Prê­cheur CULTU­REL

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Be­noit Au­bin Le Jour­nal de Mon­tréal

Ce n’est pas le Cirque du So­leil, et, à 140 $ par joueur par par­tie, ce n’est cer­tai­ne­ment pas le club de ho­ckey Canadien non plus. Mais la Ligue nationale d’improvisation est une des gloires cultu­relles du Qué­bec à l’étran­ger.

Se­lon le co­mé­dien Luc Se­nay, un vé­té­ran de la LNI qui re­prend du ser­vice cette an­née, « chaque soir, dans le monde, il se joue au bas mot 10 matches d’improvisation, sur trois conti­nents. »

Le « for­mat » et les règles ori­gi­nales de la LNI (qui inau­gu­rait sa 31e sai­son à Mon­tréal cette se­maine), sont les mêmes par­tout, dans les 39 pays où elle s’est im­plan­tée, sur trois conti­nents. Et, chaque fois, quel­qu’un doit payer une re­de­vance.

Certes, en Afrique, ils n’ont pas la pa­ti­noire, l’orgue du vieux Fo­rum, et les ré­fé­rences au ho­ckey. « C’est une ré­fé­rence cultu­relle qui ne veut rien dire chez eux, mais toutes les autres règles sont les mêmes. »

Mis­sion­naire cultu­rel des temps mo­dernes, n’hé­si­tant pas à al­ler au loin pour prê- cher la bonne nou­velle, Luc Se­nay a ani­mé des ate­liers d’im­plan­ta­tion de la Ligue nationale d’improvisation au Ma­roc, en Haïti, et il re­vient tout juste du Con­go.

CATASTROPHE ES­THÉ­TIQUE

Une ex­pé­rience qui lui a bien ser­vi lors d’une say­nète : ce gros tra­pu à la peau rose et aux che­veux blancs s’est lan­cé dans une ti­rade dé­li­rante, en faux Sé­né­ga­lais, pour tan­cer son ami qui avait payé un chirurgien es­thé­tique pour noir­cir sa femme, blanche et qué­bé­coise, dans un sketch so­bre­ment in­ti­tu­lé : « Catastrophe es­thé­tique ».

PHOTO D’ARCHIVES

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.