Ab­sent de­puis dix mois, Jean-Luc Mon­grain s’ap­prête à faire son re­tour à l’avant-scène. Ani­ma­teur à LCN, blo­gueur et chro­ni­queur au Jour­nal de Mon­tréal, le jour­na­liste de­vien­dra rien de moins que la voix du pu­blic.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Da­ny Bou­chard

L’homme de 57 ans est ra­dieux. Tout juste dé­bar­qué de Ca­li­for­nie, il s’ap­prête à re­prendre le flam­beau, dans un style dif­fé­rent de ce­lui qu’il avait adop­té à TQS.

« Ça m’a fait du bien, dit-il au su­jet de son temps d’ar­rêt. En fait, j’ai pas­sé dans un sas qui me per­met de lais­ser un style pour en prendre un autre. Je n’au­rais pas pu par­tir de TQS le ven­dre­di et ar­ri­ver à LCN le lun­di. »

Jean-Luc Mon­grain ad­met s’être en­nuyé de l’in­for­ma­tion.

« J’ai en­core la flamme », souffle-t-il.

À LA BARRE DE MON­GRAIN

Chaque ma­tin de la se­maine, de 10 h à 11h30, il se­ra à la barre de Mon­grain, sur les ondes de LCN (voir autre texte).

À la dif­fé­rence de ce qu’il a pu faire au­pa­ra­vant, Jean-Luc Mon­grain n’at­ten­dra pas que les jour­na­listes lui pro­posent des su­jets d’ac­tua­li­té; c’est plu­tôt lui qui s’abreu­ve­ra des su­jets que lui four­ni­ront les ci­toyens.

« Je se­rai la porte d’en­trée du jour­na­lisme ci­toyen. Les gens vont s’adres­ser à Mon­grain », ré­pète l’ani­ma­teur.

Les gens qui au­ront des su­jets à lui pro­po­ser ou des his­toires à lui ra­con­ter pour­ront le faire via une adresse élec­tro­nique, mon­grain@ca­noe.ca.

« Je vais don­ner une âme à une adresse », illustre-t-il en sou­riant.

Avec son équipe édi­to­riale, il contac­te­ra les gens, vé­ri­fie­ra leurs his­toires, et ver­ra à en ex­po­ser les faits sur la place pu­blique.

« J’ai tou­jours été le dé­fen­seur de la veuve et de l’or­phe­lin et je n’ai pas l’in­ten­tion d’ar­rê­ter. »

Jean-Luc Mon­grain pro­met même de s’en­flam­mer un peu plus que du­rant ses der­nières an­nées à TQS.

« Mon rôle ne se­ra pas le même; à TQS, j’ani­mais un bul­le­tin de nou­velles. Là, je vais faire du com­men­taire, de l’opi­nion. Il y a des chances que je m’in­digne un peu plus », confie-t-il.

Le jour­na­liste tien­dra pa­ral­lè­le­ment un blogue.

Une fois le pro­jet té­lé bien en selle et les ou­tils du Web bien maî­tri­sés, JeanLuc Mon­grain si­gne­ra aus­si une chro­nique d’opi­nion dans Le Jour­nal de Mon­tréal, deux fois par se­maine.

« Pour moi, écrire, c’est comme sculp­ter des idées », dit ce­lui qui a été pro­prié­taire d’un heb­do à Sherbrooke ( La Nou­velle) de 1982 à 1986, et co­pro­prié­taire du ma­ga­zine Der­nière Heure du­rant un peu plus de deux ans.

LE TRAI­TE­MENT V.I.P.

Ga­gnant de 17 Mé­tros­tar, Jean-Luc Mon­grain n’a rien per­du de son éner­gie et de sa vi­gueur à dé­fendre les causes qui lui tiennent à coeur, dans le style pu­re­ment Mon­grain.

« J’ap­pelle ça le trai­te­ment V.I.P., dit-il. Pour Vé­ri­té, Im­pli­ca­tion, et Proxi­mi­té. Je vais dans le feu, je mets des bottes, et je vis l’évé­ne­ment avec les gens », dit-il.

« Mon style, c’est dire ce que je pense, au risque de me trom­per. C’est de dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Et quand j’aborde un su­jet, je le fais avec de l’igno­rance. »

PHOTO JO­CE­LYN MA­LETTE

Les gens qui au­ront des his­toires à par­ta­ger avec JeanLuc Mon­grain pour­ront le faire via une adresse élec­tro­nique : mon­grain@ca­noe.ca.

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