le Pa­tro­nage est l’oeuvre de Père Émile Pi­ché qui l’a nom­mé ain­si en l'hon­neur du fon­da­teur de l'ordre des Re­li­gieux de Saint-Vincent-de-Paul. Il ac­cueille alors des gar­çons âgés de 7 ans jus­qu’à leur ma­riage qui dé­si­rent pro­fi­ter des ac­ti­vi­tés de loi­sir et de l’ins­truc­tion re­li­gieuse. On y sert aus­si une soupe po­pu­laire et on offre un sou­tien aux fa­milles des en­fants qui fré­quentent le centre. En 1914, le Pa­tro­nage s’ins­talle dans de nou­veaux lo­caux, rue St-Dominique. Le bâ­ti­ment est plus spa­cieux et mieux adap­té aux ac­ti­vi­tés. Ré­vo­lu­tion En 1969, il y a « ré­vo­lu­tion tran­quille ». De graves pro­blèmes fi­nan­ciers me­nacent de mettre fin à l’oeuvre. Des an­ciens se mo­bi­lisent alors et le Pa­tro­nage Jean-Léon Le Pre­vost de­vient le Pa­tro Le Pre­vost inc., or­ga­nisme sans but lu­cra­tif. Un con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion for­mé de bé­né­voles en as­su­re­ra le re­dres­se­ment fi­nan­cier. La même an­née, le Pa­tro ac­cueille les pre­mières filles qui bénéficieront d’un pro­gramme sé­pa­ré. Quoique les par­ti­ci­pants aient en­core l’obli­ga­tion de se rendre à la messe heb­do­ma­daire afin de pou­voir fré­quen­ter les ac­ti­vi­tés du Pa­tro, l’édu­ca­tion chré­tienne se mo­der­nise au moyen d’une pas­to­rale so­cia­le­ment en­ga­gée. Des sports or­ga­ni­sés au­tre­fois presque ab­sents des ter­rains et des gym­nases, tels le vol­ley-ball et le bas­ket-ball, prennent aus­si une im­por­tante di­men­sion. Le Pa­tro de Mon­tréal de­vient ra­pi­de­ment une force ma­jeure, re­con­nue pour son ex­cel­lence dans les sports au sein des autres centres de la pro­vince. Ou­ver­ture sur la réa­li­té ex-mu­ros Les an­nées 1970 se­ront une pé­riode d’ou­ver­ture sur la réa­li­té ex-mu­ros. Le Pa­tro conclu­ra aus­si la pre­mière en­tente avec la Ville de Mon­tréal et se­ra l’ins­ti­ga­trice de la fon­da­tion de la Fé­dé­ra­tion qué­bé­coise des centres com­mu­nau­taires et de loi­sir, un or­ga­nisme de re­pré­sen­ta­tion et de concer­ta­tion. Le 18 jan­vier 1977, un in­cen­die dé­truit en­tiè­re­ment le bâ­ti­ment. Dès le len­de­main, le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion est dé­jà à l’oeuvre pour dé­fi­nir un plan d’ac­tion. Le Pa­tro Le Pre­vost re­naî­tra de ses cendres au 7355, Ch­ris­tophe-Co­lomb en juin 1979. Vers une ac­tion so­ciale plus large Les an­nées 1980 et 1990 voient naître bon nombre de pro­grammes so­ciaux ou­verts sur les nou­velles réa­li­tés des gens : Ma­dame prend congé, des cours de na­ta­tion et de sau­ve­tage, une po­pote rou­lante, un Ma­ga­sin-Par­tage et beau­coup d’autres pro­grammes so­cio­com­mu­nau­taires. C’est aus­si à ce mo­ment que la ges­tion des res­sources hu­maines se mo­der­nise (ré­gime de re­traite, as­su­rances col­lec­tives et do­ta­tion). En 1996, la Ville de Mon­tréal y ouvre aus­si l’Éco-quar­tier Ville­ray, pro­gramme en­vi­ron­ne­men­tal qui est tou­jours gé­ré par le Pa­tro Le Pre­vost. Femme laïque à la di­rec­tion En 2000, à la de­mande des Re­li­gieux de Saint-Vincent-de-Paul, une femme laïque est nom­mée di­rec­trice gé­né­rale du centre. Le mil­lé­naire ap­porte aus­si son lot d’ajout de pro­grammes : mul­ti­mé­dia, ré­in­ser­tion so­cio­pro­fes­sion­nelle, centre d’ac­cès à l’in­for­ma­tique, et plus en­core. Au­jourd’hui, le Pa­tro Le Pre­vost est fré­quen­té an­nuel­le­ment par plus de 320 000 per­sonnes. Jour après jour, il pour­suit sa mis­sion d’of­frir un mi­lieu de vie d’ins­pi­ra­tion chré­tienne en vi­sant l’épa­nouis­se­ment des per­sonnes de tout âge par le biais du loi­sir, de l’ac­tion com­mu­nau­taire, de la pas­to­rale et de la for­ma­tion.

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